La Gazette de la Grande Ile du 20 octobre 2020 / Règlementation de la circulation : L’éternel recommencement

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L’application des règlementations en matière de circulation en général reste difficile dans la Grande Île. En ce qui concerne la capitale en particulier, de nombreux points sont encore à améliorer mais une situation constitue un réel blocage dans ce maintien de l’ordre entre les différents usagers de la voie publique. Les mauvaises habitudes reviennent à chaque fois à la fin de chaque remise à l’ordre. C’est le cas des tireurs de charrettes qui reviennent à chaque fois à leurs mauvaises habitudes après quelques mois, voire quelques semaines suivant une opération de sensibilisation. L’entêtement de certains d’entre eux est souvent à l’origine des accidents. Comme ce qui s’est produit à Manakambahiny. Un tireur de charrette a percuté un véhicule en raison d’une surcharge et à cause de la fatigue. Ce dernier s’en sort avec quelques blessures mais des dommages ont également été constatés sur le pare-brise du véhicule. Une situation qui reflète qu’on est déjà revenu à la situation d’avant. Même les horaires de circulation ne sont plus respectés par les tireurs de charrettes en ce moment. Certains continuent encore de circuler à 8 heures 30 du matin en plein embouteillage. Des comportements qui occasionnent des gênes envers les autres usagers de la voie publique. Ce ne sont pas uniquement les tireurs de charrettes qui reviennent à leurs mauvaises habitudes après quelques semaines de remise à l’ordre. On retrouve la même situation au niveau des autres transporteurs comme les conducteurs de taxibe ou encore les camionneurs. Des suivis doivent ainsi être faits sur l’application des différentes règlementations de la circulation pour éviter le désordre.

Ranaivo – La Gazette de la Grande Ile

La Gazette de la Grande Ile du 10 octobre 2020 / Formalisation des Motos Taxi : Quid des grosses boîtes ?

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Ces derniers temps, la Commune Urbaine d’Antananarivo a engagé la voie vers la formalisation de tous les services dans la capitale. Cela fait partie du projet du Maire pour rendre à la capitale sa valeur d’antan. Antananarivo est devenu la ville la plus désordonnée et la plus sale de Madagascar et figure parmi les plus sales au monde. Afin d’y remédier, la CUA se lance dans la chasse au secteur informel qui se multiplie en nombre et qui perturbe l’économie en général, mais également dans l’application des lois existantes afin de pousser ces secteurs informels à se formaliser et ainsi à contribuer au développement de la capitale. Cet engagement de la CUA a créé une polémique au sein de la population. Les anti-développement ont crié au complot sur les réseaux sociaux et se sont lancés dans un projet de déstabilisation de la CUA. Après éclaircissement du Maire, la population a compris la démarche de la CUA et a commencé à soutenir le projet d’application de la loi.

Depuis 3 jours, la CUA, en collaboration avec les forces de l’ordre, a commencé la formalisation des services de transport et de livraison sur 2 roues. Les plus nombreux d’entre eux sont les « motos taxis », qui ont connu un essor depuis le confinement. La majorité de ces services de transport à 2 roues utilisent des scooters à plus de 50cc et les conducteurs n’ont pas le permis nécessaire pour conduire ce genre d’engin. De plus, ces scooters sont achetés occasion et n’ont pas été vérifiés techniquement auprès des centres de sécurité routière ou d’autres services compétents. Si la majorité des accidents mortels à Madagascar impliquent un ou plusieurs scooters, c’est à cause de ces engins modifiés pour aller plus vite, mais qui ne possèdent pas le châssis ni le système de freinage nécessaire pour contrôler cette puissance augmentée. De plus, les adeptes de cette catégorie de 2 roues s’adonnent à des courses sauvages et à des défis de vitesse en pleine ville. Ce sont ces mêmes conducteurs qui proposent aux gens un service de transport et de livraison. Ils guettent les clients dans chaque coin de rue et leur proposent un service payant cash. En plus d’augmenter le trafic urbain, ils se mettent à travers les clients et les services de transport formels qui paient leurs impôts et contribuent au développement de la capitale.

Ces taxis 2 roues se sont permis de faire la grève devant l’Hôtel de Ville quand la CUA a pris la décision de les rendre formelles. Mais à côté, il y a les services de transport et de livraison à 2 roues qui s’autoproclament formels et qui essayent de se démarquer des autres, mais qui sont également mis dans le même panier. Ces derniers se disent formels parce qu’ils ont un bureau où toutes les affaires sont dirigées et qu’ils ont des contrats avec des entreprises. Seulement, ils proposent également le même service que ceux qui attrapent les clients dans la rue. Ils croient qu’ils sont formels car ils utilisent les réseaux sociaux pour faire leur publicité. Si la CUA veut s’engager dans cette voie, quitte à vérifier et à formaliser tous les services de transport existants, peu importe leur client, car les motos taxis dans la rue vont les prendre en exemple et ne cesseront jamais d’œuvrer dans l’ombre. Quels types de moto doivent-être utilisés pour répondre à la demande des clients, mais surtout pour respecter la sécurité de tous ? Quels types d’assurance doivent-ils posséder ? Respectent-ils les règles d’hygiène face à l’état d’urgence sanitaire ? Quels sont les papiers nécessaires pour ouvrir une boîte de service de transport et de livraison ? Notons que la régularisation de ce type de transport à moto n’existe pas encore dans la loi malgache, ce qui signifie qu’ils sont tous informels, même ceux qui possèdent un bureau et qui pensent se démarquer des autres.

