#Madagascar : « Un pays en développement est-il condamné à l’insalubrité ? « 


En se penchant sur la définition du dictionnaire, la pollution est la dégradation de l’environnement par des substances, des déchets ou des nuisances diverses. Bien qu’elle puisse avoir une origine entièrement naturelle, elle est principalement liée aux activités humaines.

Depuis des millénaires, l’Homme a appris à apprivoiser son environnement. Depuis l’invention du feu à l’avènement numérique en passant par la conquête de l’espace, le cerveau humain n’a de cesse de dépasser les limites de l’imaginable, la plupart du temps, au grand dam de mère nature. On peut distinguer les déchets au niveau industriel et ménager.

En matière de déchets ménagers, on peut citer diverses anecdotes sur le comportement de l’homme par rapport à son environnement. En une journée, combien de fois sommes-nous témoins des actes anodins d’une personne envers le monde qui l’entoure ? Jeter des sachets sur la voie publique, soulager une envie pressante dans un recoin de la rue, l’usage des canalisations comme benne à ordure, autant d’actes commis à chaque instant dans nos rues. Les conséquences de ce manque d’éducation et de politique d’assainissement sont nombreuses et affectent le quotidien de millions de citadins. Pourtant si la notion de propreté n’est pas nouvelle pour le malagasy, il en est tout autre de celle du bien commun. Il suffit de déambuler dans les quartiers de la ville pour apprécier la hauteur des dégâts. Il suffit d’aborder le sujet avec des étrangers de passage sur la Grande-île pour comprendre ce qu’ils en pensent. Mais la pollution est également sonore et il n’est pas rare d’être victime de nuisances de toutes sortes dans toutes les rues de Tana. Entre coups de klaxon, publicité tapageuse et à une certaine période, à coups de campagne électorale, nos oreilles ne sont pas à l’abri de la sérénité.

ONG Lalana a réalisé de nombreuses actions pour lutter contre la dégradation de la nature. Outre le partage des bienfaits du vétiver, la lutte contre les feux de brousse ou encore l’autonomisation des associations locales pour la protection de l’environnement, les actions gagnent à être encouragées, même à petite échelle. Les actions pour vivre dans une cité propre ne se font pas forcément à grande échelle. Nous ne récoltons que ce que l’on a semé, pour ce qui est de notre cas, combien ont planté un seul arbre de leur vie?

Anjara Ralaiarijaona

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