#Madagascar – Entretien routier : 1 000 km de routes par an sont disparus


Les ingénieurs des Travaux Publics sont contre le désengagement de l’Etat de ce service public.

L’entretien routier est un service public et non pas un secteur productif. Raison pour laquelle, les ingénieurs en Travaux Publics membres du Cercle de Réflexion et d’Evaluation au secteur du Bâtiment et Travaux Publics (BTP) sont contre le désengagement de l’Etat de l’entretien routier sur recommandations des bailleurs de fonds en 1996. « Si la Grande Ile disposait de 53 000 km de routes à l’époque de la Première République, 60% de ces routes sont praticables aujourd’hui. En effet, près de 1 000km de route par an disparaissent depuis 20 ans faute d’entretien. Les PME à qui l’on a confié les travaux via des appels d’offres, n’ont pas les moyens de se procurer du matériel performant comme le bulldozer et le compacteur et de recruter des techniciens professionnels, pour le faire », a révélé Raharinosy Pascal, ingénieur principal des Travaux Publics en retraite.

Inaccessibles. A titre d’illustration, la route de la Montagne d’Ambre reliant Anivorano et Antsiranana n’existe plus. Il en est de même pour le tronçon de route desservant Ihosy et Farafangana ainsi que les routes de l’amitié au départ de Vohémar en passant par Sambava, Antalaha et Maroantsetra pour mener vers Farafangana et Tolagnaro. « A part le problème d’entretien routier, il faut reconnaître que d’autres raisons expliquent l’impraticabilité de ces trajets. Il s’agit entre autres, du monopole de certains opérateurs ayant des activités dans ces zones et des affaires louches de certaines personnalités », a-t-il évoqué. Cet ingénieur a également témoigné que son directeur pouvait faire le tour de Madagascar avec une Peugeot 204, il y a 20 ans de cela, alors que maintenant, même avec une voiture 4×4, il y a des zones inaccessibles.

Subdivisions à redynamiser. Dans la même foulée, l’Etat n’a plus recruté des ingénieurs et des adjoints techniques en Travaux Publics pendant 20 ans. « Il ne reste plus que 800 fonctionnaires dans ce domaine contre 2 600 agents en 1996. Cependant, on a appris que 600 gendarmes et 600 enseignants seront bientôt intégrés dans la fonction publique », a déploré Rabemanantsoa Auguste, ingénieur en chef des Travaux Publics. Face à cet état de fait, ces ingénieurs en retraite suggèrent que le ministère des Travaux Publics reprenne rapidement les travaux d’entretien routier comme dans tous les autres pays ultra-libéraux telle que la France, et ce, en acquérant le matériel nécessaire et en recrutant de nouveaux techniciens. Il faut également redynamiser les 42 subdivisions des Travaux Publics réparties dans toute l’île, a-t-on conclu.

Navalona R.

Mardi, 20 Novembre 2012

http://www.midi-madagasikara.mg/index.php/component/content/article/4-economie/9184-entretien-routier–1-000-km-de-routes-par-an-sont-disparus

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