#Madagascar : « Handicap et mobilité »


Il est évident que les personnes ayant un handicap physique ont des difficultés en matière de déplacement. Divers types d’outils et de matériels ont été mis au point pour les aider à faciliter leur autonomie, comme la canne blanche et le fauteuil roulant pour ne citer que les plus connus.

Si la canne blanche donne la possibilité aux malvoyants de se déplacer dans plusieurs endroits, le fauteuil roulant ne permet pas aux personnes ayant un handicap physique d’accéder à bon nombre d’endroits. Il leur est par exemple impossible d’accéder aux toilettes publiques sans l’aide d’une tierce personne. Dans les pays développés, plusieurs aménagements ont été effectués pour faciliter l’accès des personnes ayant un handicap physique aux différents endroits et infrastructures publiques (toilettes, jardins et espaces verts, bus, trains, etc.). Des recherches sont menées pour faciliter la vie des personnes vivant avec un handicap.

Madagascar a ratifié la convention internationale sur les droits des personnes handicapées le 25 Septembre 2007, mais peu d’initiatives et d’efforts ont été déployés jusqu’ici pour faire valoir ces droits, bien que l’association des personnes handicapées ne cesse d’interpeller les responsables étatiques et de plaider pour leur cause. Il se peut que leur minorité joue en leur défaveur, car il est constaté que les nombreux problèmes qui minent le transport public actuellement tardent encore à trouver des solutions, bien qu’ils affectent la quasi-totalité de la population urbaine (enfants, jeunes, adultes et vieux). Les problèmes de handicapés ne sont pas priorisés.

Mais il n’y a pas que les personnes handicapées qui rencontrent des problèmes en voulant se déplacer. Les personnes âgées, les femmes enceintes, et les mères de famille avec des enfants en bas âge, ont également des difficultés pour accéder aux transports en commun, car aucun privilège ne leur est plus accordé avec le changement actuel de mentalité . En effet, il fut un temps où on les laissait entrer dans les bus en priorité car ils disposaient des places réservées, et où les enfants et les jeunes gens ont été éduqués à céder leur place à ces catégories d’usagers du transport public pour montrer à leur égard du respect. Actuellement, ces personnes doivent éviter les heures de pointe, ou à défaut, faire partie de la mêlée comme tout le monde.

Si les problèmes des personnes handicapées nécessitent des moyens financiers (dotation en matériels, aménagements et mesures d’accompagnement), ceux des personnes vulnérables – en matière de transport public – ne requièrent que de la volonté et de la discipline. Mais est-ce que la volonté de changer et d’apporter des changements existe aussi bien au niveau micro (individu), qu’au niveau méso (société) et macro (national) ?

Holy Ralimamy

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