Midi Madagasikara / Nécessité de réorganiser la circulation à Tana

http://www.midi-madagasikara.mg/vision/2020/09/17/necessite-de-reorganiser-la-circulation-a-tana/

Avec le retour à une vie normale, la capitale a retrouvé sa joyeuse pagaille. Les rues grouillent de monde et les gestes barrières sont plus ou moins bien respectés. Mais les problèmes d‘encombrement des rues et les embouteillages sont revenus avec cette sensation d’une liberté retrouvée. Antananarivo est redevenue cette ville surpeuplée où l’on a des difficultés à circuler à cause de l’étroitesse des rues et l’habitude retrouvée de ses habitants de déserter les trottoirs occupés par des voitures en stationnement. C’est maintenant au tour de la commune urbaine de remettre de l’ordre dans cette circulation devenue anarchique.

Nécessité de réorganiser la circulation à Tana

Les craintes suscitées par le Covid-19 se sont éloignées et ce sont les problèmes du quotidien qui reviennent. La mairie d’Antananarivo doit maintenant revenir à la résolution des difficultés qui empoisonnent la vie des Tananariviens. Le maire avait lors de sa campagne électorale, présenté un programme ambitieux de réformes et d’innovations pour redonner à la capitale son lustre d’antan. Le défi à relever est immense et la transformation envisagée ne peut pas se faire d’un coup de baguette magique. L’équipe de la CUA a pu se rendre compte des obstacles qu’elle rencontre sur son chemin. Mais après tout, c’est à elle de faire preuve de savoir-faire pour les contourner. Nous ne reviendrons pas sur le tollé provoqué par la démolition des box installés durant la mandature précédente sur les trottoirs de Tana. On ne sait pas si les décisions annoncées concernant les pavillons d’Analakely seront exécutées , mais leurs propriétaires n’entendent pas se laisser faire. Mais pour le moment, c’est la réorganisation de la circulation dans la capitale qui prime. Les responsables ont déjà dû certainement plancher sur ce problème. Les mesures à prendre devraient être drastiques.

Patrice RABE – Midi Madagasikara

L’Express de Madagascar du 15 août 2020 / Transport – Les taxi-bicyclette pullulent

https://lexpress.mg/15/08/2020/transport-les-taxi-bicyclette-pullulent/

Une soixantaine de bicyclettes ont été saisies par la police du cinquième arrondissement. Les propriétaires ont demandé à les récupérer, hier.

Des propriétaires de taxi-bicyclette étaient rassemblés devant le commissariat de police du cinquième arrondissement à Mahamasina, hier. Ils venaient récupérer les bicyclettes saisies, avant hier. Selon les informations fournies par le commissariat de Mahamasina, soixante trois bicyclettes ont été saisies à Ankadimbahoaka, mercredi.

La raison étant que l’usage de taxi-bicyclette est interdit. La plupart a été utilisée pour le transport de personnes. Après cette opération, les propriétaires de taxi ont organisé une manifestation au départ d’Anosibe jusqu’à Mahamasina. « On n’a pas assez d’argent pour prendre un taxi à chaque déplacement. On a constaté que lorsqu’une bicyclette est munie d’un porte bagage, elle a été embarquée immédiatement », déplore Rivo, un des propriétaires, hier.

Dans la matinée, certains ont réclamé le droit d’opérer en ce temps de crise. « Je vends des légumes à Anosibe, et c’est le seul moyen que nous avons jusqu’à présent de pouvoir assurer le transport de nos marchandises à vendre. On ne peut utiliser que ce qu’on a », explique une mère de famille venue à Mahamasina pour récupérer sa bicyclette.

Les bicyclettes leurs ont été remises dans la matinée. « Nous avons mené une action de sensibilisation auprès de ces propriétaires à propos de cette interdiction. Les bicyclettes, pour la plupart, ont été récupérées par leurs propriétaires », enchaîne notre source auprès du commissariat de Mahamasina.

Non autorisé

Depuis le début du confinement et avec l’arrêt des transports commun, un nouveau moyen de déplacement a fait son apparition dans la capitale. Que ce soit pour transporter des personnes, des marchandises pour les petits commerçants, ce moyen de transport gagne du terrain. Une course revient moins cher par rapport au taxi-ville et aux charrettes à bras qui sont particulièrement utilisés dans les périphéries comme Anosizato ou Anosibe.

Dans la Commune Urbaine d’Antananarivo, aucune disposition n’autorise le transport des personnes en deux roues, comme en taxi-moto ou encore à bicyclette. « Actuellement, le transport en taxi-moto et taxi-bicyclette n’est pas encore autorisé. Contrairement aux bus et aux taxi-ville ou encore les charrettes à bras qui travaillent à des horaires fixes », indique le commissaire principal de Police Vigor Bemana Rafenoarison, directeur des transports et de la mobilité urbaine au niveau de la Commune Urbaine d’Antananarivo.

Les contrôles continuent dans la capitale. Selon les informations, la majorité des taxi-bicyclette vient des périphéries, dont Ambohimangakely ou encore Andoharanofotsy dans les districts d’Avaradrano et Atsimondrano.

