MOBILITES PENDANT LES PERIODES DES FETES, GALERE POUR LES USAGERS !


Antananarivo est une grande agglomeration où le taux d’accroissement de la population est très elevé (4.6%) par rapport à la moyenne nationale (2.9%). L’évolution de la population entre deux périodes se présente comme suit : 1 689 000 habitants en 2001 , devenu 2 200 000 habitants en 2014 (source wikipedia).

Dans cette urbanisation galoppante, la ville doit faire face à des problèmes de congestion de trafic dû aux infrastructures routières non adaptées à la situation actuelle. En effet, les embouteillages monstres observés partout dans la ville, notamment pendant les périodes de fêtes, montrent cette incapacité des infrastructures routières à faire face aux demandes. Quand tout le monde sort pour faire ses courses avant les fêtes, et se rend visite le jour de l’an, la route, ainsi que le service de transport en commun sont saturés. Pendant cette période, on constate que le réseau routier de la ville n’est plus suffisant face aux besoins de mobilité des Malagasy. Car il faut noter qu’en sus des habitants de la ville et des ses périphéries, bon nombre de commerçants venus des quatre coins de l’île viennent se ravitailler dans la capitale pour tous types d’articles (mode et habillement, téléphonie et nouvelles technologies, articles ménagers, etc).

Les services de transport se trouvent aussi complètement désorganisés pendant les périodes des fêtes : de longues files d’attente se forment aux arrêts des bus car la circulation est bloquée par les embouteillages. Les personnes à mobilité réduite en sont les premières victimes puisqu’ils ne peuvent pas participer aux mêlées. Nombreux sont les bus qui préfèrent éviter les axes où il y a des bouchons importants. Les chauffeurs et les receveurs se mettent d’accord pour rebrousser chemin dès que possible, sans se soucier des passagers qui n’arrivent pas à leurs destinations, et de ceux qui les attendent aux terminus.

En outre, ces bousculades favorisent les vols à la tire, et l’insécurité en général. Les malfaiteurs s’attroupent près de leurs cibles, et passent à l’action aux moindres cohues.

De ces faits, pas mal des gens prefèrent rester à la maison pour se soustraire aux problèmes de mobilité. Heureusement que l’utilisation des NTIC offre une alternative : c’est un bon moyen de se communiquer même si on n’est pas en contact direct. Elle est devenue incontournable pour les jeunes qui la trouvent efficace en permettant de réduire la distance, et d’économiser du temps et même de l’argent. Les appels téléphoniques, sms, messages sur face book, sont moins couteux que le coût des transports pour se déplacer chez les proches. Il y a également la durée des trajets qui est épargnée.

Malgré tout, rien ne vaut le contact direct chez les Malagasy : c’est plus convivial et chaleureux. Il entretient la cohésion familiale, et chaque membre de la famille apprécie ce moment privilégié pour se rencontrer, pour renforcer les liens familiaux. C’est une occasion pour les femmes de palabrer, pour les hommes de boire un coup, et pour les jeunes et les enfants de se retrouver, avec des brochettes-party et divers jeux et animations.

Il n’y a pas que les transports urbains et suburbains qui profitent les usagers pendant les fêtes, les coopératives de transport national augmentent aussi leurs tarifs en cette période, et cela peut passer du simple au double. Par exemple, si le frais de transport est de 10 000ar en temps normal pour la ligne Antsirabe- Antananarivo, il devient 20 000ar pendant les vacances de noël, car il est difficile d’avoir une place disponible, et en outre, les coopératives n’acceptent plus les réservations. Cette ligne n’est pas la seule à réagir de la sorte, presque toutes les coopératives de transport adoptent ce système durant les fêtes de fin d’année.

Même en temps normal, on observe souvent de nombreux cas de transgression de cahier des charges par les transporteurs urbains. N’est-il pas temps de faire respecter les lois en vigueur pour améliorer les services de transport ? Tous les usagers de la route y trouveront leur compte : les transporteurs, les écoliers et étudiants, les travailleurs et particuliers, ainsi que les voitures légères et autres véhicules.

Durant l’accueil de la francophonie, il a été démontré qu’il est tout à fait possible de réduire considérablement l’ampleur des embouteillages dans la ville. La question se pose alors : pourquoi ne pas continuer l’effort dans ce sens ?

Razanaboaharimanana Ferdinand

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s