#Madagascar – Le marché pétrolier envoie des signaux rouges


Les négociations entre les pétroliers et le gouvernement sur la hausse ou la baisse des prix à la pompe continuent.

En attendant une issue à ce bras de fer, il faut observer que l’évolution du marché pétrolier envoie des signaux rouges en matière de croissance économique. Ce marché, un des importants indicateurs de l’état des activités économiques, recule en effet d’une année à l’autre. Si sa croissance a été de +12% en 2011, elle est prévue s’établir à +5% en 2012, soit une régression de plus de la moitié des performances réalisées l’année dernière. Et en 2013, l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) prévoit encore une hausse de seulement +4%. Cet organe de régulation du secteur pétrolier aval reconnaît « le ralentissement de la hausse du marché » pétrolier. Il avance toutefois que les supports fondamentaux de la croissance de ce marché restent présents. Il s’agit de la Jirama et des grands projets miniers. Comme quoi, si le marché pétrolier se porte bien, ce n’est pas tellement grâce aux secteurs économiques générateurs d’emplois et de richesses dont la répartition couvre relativement une population assez nombreuse. C’est surtout grâce aux facteurs cités plus haut considérés par l’OMH comme « les principaux amplificateurs de croissance du marché » pétrolier.

Or, faute de politiques économique, de formation, de renforcement des capacités des paysans, des PME et d’autres acteurs susceptibles de travailler avec les grandes entreprises, le pays ne tire pas pleinement profit de ces grands projets miniers. Il a raté ainsi la phase de construction de ces deux projets. Celle-ci devrait être pourtant l’une des phases la plus rentable pour l’économie nationale en termes d’emplois qualifiés, d’offres de produits et services aux normes… Madagascar n’a pas connu la réalisation de ce beau scénario. Pire, il risque encore de rater le coche pour les autres futurs projets de cette envergure. En attendant, le marché pétrolier est essentiellement soutenu par ces deux grands projets miniers. Outre le transport cité par l’OMH, la majorité des secteurs économiques est dans le marasme. Certes, l’OMH avance que le marché de base (celui du gasoil, du fuel oil et du gaz hors grands projets miniers) contribue de façon significative à la croissance du marché de 2012, mais la situation de l’économie n’en demeure pas moins préoccupante.

En effet, le marché pétrolier de 2012 sera en recul par rapport à 2011. Et ce sera aussi le cas en 2013. Malgré la hausse de la consommation en produits pétroliers de la Jirama et des grands projets miniers donc, l’économie nationale est morose. Et ce n’est pas nouveau. La lente évolution de la consommation pétrolière depuis la fin des années 90 en est une preuve : le seuil de 600 000 m3 de produits pétroliers consommés a été franchi en 1999 selon les données de l’OMH, et il a fallu attendre 2008 pour franchir un nouveau seuil, celui des 700 000 m3. Un nouveau seuil (800 000 m3) devrait être franchi à la fin de cette année. Malgré tout, le ralentissement de la croissance du marché est toujours d’actualité. Il faut aussi souligner que l’économie de la petite île de La Réunion consomme plus que celle de Madagascar, soit plus de 850 000 m3 de produits pétroliers en 2008.

Fanjanarivo

Mardi, 17 Juillet 2012 07:48

http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=23701:croissance-economiq

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