T.B – La Gazette de la Grande Ile

La Gazette de la Grande Ile du 8 octobre 2020 / Manifestation des taxis-moto : La CUA persiste et poursuit la lutte

Manifestation des taxis-moto : La CUA persiste et poursuit la lutte

Suite à l’opération de la commune urbaine d’Antananarivo contre les taxis clandestins et les taxis-moto, ces derniers ont manifesté devant l’hôtel de ville hier. Pour le coup d’envoi de l’opération, la CUA a pu appréhender 35 motos et 2 taxis clandestins lesquels ont été mis en fourrière pour une durée de 10 jours. Le métier des clandestins du secteur du transport se trouve en danger car la lutte se poursuivra, atteste la CUA. « Illégal. L’activité des taxis-moto est illégale », persiste le commissaire principal de police Vigor Bemanana, directeur du Transport et de la mobilité urbaine (DTMU) au niveau de la CUA. « Toutefois, la commune est ouverte à la discussion. Par rapport à leur demande de régulariser le secteur, la décision appartient au maire. Mais je tiens à rappeler qu’il y a une semaine de cela, il a encore martelé la lutte contre les taxis-moto. Et jusqu’à nouvel ordre, la lutte continue », poursuit-il. Cette lutte tend principalement à protéger les taximen dont l’activité est autorisée et la fluidité de la circulation. « Maintenant nous avons les taxis-moto comme concurrents sans qu’ils n’aient à payer les impôts que nous payons ni l’assurance. Cela porte atteinte à notre métier vu qu’ils proposent des tarifs moins chers », regrette Jocelyn Andriamanarivo, chauffeur de taxi et membre du comité stratégique du secteur taxi (CSST) au niveau de la CUA. « Toutefois, la sécurité des passagers n’est pas assurée comme vous pouvez le voir aux infos. Il convient ainsi d’inciter les gens à participer à la lutte que nous menons, pour leur sécurité, et ne pas s’offrir leurs services », sensibilise le DTMU.

A.N. – La Gazette de la Grande Ile

Midi Madagasikara du 8 octobre 2020 / Commission stratégique secteur taxi : Chasse aux taxis-moto et aux faux taxis-ville au sein de la CUA

Chasse aux taxis-moto et aux faux taxis-ville au sein de la CUA

Après la création officielle au début du mois d’octobre de la Commission stratégique secteur taxi (CSST) au sein de la CUA, chargée d’assurer les concertations pour l’amélioration du secteur taxi ; la première opération en collaboration avec la brigade mobile ne s’est pas faite attendre. Hier, les deux entités sont parties sur terrain afin de procéder au contrôle des taxis-ville mais aussi de saisir les taxis-moto.

L’opération a eu lieu dans plusieurs quartiers du centre-ville : Ankazomanga, 67 ha, Tsarasaotra, et Ankadimbahoaka, selon ce qu’a rapporté la municipalité dans son communiqué. Une opération qui a porté ses fruits puisque plusieurs taxis-moto et taxis-ville ont été saisis par l’équipe de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Toujours selon la CSST, cette opération se poursuivra dans les prochains jours sur l’ensemble du territoire de la CUA. Notons que les taxis-moto n’ont jusqu’à présent pas obtenu l’autorisation de transporter des passagers à titre de transport en commun. Quant aux taxis-ville, bon nombre d’entre eux n’ont pas de licence et exercent illégalement. En tout cas, ceux qui ont été pris interpellés seront immédiatement sanctionnés, si l’on se fie à la publication des responsables au niveau de la CUA.

Objectifs de la mairie. Lors de la création de la Commission stratégique secteur taxi et de la brigade mobile, le maire Naina Andriantsitohaina avait fait savoir que la mise en place de ces deux entités faisait partie de ses objectifs, car elles permettront de lutter efficacement contre le non-respect de la loi et l’amélioration de la circulation dans la capitale. Rappelons que n’importe quelle remarque peut être transmise à la CSST ou à la brigade mobile par téléphone.

Les faux taxis. Face à la faible demande du marché du travail, mais aussi pour diverses raisons d’origine économique et sociale, Antananarivo a dû faire face à l’émergence de ces activités illicites – taxis-moto, faux taxis, commerces de rue, etc. – depuis plusieurs années. Aujourd’hui, les autorités souhaitent remettre de l’ordre dans la capitale, mais cette mission est loin d’être facile. Le manque de compétence d’une grande partie de la population, le faible niveau d’éducation, et les nombreuses années à vivre dans la facilité sont autant de points qui rendent compliqué le redressement de la ville des Mille. Aussi, lorsque la population est mise sous pression, les échanges deviennent vite musclés entre cette dernière et les autorités.

Anja RANDRIAMAHEFA – Midi Madagasikara

La Gazette de la Grande Ile du 3 octobre 2020 / Secteur taxi Le CSST prône l’assainissement

Secteur taxi Le CSST prône l’assainissement

Le comité stratégique du secteur taxi ou CSST au sein de la CUA voit officiellement le jour. Il s’agit d’une plateforme regroupant les acteurs dans ce secteur. C’est également la seule source officielle, affirme son porte-parole, Jeannot R. « L’objectif premier du comité est la lutte contre les taxis clandestins et les taxis-moto », insiste le commissaire principal de police Vigor Bemanana, directeur du Transport et de la mobilité urbaine (DTMU) au niveau de la commune d’Antananarivo. « Le CSST prévoit dans un avenir proche l’élaboration d’un cahier des charges pour les taxis. Cette initiative tend à lutter contre la gabegie. Il est aussi question d’assainir le secteur », explique-t-il. Associée à cette lutte, la brigade mobile est opérationnelle depuis quelques mois. Elle travaille nuit et jour contre les infractions de la circulation en général.

A.N. – La Gazette de la Grande Ile