Diamondra Randriatsoa – L’Express de Madagascar

 

Midi Madagasikara / Bilan du confinement : 89 accidents de circulation en 4 mois dont 26 morts

http://www.midi-madagasikara.mg/a-la-une/2020/07/29/bilan-du-confinement-89-accidents-de-circulation-en-4-mois-dont-26-morts/

On dirait que la brigade des accidents (BAC) de la police nationale au commissariat central de Tsaralalàna a beaucoup travaillé durant les quatre mois de confinement dans la Capitale. Hier, ce service a publié le bilan de ses interventions depuis le 23 mars jusqu’au 26 juillet. Durant cette période, les statistiques font état de 89 accidents de la circulation (motos, bicyclettes, et tous véhicules confondus). Il a été dénombré que 22 étaient mortels avec 26 morts et 67 accidents corporels. Pour ces derniers, 48 conducteurs, 21 passagers, et 30 piétons ont été blessés. Représentant environ une moyenne de 22 cas par mois, ces chiffres sont impressionnants si l’on se réfère au contexte qui a prévalu durant cette période où l’on a assisté à la restriction de la circulation sur presque tous les axes de la Capitale. Les usagers de routes auraient profité de cette situation pour ne pas respecter le code de la route car, dans la plupart des cas, l’imprudence des conducteurs et le non-respect du code de la route étaient à l’origine de ces drames. Imprudence car les statistiques mettent en évidence l’existence de 27 cas d’accidents causés par la conduite en état d’ivresse et qui ont blessé quatre piétons dont deux ont succombé à leurs blessures, huit chauffards et trois passagers. Le cas de problème technique est également évoqué mais cela ne devrait pas constituer une raison valable car les services de visite technique existant dans la Capitale n’ont pas fermé leurs portes pendant cette période. Les statistiques révèlent également le cas de ces six voitures administratives accidentées. La publication de ce bilan devrait éveiller l’attention des conducteurs, ainsi que celle du grand public.

T.M. – Midi Madagasikara

Midi Madagasikara du 9 juillet 2020 / Transport : Peu de taxis acceptent la destination Andohatapenaka

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2020/07/09/transport-peu-de-taxis-acceptent-la-destination-andohatapenaka/

Les taxis doivent obligatoirement être désinfectés régulièrement. Depuis le reconfinement, lundi dernier, les véhicules assurant les services de taxi-ville doivent passer par les agents en charge de la désinfection. Hier, en particulier, les taxis étaient nombreux à devoir faire la queue à Ambohijatovo et ailleurs. Ce qui a eu pour effet de former de longues files le long des trottoirs, notamment à Ambohijatovo.

Les taxi-ville se plaignent cependant de ne pas trouver suffisamment de clients. « Même si les taxis sont les seuls transports disponibles en l’absence des taxis-be actuellement à l’arrêt, nous n’avons pas suffisamment de clients. Les gens croient que les prix sont à la hausse, or il n’en est rien, bien au contraire », se défendent les chauffeurs de taxi. Force est, cependant, de constater que la grande majorité des taxis refusent de transporter des clients dès qu’il s’agit de transporter des malades vers le village Voara Andohatapenaka, alors que le taxi est le seul moyen de transport autorisé au-delà de 14h. D’après les clients, à l’annonce de la destination Andohatapenaka, les taxis renoncent par peur de contamination.

Hanitra R. – Midi Madagasikara

Madagascar Tribune du 8 juillet 2020 / Crainte de contamination des chauffeurs de taxi

https://www.madagascar-tribune.com/Crainte-de-contamination-des-chauffeurs-de-taxi.html

Le ministre des Transports, Joël Randriamandranto, a annoncé dimanche dernier que les taxis sont les seuls moyens de transport autorisés à circuler au-delà de 14 heures pour assurer les services d’urgence et les transports des malades. Pourtant, au-delà de 14 heures, rares sont les taxis qui continuer de travailler. La majorité des chauffeurs de taxi craignent une éventuelle contagion, surtout s’ils devaient avoir à leur bord, une personne contaminée.

« Pour ne pas contaminer ma famille, je préfère rentrer tôt. Ainsi, je pourrais éviter de transporter des malades du coronavirus. Certes, ma voiture est désinfectée tous les jours mais avec la recrudescence des cas, je ne suis pas à l’abri de toute contamination même si je respecte les gestes barrières. Les malades devraient plutôt appeler l’ambulance », lance Jean-Luc, chauffeur de taxi.

« Je ne me sens pas en sécurité car je ne peux pas discerner qui est porteur du virus ou non. Si le nombre de contamination continue de monter jusqu’à vendredi, je préfère rester chez moi au lieu de prendre des risques. J’éviterai ainsi d’être contaminé et de contaminer ma femme et mes enfants », affirme un autre taximan.

La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a annoncé, hier, dans un communiqué la désinfection quotidienne obligatoire des taxi-villes. Les chauffeurs de taxi bénéficieront également de gel désinfectant et de masques. gratuits.

Fano Rsaolo – Madagascar Tribune