La Gazette de la Grande Ile / Secteur informel : Le taxi-moto gagne du terrain dans la capitale

http://www.lagazette-dgi.com/?p=39958

Malgré les efforts déployés par les actuels dirigeants de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA), depuis leur entrée en fonction, pour assainir la capitale, le secteur informel arrive toujours à affirmer son existence. Particulièrement dans le domaine du transport, la gabegie prend actuellement de l’ampleur. Il s’agit des motocyclistes qui offrent le service de « taxi-moto », ils envahissent maintenant presque toutes les ruelles de la ville d’Antananarivo et stationnent à chaque coin de rue. Cette activité pourtant illégale commence à gagner du terrain, ces motards ne sont pas autorisés par les autorités compétentes telles que la CUA ou encore l’agence des transports terrestres (ATT)… à monnayer ce service de transport. Ils opèrent ainsi en toute clandestinité, ce qui fait développer le secteur informel dans la capitale en plus des marchands ambulants qui demeurent un véritable casse-tête pour la CUA. Tenant compte des innombrables accidents de circulation dont les scootéristes sont les principales victimes, les responsables concernés devraient prendre des mesures adéquates à leur encontre quoique leur service est parfois utile pour ceux qui en ont besoin. Pour une simple course, le tarif s’élève à partir de 2 000 Ariary et ils arrivent à faire plus de 15 courses en une journée.

Mampionona D – La Gazette de la Grande Ile

L’Express de Madagascar / Mobilité urbaine – Un projet de remplacement des anciens taxi-be en vue

https://lexpress.mg/12/03/2020/mobilite-urbaine-un-projet-de-remplacement-des-anciens-taxi-be-en-vue/

Trop de minibus, trop de propriétaires, peu d’efficacité de transport urbain. C’est le constat du ministère du Transport, de la météorologie et du tourisme à propos du transport en commun. Des solutions ont été avancées lors d’un exposé à l’Institut français de Madagascar, dans le cadre des journées d’études « Transformer une ville par et pour ses habitants », mardi. Une ligne de nouveaux véhicules est envisagée pour remplacer les taxi-be dans la ville d’Antananarivo par le ministère du Transport, de la météorologie et du tourisme avec la municipalité d’Anta­na­narivo. Ces véhicules comporteront quarante places ayant des entrées et des sorties. « Trois mille véhicules à faible capacité avec 14 à 25 places. Ces véhicules ne sont pas conçus pour le transport urbain des voyageurs. Ils sont élevés en âge et polluants. Leur fréquente défaillance technique conduit à la congestion de la voirie. L’exploitation est saturée. L’offre ne peut pas être améliorée car tout ajout de véhicules ne ferait qu’aggraver le phénomène. Le carburant représente pour eux 75% des charges d’exploitation. Le remplacement d’un ancien minibus par un autre neuf, réduit la consommation en carburant à 40% », souligne Mandresy Rakoto­arison, direction de la coopération à la commune urbaine d’Antananarivo.

Fusion

D’après Charles Rakoto­nirina, conseiller technique auprès du ministère de Transport, du tourisme et de la météorologie, la feuille de route de la réalisation du projet sera validée lors d’un forum avec la coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains et périurbains. Les participants discuteront de la société qui s’occupera de transport dans le centre-ville et la périphérie. Il précise que plusieurs composantes comptent financer le projet, mais ne peuvent pas encore être mentionnées. Les coopératives actuelles pensent qu’un tel projet mérite une discussion sérieuse, car bon nombre de projets ont été présentés, pourtant rien n’a été réalisé.

L’union des coopératives de la capitale ne refuse pas l’amélioration de transport urbain, mais exige à ce que ce soit à la portée des usagers. « Nous ne refusons pas l’amélioration de transport urbain, mais il faudrait d’abord que nous, transporteurs soient indemnisés. C’est comme les maisons qui devaient être démolies. Si l’état veut faire entrer de nouveaux véhicules dans le pays, il faut aussi penser au cas social. Car le frais de déplacement sera pas moins de 2 000 ariary avec ces nouveaux véhicules. Je pense que les opérateurs étrangers ne penseront pas au cas social, mais toujours à leurs intérêts. Pourquoi ne pas confier le projet à des opérateurs malgaches ? », affirme Jean Louis, vice-président de l’union des coopératives de transports urbains (UCTU).

