#Madagascar : Infrastructures : Aucune mesure de contrôle en ce qui concerne les ponts


Des contrôles systématiques et une meilleure coordination entre services pourraient éviter que les ponts s’écroulent. Car dans la plupart des cas, le non-respect du poids des marchandises transportées par les camions entraîne la rupture des ponts.

Depuis quelques mois, la hantise des ponts qui cèdent obsèdent les automobilistes. Après celui d’Ambohimangakely qui s’est écroulé suite au passage du cyclone Giovanna, et celui entre Ambilobe et Antsiranana, qui a cédé sous le poids d’un camion transportant des tonnes de marchandises, voilà qu’un autre pont s’est écroulé du côté de Manakara, dû également au passage d’un camion transportant des tonnes de marchandises. Sans être un grand ingénieur en travaux publics, l’on peut aisément comprendre que les ponts cèdent à cause du non-respect du poids réglementaire des véhicules qui l’empruntent. Car certains des ponts de Madagascar datent de 1950. Ces infrastructures sont donc vétustes et ne peuvent pas subir les poids hors normes des utilisateurs. Malgré tout, les ingénieurs qui les ont conçus à l’époque ont tout de même fait fabriquer des ponts qui résistent au temps. D’autant plus que depuis le début de la crise, plusieurs partenaires financiers ont retiré leur soutien, si bien que les fonds servant à entretenir les routes et les ponts ne suffisent plus. Les responsables se contentent donc de passer aux entretiens courants qui consistent juste à repeindre ces infrastructures routières.

Conditions. Une des conditions de reprise des financements, à part le retour à la normale de la situation politique, grâce à une élection transparente et démocratique, exigée par les bailleurs de fonds, consiste à mettre en place le contrôle de charges à l’issue. Concrètement, tous les véhicules qui passent sur un pont devront être pesés afin qu’ils respectent les charges réglementaires. Ces contrôles serviront ainsi à éviter l’écroulement des ponts à cause des charges énormes transportées par ces camions. Car, si la rénovation d’un kilomètre de route coûte un milliard d’Ar, l’on peut imaginer combien coûte la reconstruction d’un pont. Et si jusqu’ici, outre le pont d’Ambohimangakely qui a payé fort le passage du cyclone Giovanna, les ponts s’écroulent à cause des véhicules transportant des marchandises trop lourdes, une meilleure coordination devrait se faire entre les services des douanes, le ministère des Transports et celui des Travaux Publics. Pour que les véhicules qui transportent des marchandises ne dépassent pas les charges tolérées. A cause de ces ponts qui cèdent, c’est toute l’économie d’une région qui en supporte les conséquences. Le responsable, lui, ne paiera peut-être même pas les ponts cassés !

Anjara Rasoanaivo

Jeudi, 20 Septembre 2012

http://www.midi-madagasikara.mg/index.php/component/content/article/5-societe/7418-infrastructures–aucune-mesure-de-controle-en-ce-qui-concerne-les-ponts

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