QUI NOUS APPROVISIONNE EN LEGUMES ?


Renforcement de la lutte contre la propagation du COVID-19 par rapport aux flux d’approvisionnement de la capitale Antananarivo en produits vivriers de base.

Action initiée par l’ONG Lalana et exécutée dans le cadre du Programme FANAINGA.

Les grandes villes dépendent absolument des communes rurales environnantes pour pouvoir se nourrir. Pour le cas de la capitale, ainsi qu’une partie des villes côtières de Madagascar, parmi ces bleds nourriciers figurent dix communes : Fieferana, Manandriana, Ambohimalaza, Masindray dans le District d’Avaradrano ; Andranovelona, Ampangabe, Anosiala, Merimandroso dans le District d’Ambohidratrimo ; Ampanefy et Soalandy dans les District d’Atsimondrano.

Du haricot vert, du  chou, de la choux fleur, diverses brèdes, des plantes aromatiques, du haricot, du brocoli, de la pomme de terre,  du concombre, de la carotte, de la tomate, de l’oignon, de l’ail mais aussi du citron, de l’orange. On aurait envie de tout acheter. Toute une armada de fruits et légumes frais qui mettent tous nos sens en éveil.  Et notre curiosité aussi d’ailleurs : d’où viennent –ils ? Effectivement, ces aliments ont bien voyagé pour être vendus loin des zones de leur production. Qui les produisent ? Quelque part, quelqu’un a bien pensé à  répondre aux attentes des consommateurs, à combiner de nombreuses techniques de production, à protéger leurs récoltes face aux aléas climatiques et aux attaques de ravageurs. Comment sont-ils arrivés là au marché ?  Car le choix du mode de transport dépend de différentes contraintes, telles que son coût ou la distance à parcourir. Mais quel que soit le mode de transport choisi, le parcours de ces aliments  est toujours complexe. Et au bout de la chaine se trouve le consommateur lambda.

Dans les 10 communes rurales  qui ravitaillent la Capitale et quelques grandes villes de Madagascar, on rencontre le plus souvent trois figures de chaine de vente : le producteur vend directement au consommateur soit  au marché soit en colportage ; le déplacement se fait le plus souvent à pied surtout durant la période de confinement. Deuxième cas,  le producteur vend au détaillant qui  ravitaille le consommateur : le producteur se déplace dans les marchés de gros en taxi bé, en charrette, en bicyclette ou à pied ; même mode de transport pour le détaillant qui se rend au marché après. Troisièmement, le producteur vend au grossiste, le détaillant  se ravitaille auprès de ce dernier qui vend après au consommateur. Le grossiste  collecte les productions à certains points de la route établis en concertation avec les producteurs. Citons par exemple le point de collecte entre Masindray et Ambohimalaza qui écoule jusqu’à un conteneur de légumes par jour pour la ville de Toamasina.  Le détaillant se déplace vers les marchés de gros urbains pour acheter aux grossistes.

La bicyclette : le moyen de transport le plus utilisé par les paysans

Des paysans producteurs très vulnérables

A bien des égards, les paysans producteurs malagasy doivent composer avec une palette de risques, bien souvent peu prise en compte dans son intégralité. Rien ne garantit qu’ils vont écouler toutes leurs marchandises. Il arrive qu’ils rentrent bredouilles tard dans le soir après une longue journée de marche sans rien vendre  ou céder  leurs légumes à moindre prix. De plus, le problème de l’insécurité s’est développé à Madagascar, notamment depuis la crise politique de 2009. En effet, les actes de délinquance et de banditisme se sont multipliés dans les campagnes, où il est souvent difficile de porter plainte. Or, personne n’assure la  sécurité physique de ces paysans quand ils partent de chez eux à 1 heure du matin pour nourrir les villes.  Et enfin mais pas le moindre, personne ne se soucie de la santé des agriculteurs. Beaucoup pensent que la campagne forme un milieu plus sain que la ville. Mais le coronavirus peut circuler partout et peut mettre en danger la vie  et les moyens d’existence de tout un chacun. Les paysans producteurs ont un fort taux de mobilité vu le nombre de déplacement qu’ils doivent effectuer tous les jours. Or, aucune mesure spécifique n’a été prise pour protéger les agriculteurs malagasy de cette pandémie jusqu’à maintenant.  Si l’on veut que les chaînes d’approvisionnement alimentaire soient  actives, il est primordial de maintenir cette maladie à distance.

ONG Lalana

Le Projet est mis en œuvre dans le cadre d’un projet GIZ qui est financé par le gouvernement fédéral et l’Union européenne.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s