Mamisoa Antonia – L’Express de Madagascar

L’express de Madagascar / Commune urbaine d’Antananarivo – La sensibilisation avant la mise en fourrière

https://lexpress.mg/13/02/2020/commune-urbaine-dantananarivo-la-sensibilisation-avant-la-mise-en-fourriere/

Mesures dissuasives. L’augmentation de l’amende pour les véhicules mis en fourrière adoptée par le conseil municipal de la commune urbaine d’Antana­narivo (CUA) a alimenté les discussions, depuis quelques jours. Une hausse substantielle à entendre les informations transmises. Dans le cadre de la clôture de la première session du conseil, hier, le maire Naina Andrian­tsitohaina a apporté des explications. « Il ne s’agit pas d’une mesure répressive et encore moins d’un moyen pour renflouer les caisses de la commune. C’est une mesure dissuasive pour faire évoluer la mentalité et pour changer les comportements et les attitudes des automobilistes », précise-t-il.

Redorer l’image de la Capitale. Tel est le mot d’ordre du maire Andriantsito­haina depuis les campagnes électorales. Héritant des séquelles de plusieurs années d’indiscipline et d’incivisme, son principal défi c’est de changer les mentalités. Les premiers effets des mesures prises pour la fluidité de la circulation sont appréciés. L’envahissement des chaussées par les marchands est visiblement atténué. Toutefois, le stationnement sauvage persiste.

Avec les centaines de milliers de véhicules à Antananarivo, il est difficile de trouver une place pour se garer le jour et encore moins la nuit. Dans certains quartiers, les trottoirs font office de parking, le jour et de garage, la nuit. D’Anka­difotsy à Anosibe, d’Anda­vamamba à Andranoma­nalina, d’Ambondrona à Namon­tana,les piétons doivent marcher sur la chaussée car les trottoir, sont accaparés, par les marchands de rue et les parkings.

Pour des raisons diverses, le montant des amendes relatives aux infractions est méconnu par les usagers de la route. Ils préfèrent « s’arranger » avec les agents verbalisateurs moyennant quelques billets dont la couleur varie selon les humeurs et le pouvoir d’achat de chacun. Ainsi, Les détracteurs de cette mesure appréhendent des abus. « Nous allons privilégier la sensibilisation et l’éducation. Par la suite, nous allons donner des avertissements. En cas de récidive, les sanctions vont tomber », rassure le maire.

Le conseil municipal a ainsi adopté le texte. Avec l’aval de la préfecture pour le contrôle de conformité, la mise en fourrière coûtera, désormais, aux automobilistes 2000 ariary par cheval, 200 000 ariary pour le frais de transport et 150 000 ariary par jour pour le gardiennage. Une lourde amende qui conduira les automobilistes à mieux se conduire.

Andry Rialintsalama – L’Express de Madagascar

Madagascar Tribune / Vers la régularisation et le contrôle des lignes suburbaines

https://www.madagascar-tribune.com/Vers-la-regularisation-et-le-controle-des-lignes-suburbaines.html

L’Agence des transports terrestres (ATT) et le ministère des Transports, du tourisme et de la Météorologie ont décidé d’améliorer le secteur du transport dans les lignes suburbaines. Hier s’est déroulée une réunion des transporteurs et des coopératives avec le ministère des Transports et l’ATT. Une commission mixte de contrôle (CMC) sera placée prochainement dans les différents itinéraires des axes suburbains pour contrôler les irrégularités et les infractions commises par les transporteurs. Les agents de police de la route assistés des contrôleurs désignés par les coopératives assureront ce contrôle.

« Après avoir piloté un test de régularité sur la ligne D (Tana-Ivato), nous avons décidé d’appliquer ce changement sur toutes les lignes suburbaines pour éviter les accidents liés à la mauvaise qualité des véhicules de transport en commun. Les lignes A, B, D, E, F, G, H, I, J sont toutes à surveiller », a expliqué le Général Jeannot Rerebaky, directeur général de l’ATT.

