#Madagascar : Gestion de la pollution marine


Au large des côtes nord-ouest de la Grande île transitent, par an, 350 millions de tonnes de pétrole transportées par des tankers. D’où un risque potentiel de pollution marine par les hydrocarbures. Madagascar doit s’y préparer et collaborer avec les pays riverains du Canal de Mozambique.

Comme chaque année, l’Organe de lutte contre l’événement de pollution marine par les hydrocarbures (OLEP) a organisé son traditionnel exercice en vue de faire face à d’éventuels déversements de produits chimiques et pétroliers à Mahajanga, les lundi 1er et mardi 2 octobre derniers. Cette fois, la gestion de pollution marine par les hydrocarbures figurait au programme. Les risques, les sources et les causes, les impacts des pollutions accidentelles, l’organisation de la lutte et le projet d’autoroute maritime étaient discutés et enseignés aux participants. En effet, 700 millions de tonnes de pétrole brut traversent annuellement aux environs des îles de l’océan Indien et 350 millions de tonnes dans le canal de Mozambique. Plus de 1 200 passages de gros pétroliers sont observés. Ce qui équivaut à plus de 250 000 tonnes. Les pétroliers de taille moyenne effectuent quant à eux 4 000 voyages par an et transportent environ 60 000 tonnes de produits. 30% du volume mondial de pétrole brut transporté par voie maritime passe dans le canal de Mozambique et à proximité de Madagascar.

Exxon Mobile est le seul à effectuer une opération off-shore dans l’exploitation du produit pétrolier, en ce moment, d’après les responsables de l’OLEP. Les risques de déversement d’hydrocarbures sont énormes pour la Grande île et dans l’océan Indien, dont l’essentiel des échanges s’effectue par voie maritime vu le vieillissement de la flotte ainsi que l’insuffisance de signalisation maritime. L’on recense 86 phares et feux, 60 accès aux ports et 22 jalonnements ainsi que 4 cardinaux. Les sources et causes de déversement d’hydrocarbures sont dues aux échouages, collisions, incendies ainsi que le mauvais état des navires. Au total, 2,35 millions de tonnes d’hydrocarbures sont déversés dans le milieu marin.

Madagascar est constitué de 5 000 km de côtes, de 253 îles et îlots, 111 120 km2 d’eaux territoriales ainsi que de 1 140 000 km2 de zones économiques environnementales ( ZEE). Le plateau continental est en cours de délimitation. La zone de responsabilité SAR est de plus de 4 millions de km2.

Répétition

Les richesses maritimes sont nombreuses. La mer est une réserve de vie, de nourriture et d’énergie. C’est également un environnement naturel précieux, un puits de découvertes et de recherches.
La santé des habitants concernés par le secteur maritime, dont la pêche, est menacée et court un danger dans le cas de déversement de produits nocifs dans la mer. Mais surtout que c’est un lieu de transport, de voyage et d’échanges. La mer constitue une source de revenu pour des milliers de Malgaches. C’est pourquoi, il est utile de la protéger. « L’objectif de cet exercice pratique consiste à créer l’automatisme au sein des équipes. Chaque année on répète les mêmes gestes. Il le faut car même pour serrer une vis, ce n’est pas très évident », a précisé Roland Rakotondrasata, directeur général et coordonateur national, de l’OLEP.

Les équipes ont répété des exercices sur le système de récupération des produits déversés. Des matériels dont la pompe à eau, les barrages et la crémaillère ont été déployés à l’occasion.
Les représentants de la Justice, les employés de la Douane, l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF), les représentants des pêcheurs, les médias, ceux du secteur tourisme, les forces de l’ordre dont les gendarmes, ainsi que le détachement de la marine nationale participent, chaque année, à cette formation. « Le détachement de la marine nationale est le partenaire privilégié de cet exercice de lutte contre la pollution marine. C’est une tâche traditionnelle de la marine nationale », a expliqué le capitaine de vaisseau Antoine de Padoue Ranaivoseheno, assistant technique.

Le cadre légal international :

– Convention OPRC : préparation, lutte et coopération contre la pollution par les hydrocarbures (1990).
– Convention OPRC-HNS : protocole sur les substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD, 2000).
– CLC 92 : responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (1992).
– Fonds 92 : Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (1992).
– Convention Bunker : responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures de soute (2001).
– Nairobi convention protocol : protocole de coopération dans la lutte contre la pollution marine dans les cas d’urgence dans la région de l’Afrique de l’Est (1996).

Vero Andrianarisoa

Mardi 09 octobre 2012

http://www.lexpressmada.com/mahajanga-madagascar/37563-gestion-de-la-pollution-marine.html

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