#Madagascar : Les routes du développement


Nul n’ignore les enjeux de la route. Les Romains ont été les premiers constructeurs de véritables routes, utilisables en tout temps par des véhicules, dont ils ont couvert leur Empire (1). A Madagascar, les premières de voies de communication routières ont été construites par l’Administration Française en avril 1898 (2). De nos jours, la manipulation du secteur pour des fins politiques n’est plus à démontrer. Les routes font toujours l’objet de propagandes électorales: ceux qui sont au pouvoir ne cessent de répéter qu’ils ne sont pas insensibles à la préoccupation quotidienne de la population dont celle qui consiste à avoir des routes praticables, ceux dans l’opposition promettent de réhabiliter tel et tel tronçon dès qu’ils auront accédé à leurs chaises. Et les électeurs, les citoyens, surtout quand ils sont particulièrement mal éduqués, acquiescent. Comme ils peuvent gober que les routes sont inutiles. En effet, ces mêmes politiciens d’argumenter quand cela leur arrange qu’il vaut mieux améliorer directement la vie de la population en augmentant leurs salaires que d’investir dans les routes. Que les routes ne sont pas « comestibles ».

Certes, construire des routes est cher, mais ne pas en construire revient encore plus cher. L’inaccessibilité a toujours été l’une des principales difficultés des différentes Régions de Madagascar. Les enfants mettent plus de deux heures pour se rendre à l’école. Il faudra marcher pendant cinq heures pour atteindre les centres de soin ou les marchés. Le commerce local est toujours au ralenti, voire inexistant. Les opportunités d’exportations et d’échanges sont inexorablement éliminées. Autant de faits qui limitent les performances socio-économiques du pays.

Madagascar paraît-il, dispose de 50 000 km de réseaux routiers. Mais le syndicat des ingénieurs fonctionnaires en Bâtiments et Travaux publics (SIFBTP) affirme que sur ces 50 000 km, 20 000 km sont devenus impraticables. Par ailleurs, le réseau routier de Madagascar figure parmi les moins développés au monde, la densité des routes revêtues ne dépasse pas 10 km par millier de km², alors qu’elle est de 100 à l’île Maurice.

Convaincus de l’importance de l’impact économique et social des routes, les partenaires techniques et financiers de la Grande Ile continuent de soutenir le peuple Malgache dans ce domaine en ces temps de crise. Citons entre autres l’appui de l’Union Européenne dans le cadre du projet « ASARA » pour réhabiliter des pistes dans les Régions Androy et Anosy ou le financement de la Banque Mondiale pour la préservation des infrastructures vitales.

De bonnes volontés pour que les infrastructures du pays soient toujours reliées. Et c’est tant mieux !

Nathalie Rasamison

In Bulletin Lalana n°3

(1) Selon l’Association pour la Connaissance des Travaux Publics http://www.planete-tp.com

(2) http://www.lalana.org

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