Ce dernier a déclaré qu’une formation des transporteurs et des coopératives sera effectuée la semaine prochaine pour faire connaître aux transporteurs et aux membres des coopératives leurs responsabilités dans le secteur du transport.

Des sanctions

« L’objectif est d’inciter les transporteurs à respecter les règlements et disciplines inscrits dans le cahier des charges. Beaucoup de transporteurs des lignes suburbaines ne respectent pas leur itinéraire en faisant des retours en chemin sans terminer leur trajet. En outre nombreux sont les véhicules en très mauvais états circulant sur les axes suburbaines et nous allons les contrôler avec l’ATT », selon Fidy Rakotoarimanana, président de l’Union des coopératives de transport suburbain (UCTS).

Après la formation des transporteurs de chaque ligne, les contrôleurs peuvent sanctionner ceux qui commettent encore des abus, selon toujours ce responsable.

« Tous dirigeants de coopératives et propriétaires de véhicules peuvent aussi être sanctionnés s’ils ne prennent pas des mesures concrètes face aux irrégularités des transporteurs. Nous avons déjà fourni à l’ATT tous les renseignements concernant les chauffeurs et les receveurs de taxis-be pour pouvoir les sanctionner en cas d’irrégularités comme les excès de vitesse, ou tous types de non-respect du cahier des charges. S’ils récidivent après avertissement, ils ne pourront pas s’affilier à d’autres coopératives », selon le président de l’UCTS.

Les types de sanction à l’encontre des transporteurs insubordonnés sont le retrait de permis de conduire ou de licence, le paiement d’amende, la mise en fourrière des véhicules, etc…

Fano Rasolo – Madagascar Tribune

Madagascar Tribune / Retour des marchands dans les rues de la capitale

https://www.madagascar-tribune.com/Retour-des-marchands-dans-les-rues-de-la-capitale.html

Le répit n’aura été que de courte durée. Etalage de marchandises ici et là, les marchands illicites sont de retour dans la rue, depuis le début de cette semaine. Après les chasses énergiques faites par les agents de police et les gendarmes, au mois de janvier, les marchands envahissent de nouveau les trottoirs de la capitale pour comme à Analakely, Anosy, à la Petite Vitesse, à Behoririka, et en d’autres lieux. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) aurait décidé d’arrêter momentanément la chasse pour se vouer à l’édification d’infrastructures appropriées où ils seront transférés.

«  Nous n’avons pas encore de mesures d’accompagnement pour solutionner le problème de ces marchands. Donc, nous sommes obligés de les laisser exercer leurs activités mais sans gêner la circulation. Les trottoirs sont partagés en deux en réservant une large place aux piétons. Par contre, nous avons déjà enlevé tous les vendeurs devant les bâtiments ministériels comme à Anosy », selon Rija Randrianarisoa, directeur des marchés au sein de la CUA.

Plusieurs kiosques enlevés

« La CUA a concédé que nous vendions sur un côté du trottoir pour laisser de la place aux piétons. Mais selon les responsables, ce n’est juste qu’une solution provisoire », selon une marchande de légumes au bord du jardin d’Anosy.

Par ailleurs, le directeur des marchés a expliqué qu’avant d’ériger des infrastructures d’accueil pour ces marchands, la CUA a procédé à leur recensement. « Nous avons recensé 700 marchands des rues entre Mahamasina et Anosy, et 160 devant les bâtiments du Tribunal et du Service des Domaines à Anosy. Nous avons transféré ces derniers sur le trottoir devant les bâtiments de la Radio nationale Malagasy (RNM)  », selon toujours ses explications.

La commune poursuivra ce dénombrement notamment dans les endroits stratégiques comme Analakely ou La Petite vitesse.

La commune a par ailleurs continué d’enlever les kiosques de fer se trouvant le long des trottoirs dont une bonne dizaine enlevée pour défaut d’autorisation ou non-renouvellement d’autorisation de vendre. «  Nous avons enlevé 2 kiosques devant l’Hôpital des enfants à Tsaralalana, 2 autres devant le parvis de l’Hôtel de Ville à Analakely, 2 à Besarety et une respectivement à Andrefan’Ambohijanahary, Alarobia, Ivandry, et Ankorondrano », selon Rija Randianarisoa.

Fano Rasolo – Madagascar Tribune