Une vraie patriote qui a pensé et œuvré avant tout pour le développement de Madagascar

Il y a un an, notre Présidente, Vero Razafintsalama, nous a quitté pour d’autres routes, quelque part pas si loin de nous …

L’équipe de l’ONG Lalana renouvelle ici sa reconnaissance pour la femme responsable qu’elle a été. Elle a consacré son savoir, ses compétences et sa vie au développement de Madagascar et à l’ONG Lalana grâce à son engagement citoyen sans faille. Elle a toujours su trouvé les moyens d’encourager les acteurs de développement à reconstituer et à préserver le patrimoine routier malagasy pour assurer la mobilité de la population, surtout en milieu rural.

VR et CR Analanjirofo

Entretien d’un journaliste avec Vero Razafintsalama en compagnie du Chef de Région Analanjirofo sur la RNS 5 le 18 mars 2016 (Commune Anandrivola)

Ceci n’est qu’un petit mémoire en souvenir de tout ce qui a été avec Vero Razafintsalama. La mission de l’ONG Lalana continue malgré son absence. Un an après, le temps d’un nouvel élan est venu pour l’équipe en mémoire des réalisations et des belles expériences vécues avec elle.

Jessé Randrianarisoa

Publicités

La route avance

La Route d’Intérêt Provincial 19 et la Route Nationale 7 sont dans un piteux état. Comme le sont tant d’autres routes malgaches. Sur une carte routière de 1964, la nomenclature allait de «route bitumée» à «route saisonnière», en passant par «route permanente». En cette année 2016, les routes, même nationales, peuvent avoir l’air de piste dont on peut s’inquiéter si certaines seraient encore praticables en saison des pluies. Les 70 kilomètres de la RIP 19, entre Talata-Volonondry et Ambatomanoina, se parcourent en trois à quatre heures. Sur la RN7, entre Ambositra et Alakamisy-Ambohimaha, il y a 20 kilomètres indignes d’une route nationale qui obligent les voitures à rouler au pas.
Des quatre coins de Madagascar, depuis Ambohi­mamory-Itaosy, qui a pourtant Manjakamiadana à portée de regard, jusqu’à ces innombrables «tany lavitra Andriana», éternels oubliés de l’impossible décentralisation, Betatao, Miantso, Nosy-Varika, etc., etc., les récits se ressembleraient au goulet du ministère des travaux publics: vestiges quasi-archéologiques de bitume de l’époque coloniale, pistes comme effondrées sur elles-mêmes de la hauteur d’un bon vieux «Mercedes-Benz 911», bacs improvisés et avançant par halage le long d’un câble tendu entre deux rives, radiers emportés, ponts sans tablier, etc., etc. La ruine des infrastructures routières de Madagascar offre des possibilités infinies pour les amateurs de raids en quads, buggys, motos, 4×4…
Il devient ridicule, dans ces conditions, de continuer à discourir sur d’invraisemblables «réalisations» alors que les routes sont dans un état lamentable; qu’une voie fluviale aussi formidable que le «canal des Pangalanes» perd tout son intérêt parce qu’on laisse un pont effondré entraver son cours; que le chemin de fer date de Gallieni et de ses successeurs; que le transport aérien n’est plus qu’un lointain souvenir, encore signalé par le symbole d’un petit avion sur les vieilles cartes du «réseau intérieur le plus dense du monde».
Les imbéciles qui ont voulu le «changement» de 2009 avaient osé prétendre que «les routes ne se mangeaient pas». Le bitume de la place du 13 mai est certainement impropre à toute consommation intelligente. Mais, les paysans-producteurs, qui vivent enclavés, plébisciteraient un autre billet de banque à l’effigie d’une route, d’un port ou d’un chemin de fer. Car avec le transport, s’exportent leurs produits et arrivent l’instituteur et le médecin.

Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja

Source : http://www.lexpressmada.com/blog/opinions/la-route-avance/

La route avance

Entretien routier : élaboration de la CP 16

L’entretien courant des réseaux routiers entame une nouvelle campagne. En fait, l’atelier de validation du programme d’entretien courant des routes nationales ou Convention programme pour la campagne 2016-2017 (CP 16) a commencé hier et ce durant trois jours dans les locaux de l’Institut national de l’infrastructure (Ininfra) à Alarobia. Au cours de cet atelier, les organismes rattachés (Fer, Arm, LNTPB, Ininfra, Otu) et les ingénieurs du ministère des Travaux publics présentent ses activités respectives des années 2015 et 2016 ainsi que leurs prévisions pour l’année 2017.

Les parties prenantes à cette convention programme discutent et établiront ensemble les plans d’action pour l’amélioration des activités aussi bien au niveau administratif-concernant les normes d’études et de conception d’ouvrages, qu’au niveau du suivi des chantiers. En somme, il s’agit de valider les programmes présentés.

« Notre priorité actuelle, c’est le rétablissement du trafic au niveau des axes les plus dégradés. Viennent ensuite la réhabilitation ou les reconstructions dans les autres axes », a expliqué le ministre des Travaux publics, lors de l’ouverture de cet atelier hier.

