Madagascar : un financement de 235 millions € manqué pour les routes


Les sanctions émanant de l’Union Européenne à l’encontre de la HAT continuent de tomber. 558 millions prévus pour le 10e FED sont suspendus.

La sanction de l’Union européenne coûte cher à Madagascar. Elle signifie la suspension définitive de plusieurs projets qui auraient dû influer directement sur le quotidien de la population. La totalité du 10e Fonds européen de développement (FED), par exemple, est suspendue. Son montant s’élève à 588 millions d’euros. Tous les décaissements relatifs aux projets liés à ce financement sont suspendus durant les 12 prochains mois. 40 % étaient destinés au transport, 30 % à l’appui budgétaire, 20 % au développement rural et les 10 % restants à la gouvernance ainsi qu’à divers projets.
Impact catastrophique
« Les mesures prudencielles appliquées dès l’arrivée au pouvoir de Andry Rajoelina ont déjà recommandé la suspension de tous les marchés relatifs au 10e FED. Logiquement, une mission d’évaluation devra venir à Madagascar pour qu’on puisse être fixé sur les changements après cette nouvelle décision », explique une source auprès de l’ambassade de l’Union européenne à Antananarivo.
Le financement européen n’est pas négligeable dans la réhabilitation des infrastructures. Les 40 % des 588 millions d’euros représentent 235 millions d’euros. Parmi les plus grands projets qui auraient dû être financés par ce fonds figure la réhabilitation de la Route nationale 13 reliant Ihosy et Tolagnaro. L’arrêt de ces travaux risque de coûter cher au régime de transition car la population riveraine attend la concrétisation de ce projet depuis le passage de l’ancien ambassadeur de l’Union européenne sur place il y a deux ans.
L’autre impact catastrophique concerne l’aide budgétaire. Les 30 % suspendus représentent 176 millions d’euros; 16 autres millions d’euros issus du 9e FED auraient dû être versés en 2009. Comme son nom l’indique, l’aide budgétaire est destinée à financer directement les projets d’investissements prévus dans la loi de finances. En 2010, 2 000 milliards d’ariary d’aide internationale étaient attendus par le ministère des Finances et du budget.
Les mesures prudencielles ont été le résultat de la fin du dialogue politique entre le gouvernement de facto à Madagascar et l’Union européenne initiée en juillet 2009. Bruxelles a jugé que la proposition de sortie de crise de la Haute autorité de la transition (HAT) et l’évolution de la situation politique ne sont pas satisfaisantes et ne garantissent pas le retour à l’ordre constitutionnel. Les interdictions de voyage dans les pays européens, ce qu’on appelle mesures ciblées, ne s’appliquent pas pour l’instant aux membres de la HAT. Mais une telle sanction a déjà été appliquée en Mauritanie et en Guinée qui avaient connu la même situation que Madagascar.

Recueillis sur Express de Madagascar

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