Les chercheurs des Ponts-et-Chaussées préparent la route « intelligente » de demain


BOUGUENAIS (Loire-Atlantique) – Le Laboratoire central des Ponts et Chaussées (LCPC), dont la principale entité se trouve à Bouguenais (sud de Nantes), prépare la « route intelligente » qui un jour dialoguera avec les véhicules la parcourant pour améliorer la sécurité routière.

L’un des projets qui pourra être intégré dans le projet plus vaste de « route de 5e génération » (la 4e génération étant les autoroutes), est le LAVIA (Limiteur s’adaptant à la vitesse autorisée), développé par le LCPC et l’INRETS (Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité) et testé avec succès dans les Yvelines.

Grâce à une base de données intégrée dans le véhicule le conducteur peut choisir de laisser le système régler son limiteur de vitesse, l’empêchant de dépasser la vitesse maximale autorisée.

« Mais on n’impose pas quelque chose au conducteur, le système peut être débrayé », explique Hélène Jacquot-Guimbal, directrice générale du LCPC.

Un autre projet, DIVAS, fait appel à des capteurs et émetteurs placés le long de la chaussée qui envoient des informations au véhicule pour l’informer de sa position exacte mais aussi lui recommander une vitesse adaptée à l’état de la route, notamment en cas de pluie ou de brouillard.

Le projet de « route intelligente » intègre aussi les recherches sur les infrastructures routières: des routes capables de s’auto-diagnostiquer ou encore équipées de capteurs capables de détecter le gel en formation à la surface du revêtement et grâce à un système de stockage d’énergie, de la diffuser afin d’empêcher le gel de se former.

Ce projet de route de 5ème génération devra concilier innovation mais aussi environnement en intégrant les recherches en cours sur des revêtements moins nocifs pour l’environnement, faciles d’entretien et utilisant des matériaux recyclés.

Mais un tel projet, surtout pour la partie intégrant la communication entre la route et le véhicule, « doit être européen dès le début, il faut qu’il puisse s’adapter sur toutes les routes européennes et à tous les véhicules », note la directrice.

Le LCPC, qui collabore déjà sur ce projet avec des laboratoires en Angleterre, en Allemagne et aux Pays-Bas, souhaite donc convaincre un maximum de partenaires européens, notamment les constructeurs automobiles.

L’étape suivante sera de passer des essais en laboratoire à des essais sur le terrain. Depuis 20 ans déjà la « route intelligente » est imaginée en laboratoire mais « s’il y a des choses que l’on sait faire sur 30 mètres, nous ne savons pas encore le faire sur 30 km », note Mme Jacquot-Guimbal.

L’objectif est donc de réaliser un démonstrateur grandeur nature où pourront être testées les technologies de la route de demain. Un démonstrateur qui pourrait trouver sa place sur le site de Bouguenais où le LCPC dispose de 150 hectares.

Les premières « routes intelligentes » pourraient voir le jour dans un délai de « 10 ou 20 ans », le revêtement de surface des chaussées, où pourraient être installés les capteurs, étant renouvelés tous les 10 ou 15 ans, note la directrice.

(©AFP / 25 septembre 2009 10h25)

Recueilli sur www.romandie.com

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