Antananarivo, la ville qui ne rentrera jamais dans le XXIè siècle


C’est si compliqué que ça de faire comme ça ?
Encore un coup de mauvaise humeur de TNN ? Non, un constat froid et implacable : Antananarivo ne rentrera jamais dans XXIè siècle.
Ici nous ne parlerons pas de dirigeants nuls et incompétents, de babakoto ou de Foutu Land mais plutôt de fondations.
C’est très simple, et pour faire court, il n’y a pas de fondations solides à Antananarivo. Par fondations, nous pensons ici aux infrastructures primaires, à savoir les égouts, les évacuations d’eau, les canaux, les déversoirs, etc.
La réparation des routes nous rappelle le tonneau des Danaïdes, vous savez cette légende dans la mythologie grecque qui raconte la tentative de remplissage d’eau d’un tonneau percé. Et bien entendu le tonneau ne sera jamais rempli car il est percé justement.

Un cas d’école
Pour nos routes c’est pareil : elles ne seront jamais correctement réparées car dès le départ, il y a un gros problème, et nous en revenons à notre histoire de fondations. Comme le tonneau des Danaïdes, nos routes souffrent d’une grosse tare. Et contrairement au tonneau des Danaïdes, nos routes ne sont malheureusement pas percées, ce qui est dommage.
Et du coup, l’eau s’accumule sur la route, elle ne s’évacue pas. Et vous aurez beau réparer 1000 fois un trou, ce trou réapparaitra 1000 fois.
Et donc comme de bons abrutis que nous sommes, comme avec le tonneau des Danaïdes, on va donc pour la 1001ème fois tenter de reboucher ce maudit trou.
Mais bon sang, avant de reboucher ce trou, est-ce que pendant 1 seconde personne de sensé n’a la présence d’esprit de se demander : « Tiens, comment je peux faire pour que l’eau ne s’accumule pas et soit évacuée au maximum de cette zone » ?
Nous ne sommes pas des ingénieurs des BTP mais pourtant, il y a des mots clé qui nous sautent aux yeux : rainurage de la chaussée comme pour les pistes d’avion pour évacuer l’eau, construction de routes en léger devers, installation des buses, captation de l’eau, déversement dans des regards, des buses, etc.
Et bien chez nous rien de tout ça. On ramène son goudron fumant, on l’étale dans le trou, on fait passer le dameur et on s’en va. Et on pérore ensuite à la télé : « ouéé j’ai réparé les routes, je suis le meilleur, votez pour moi« .
Malheureusement cette réparation ne tiendra pas 3 mois. Aux premières gouttes de pluie, Compomac ou pas Compomac, revoila les mêmes trous encore et toujours. Les produits pour boucher les trous peuvent être de bonne voire d’excellente qualité, si l’eau n’est pas correctement évacuée de la route, elle emportera tout sur son passage c’est aussi simple que cela.
Soyez pro les gars, soyez créatif, soyez novateur et surtout soyez pragmatique pour trouver des solutions pour parvenir enfin à évacuer cette maudite flotte de la route.
Et ce avant de boucher les trous.

Source : Antananarivo, la ville qui ne rentrera jamais dans le XXIè siècle | TANANEWS

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