En effet, le budget devant être alloué à cette nouvelle campagne devrait être connu à l’issue de cet atelier et suivant les concertations avec le Fonds d’entretien routier (Fer). Questionné sur la situation d’encaissement des redevances d’entretien routier (Rer) venant des compagnies pétrolières, le ministre a fait savoir que, « Le ministère et les compagnies pétrolières sont en train de mettre à jour la situation d’encaissement et d’établir un nouveau planning de paiement ».

Arh.

Source : http://www.newsmada.com/2016/08/11/entretien-routier-elaboration-de-la-cp-16/

Ankadifotsy : Deux tronçons de rues devenus accessibles à sens unique

La rue d’Ankadifotsy menant de l’immeuble du CNTEMAD à son croisement avec la rue desservant la piscine de l’établissement scolaire ESCA devient accessible seulement à sens unique. Un panneau indiquant un sens interdit vient d’être installé au niveau de l’immeuble du CNTEMAD, interdisant aux automobilistes l’accès à cette rue s’ils viennent de la rue Lénine Ankadifotsy. Seuls ceux qui viennent du sens inverse, d’Ankadifotsy Befelatanana en direction de son croisement avec la rue Lénine, peuvent y circuler.

La nouvelle disposition a quelque peu surpris les automobilistes, hier, quand tôt le matin, des éléments de la police de la circulation ont interdit aux véhicules venant d’Ankaditapaka de bifurquer à droite, vers l’institut supérieur ISCAM. Les automobilistes ont ainsi été contraints de poursuivre leur chemin vers Antanimena, espérant pouvoir, cette fois, prendre l’axe se trouvant en face de l’église catholique et desservant la piscine de l’ESCA, mais là aussi, ils étaient sommés de continuer vers le jardin d’Antanimena avant de pouvoir prendre l’axe Ankorondrano ou Ambodivona.

Retour à la normale ! Visiblement, quasiment tous les automobilistes qui empruntent cette rue Lénine, à Ankadifotsy n’ont pas encore été au courant de la nouvelle interdiction d’emprunter ces deux tronçons de rues. Dès que les agents de police de la circulation ont quitté les lieux, les automobilistes ont à nouveau circulé comme il a toujours été le cas, dans ces deux rues devenues à sens unique. Manifestement, le panneau indiquant le sens interdit ne semble être valable qu’en présence des policiers chargés de le faire appliquer aux usagers des rues ! En attendant, sans doute, que ces derniers soient plus habitués à la nouvelle mesure…

Source: http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2016/06/15/ankadifotsy-deux-troncons-de-rues-devenus-accessibles-a-sens-unique/

Rn5a – Un déplacement plein de surprises !

La différence entre la Rn5 et la Rn5a est que la première nationale relie Toamasina jusqu’à Maroantsetra, en passant donc par la route d’enfer entre Soanierana Ivongo et la capitale de l’ancienne région d’Ambatosoa appelée Maroa par les natifs du coin. La deuxième nationale, par contre, fait en principe la jonction entre Antalaha et Ambilobe en passant par Sambava et Vohémar. La Rn5a relie par conséquent deux régions du nord de Madagascar à savoir, la Sava – Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa -, et le Diana – Diégo Suarez, Ambanja, Nosy Be et Ambilobe. Et si on regarde bien la carte géographique de la Grande île, il n’y a aucune circulation routière entre Maroantsetra et Antalaha mais par contre, ces deux districts sont réunis par le parc national de Masoala, une forêt en principe protégée mais c’est surtout là-bas que les trafiquants ont puisé des milliers de tonnes de bois de rose.

Pour en revenir au sujet, on veut surtout parler de la portion de route entre Ambilobe et Vohémar. Pour atteindre le premier district cité à partir de la Capitale, il faut d’abord prendre la route nationale numéro 4 puis le numéro 6 à partir d’Ambondromamy.

Jamais bitumée
Si jusque-là, il n’y a vraiment pas de quoi s’exciter à part les pièges habituels des routes nationales de Madagascar, la galère pour les automobilistes commence à partir de Port-Bergé. Mais par rapport à ce que les voitures, les conducteurs et les passagers vont subir à partir d’Ambilobe jusqu’à Vohémar, on peut dire que la Rn6 est finalement une … autoroute. Sur cette portion de route, qui n’a jamais été bitumée, on s’enfonce facilement dans de l’eau boueuse rougeâtre jusqu’à plus de 2 mètres de profondeur, et ce, à plusieurs reprises. Longue de plus d’une centaine de kilomètres, il faut par conséquent se préparer à faire la traversée avec une grosse liasse de 10 000 ariary puisque toute aide est bien sûr payante. Selon les dires des habitués de cette route, ce sont les riverains eux-mêmes qui creusent la route pour se faire énormément d’argent !
Bref, les deux seules options qui restent pour la population et d’un, ne pas bouger du tout de la Région Sava, même en saison sèche, et par conséquent surtout pas durant la saison pluvieuse. Et de l’autre, prendre l’avion mais évidemment, la dépense sera plus conséquente !

Source : Madagascar Matin du 13 juin 2016