Mauvais état des routes : la faute à la mauvaise gouvernance du régime


Des petits trous et des plus grandes, des nids de poule, ces faits sont devenus courants aussi bien dans la Capitale que dans les périphéries et même sur les routes nationales. Ce mauvais état des routes depuis la Transition est au fait dû à une mauvaise gouvernance, bien que la source ne soit pas directe.

Le mauvais état des routes tire en partie sa source des mesures dictatoriales prises par le régime de Transition. Pour expliquer de la manière la plus simple, la fixation des prix à la pompe a engendré des difficultés auprès des compagnies pétrolières, lesquelles à leur tour n’ont pas payé leurs redevances pour les entretiens routiers. Bien entendu, les routes ne se mangent pas, si bien que le réseau routier de la Grande-Île ne compte plus aujourd’hui que 30 000 kilomètres dont le tiers seulement est praticable toute l’année. L’objectif du régime précédent était pourtant d’atteindre les chiffres des années 70 avec 50 000 kilomètres de réseaux routiers, voire les dépasser. Certains grands projets routiers ont été mis au fond du casier à l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina, tandis que d’autres travaux en cours de finition, ont été suspendus à défaut de moyens.

Pour en revenir au cas du fonds d’entretien routier, le montant des redevances impayées depuis l’année 2009 s’élève à 60 milliards d’ariary. Cette redevance est de l’ordre de 7 % sur le prix du litre de carburant. Le président du Syndicat des ingénieurs fonctionnaires en bâtiments et travaux publics exhorte le ministère des Travaux publics d’encourager les compagnies pétrolières à s’acquitter de leurs redevances. Une politique de recouvrement est même conseillée si cela s’avère nécessaire.

Le fait est pourtant qu’avec le maintien des prix à la pompe et la vente au prix plus bas que les cours internationaux, les opérateurs pétroliers ont toutes les excuses pour prétexter une difficulté ou un refus de payer. La révision à la baisse des redevances au Fonds d’entretiens routiers (FER) a déjà été évoquée par ces compagnies il y a de cela plusieurs mois. Une proposition qui a été soutenue par le groupement professionnel des gérants libres de stations-services (GPGLSS), pour permettre au régime de grignoter quelques ariary sur les prix à la pompe et de réduire les pertes enregistrées par les distributeurs. La situation actuelle s’avère encore délicate au niveau de cette définition des prix. Avec la dernière hausse de 100 à 150 ariary, les compagnies pétrolières et les stations-services ont annoncé une nouvelle hausse à venir, à moins de voir accoucher d’autres compromis de la part du régime. Loin de nous le pessimisme, sauf que l’annonce d’une baisse des subventions aux compagnies pétrolières par le régime de Transition après la dernière révision des prix laisserait plus d’un, sceptiques.

En ce qui concerne l’entretien du réseau routier, autant se résigner et attendre les prochaines compagnes électorales, ou la mise en place d’un régime plus compétent.

Source : http://www.tananews.com/2012/03/mauvais-etat-des-routes-la-faute-a-la-mauvaise-gouvernance-du-regime/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s