Le vélo pour soulager le budget transport et les nerfs


Comme tout le monde n’est pas véhiculé, le souci du moyen de transport  fait partie de la routine quotidienne. Cependant, monter à vélo pour se déplacer n’est pas dans les habitudes communes de la population En majorité, les étudiants et les employés modestes sont les férus de bicyclette. Andraharo, son lieu de travail est assez loin de son domicile, et s’y rendre sans sa bécane est chose difficile pour Hasina, un jeune machiniste. Quittant tôt, à 6 heures exactement son domicile à Avaradoha, il ne se lasse pas chaque matin de pédaler son vélo bleu. « En bus, il me faut changer deux fois de terminus donc payer 600 Ariary pour y arriver. Et parfois, j’arrive encore en retard à mon boulot », raconte notre interlocuteur. Travaillant dans une entreprise franche, il est bien à l’heure et n’est jamais bloqué dans les bouchons aux heures de pointe.  « Je finis vers 18 heures, en trente minutes je parcours mon trajet. Souvent les raccourcis me facilitent le chemin du retour », poursuit-il.

A tout âge

Pour les petits enfants, ce moyen de locomotion est un excellent joujou. Dans beaucoup de familles malgaches, l’âge de monter à vélo tourne parfois aux environs de 11 ans. «  Dina a eu droit à sa première bicyclette après les épreuves du CEPE. Aussi cher que notre souhait pour sa réussite à cet examen officiel, nous la lui avons offert cette année », explique la mère de la petite fille. Comme tous les enfants de son âge, le vélo se trouve en effet en tête de liste des jouets préférés. Son côté pratique n’a trompé personne jusqu’ici. L’une des raisons pour lesquelles Serge, dans la soixantaine, aime bien rouler à bicyclette à chaque fois qu’il rejoint la campagne. Ambihodratrimo n’est sans doute pas à deux pas de la ville. Mais «  pour se livrer à une heure d’exercice physique et pour tonifier les muscles », selon ses termes, il ne s’est jamais découragé à pédaler une heure durant. En moyenne, il s’y rend deux fois par mois.

Moments  fastes

Si cela fait dix ans maintenant que Rafred, 32 ans répare les vélocipèdes, c’est que son gagne pain l’affectionne. Les périodes de fête et de vacances sont ses moments fastes.  « Les pièces  qu’elles soient d’occasion ou neuves sont maintenant de plus en plus chères alors que l’effectif des tandems à réparer a considérablement diminué ces derniers temps », confie le jeune homme. Actuellement  une roue d’occasion ne coûte pas moins de 7.000 Ar et la chambre à air coûte  2.200 Ar. En moyenne, quatre clients sont venus dans la matinée devant l’atelier de Rafred. Avec le plus bas tarif  100 Ar, on peut gonfler une roue. 8.000 Ar c’est le coût d’assemblage.


Publié par The Times of Madagascar

7-10-2009| Écrit par HPR

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