Les infrastructures peu fiables mises à nues


Le cyclone AVA a provoqué bien des dégâts dans presque toutes les parties de l’ile. Mais plus encore, la médiocrité et le faible degré de fiabilité de nos infrastructures, ont été démontré par le cyclone. Le pont Bailey de Vohiposa a été inondé puis emporté par les eaux durant la crue provoquée par les pluies lors du passage du cyclone AVA. Pour rappel, le pont Vohiposa située au PK 326+850 entre le Camp Robin et Ambohimahasoa s’est effondré au mois de septembre dernier après le passage d’une semi-remorque surchargée. Les réparations ont été effectuées grâce à l’intervention et le financement de l’Union Européenne à Madagascar et ont été achevées au mois de septembre même. Cependant, voici que moins de six mois après, le nouveau pont a été emporté et empêche à nouveau la circulation sur la route nationale 7 (RN7). Sur cette liste des infrastructures peu fiables se trouve aussi la digue de Soavina dans la capitale. Cette digue ainsi que le barrage de la rivière Sisaony avaient déjà cédé en 2015 suite à de fortes pluies et des inondations dans toute la ville d’Antananarivo. Le même schéma s’est reproduit dans la nuit du dimanche 7 janvier 2018. Plusieurs hectares de rizières se trouvent maintenant sous les eaux. Les quartiers environnant sont également inondés à cause de cette rupture de la digue. Les localités en contrebas de la rivière sont sous la menace d’inondation et certains habitants d’Itaosy ont été sommés de quitter leurs habitations hier dans la nuit. La montée du niveau des cours d’eaux dans la capitale étant prévu continuer dans les prochains jours, les responsables au niveau de la Commune de Soavina ont appelé à la prise de conscience des autorités face à cette nouvelle catastrophe. Insistant sur le fait qu’il faudrait dorénavant des réparations dans les normes et pouvant supporter les intempéries.

Profiteurs

Ces aléas ont amené certaines personnes à profiter de la situation. En effet, du côté de Soavina, les évacuations se sont monnayées jusqu’à 6 000 Ariary selon certains riverains, que ce soit pour des personnes ou pour des biens laissés dans les habitations inondées. Sur certaines portions de routes coupées par les inondations, les riverains ont également décidé d’aider les véhicules à traverser moyennant finance. A titre d’exemple, sur la RN7 au niveau d’Ampitatafika Antsirabe, il semblerait que les véhicules se font guider à travers les flots pour 10 000 Ariary. Dans certaines localités desservies par des routes nationales en très mauvais état, les transporteurs ont décidé d’observer des arrêts tandis que d’autres ont tout simplement décidé d’augmenter de deux, voire trois fois les frais de transport. Face à tout cela, les prises de responsabilités et les actions de l’Exécutif qui semble jusque-là débordé sont très attendues dans la Grande ile, autant dans les autres régions que dans la capitale. Mis à part l’acheminement de dons constitués de quelques vivres et produits de premières nécessités, la population attend des réponses qui pourront éviter un même scénario lors du prochain cyclone à venir.

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