Rn5a – Un déplacement plein de surprises !


La différence entre la Rn5 et la Rn5a est que la première nationale relie Toamasina jusqu’à Maroantsetra, en passant donc par la route d’enfer entre Soanierana Ivongo et la capitale de l’ancienne région d’Ambatosoa appelée Maroa par les natifs du coin. La deuxième nationale, par contre, fait en principe la jonction entre Antalaha et Ambilobe en passant par Sambava et Vohémar. La Rn5a relie par conséquent deux régions du nord de Madagascar à savoir, la Sava – Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa -, et le Diana – Diégo Suarez, Ambanja, Nosy Be et Ambilobe. Et si on regarde bien la carte géographique de la Grande île, il n’y a aucune circulation routière entre Maroantsetra et Antalaha mais par contre, ces deux districts sont réunis par le parc national de Masoala, une forêt en principe protégée mais c’est surtout là-bas que les trafiquants ont puisé des milliers de tonnes de bois de rose.

Pour en revenir au sujet, on veut surtout parler de la portion de route entre Ambilobe et Vohémar. Pour atteindre le premier district cité à partir de la Capitale, il faut d’abord prendre la route nationale numéro 4 puis le numéro 6 à partir d’Ambondromamy.

Jamais bitumée
Si jusque-là, il n’y a vraiment pas de quoi s’exciter à part les pièges habituels des routes nationales de Madagascar, la galère pour les automobilistes commence à partir de Port-Bergé. Mais par rapport à ce que les voitures, les conducteurs et les passagers vont subir à partir d’Ambilobe jusqu’à Vohémar, on peut dire que la Rn6 est finalement une … autoroute. Sur cette portion de route, qui n’a jamais été bitumée, on s’enfonce facilement dans de l’eau boueuse rougeâtre jusqu’à plus de 2 mètres de profondeur, et ce, à plusieurs reprises. Longue de plus d’une centaine de kilomètres, il faut par conséquent se préparer à faire la traversée avec une grosse liasse de 10 000 ariary puisque toute aide est bien sûr payante. Selon les dires des habitués de cette route, ce sont les riverains eux-mêmes qui creusent la route pour se faire énormément d’argent !
Bref, les deux seules options qui restent pour la population et d’un, ne pas bouger du tout de la Région Sava, même en saison sèche, et par conséquent surtout pas durant la saison pluvieuse. Et de l’autre, prendre l’avion mais évidemment, la dépense sera plus conséquente !

Source : Madagascar Matin du 13 juin 2016

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