Madagascar Tribune du 8 juillet 2020 / Crainte de contamination des chauffeurs de taxi

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Le ministre des Transports, Joël Randriamandranto, a annoncé dimanche dernier que les taxis sont les seuls moyens de transport autorisés à circuler au-delà de 14 heures pour assurer les services d’urgence et les transports des malades. Pourtant, au-delà de 14 heures, rares sont les taxis qui continuer de travailler. La majorité des chauffeurs de taxi craignent une éventuelle contagion, surtout s’ils devaient avoir à leur bord, une personne contaminée.

« Pour ne pas contaminer ma famille, je préfère rentrer tôt. Ainsi, je pourrais éviter de transporter des malades du coronavirus. Certes, ma voiture est désinfectée tous les jours mais avec la recrudescence des cas, je ne suis pas à l’abri de toute contamination même si je respecte les gestes barrières. Les malades devraient plutôt appeler l’ambulance », lance Jean-Luc, chauffeur de taxi.

« Je ne me sens pas en sécurité car je ne peux pas discerner qui est porteur du virus ou non. Si le nombre de contamination continue de monter jusqu’à vendredi, je préfère rester chez moi au lieu de prendre des risques. J’éviterai ainsi d’être contaminé et de contaminer ma femme et mes enfants », affirme un autre taximan.

La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a annoncé, hier, dans un communiqué la désinfection quotidienne obligatoire des taxi-villes. Les chauffeurs de taxi bénéficieront également de gel désinfectant et de masques. gratuits.

Fano Rsaolo – Madagascar Tribune

Madagascar Tribune du 6 juillet 2020 / Confinement : les mesures de circulation durcissent

https://www.madagascar-tribune.com/Confinement-les-mesures-de-circulation-durcissent.html

Mesures plus strictes. Aucune autorisation spéciale de circulation n’est plus valable dans la région Analamanga. Les anciennes autorisations délivrées lors du premier confinement total ne pourront plus ainsi être utilisées. Au mois 500 militaires sont déployés pour faire respecter les mesures de confinement dans les quartiers.

Les transports en commun, les bus urbains et suburbains sont interdits de circulation et seuls les taxis peuvent circuler. Les voitures particulières de transport d’employés et agents publics qui exercent des services essentiels peuvent circuler. Les occupants des voitures, limités à deux personnes par banquette, doivent toutefois se munir de pièces d’identité justifiant leur métiers. Les véhicules des particuliers qui assurent leur ravitaillement personnel seront également autorisés à circuler avant midi. Les véhicules à deux roues, moto ou vélo ne peuvent transporter qu’une seule personne.

Les taxi-villes peuvent circuler 24h/24 mais à partir de 14 heures ils ne peuvent assurer que les services d’urgence. Le transport des malades et l’achat de médicaments sont principalement considérés comme motifs de déplacement d’urgence.

Les camions transportant des marchandises sur l’axe de la route nationale numéro 2 (RN2) ne doivent avoir que deux personnes à bord, un chauffeur et son aide. Les camions circulant dans les autre axes de la région Analamanga peuvent transporter trois personnes, un chauffeur, un aide et un convoyeur. Les camions sont autorisés à circuler entre 14 heures et 20 heures, début du couvre-feu. Les dépouilles mortelles ne peuvent plus entrer et sortir de la région. L’évacuation sanitaire terrestre est autorisée si le malade est muni d’un certificat médical délivré par des médecins fonctionnaires d’Etat.

Par ailleurs, les transports aériens restent suspendus, à l’exception des vols spéciaux d’évacuation sanitaire ou de rapatriement de ressortissants étrangers, de transport de marchandises par avion cargo. Leur décollage et atterrissage doivent cependant s’effectuer avant 10 heures du matin.

Fano Rasolo – Madagascar Tribune

La Gazette de la Grande Ile / Transport : Quid du respect des mesures barrières ?

http://www.lagazette-dgi.com/?p=44828

Les taxis-be se plaignent récemment devant les mesures de confinement dans le cadre de lutte contre la propagation rapide du coronavirus. Des mesures qui ne leur permettent pas d’être rentables. Face à la situation, le président de la république a permis aux transporteurs de travailler vers 17 heures, mais en respectant les mesures barrières pour éviter la propagation du Covid-19. Néanmoins, il semble que les mesures de lutte sont oubliées par la plupart des gens. Certains transporteurs et passagers ne respectent pas en quelque sorte les gestes barrières (port de masque, utilisation de gel hydroalcoolique, distanciation sociale, etc.). L’utilisation de gel désinfectant dans les taxis-be est délaissée, bien que c’est le moindre geste pour éviter la contamination du virus. Par ailleurs, certains transporteurs laissent entrer certaines personnes qui ne portent pas de masque de protection. Sans parler de l’utilisation des strapontins. Où en est les prises de responsabilité du ministère des Transports ? On dirait que les transporteurs font leur tête, malgré le danger du Covid-19. Les sensibilisations au niveau du domaine de transport ne suffisent-elles pas pour que les transporteurs fassent ce qu’ils veulent. Bref, les autorités compétentes sont-elles conscientes du danger auquel est confrontée la population malgache ? La Covid-19 se transmet facilement dans les taxis-be, bien qu’il soit difficile de respecter la distanciation sociale. Si un individu a la Covid-19, des personnes pourront être contaminées. Si la gabegie du secteur de transport continue, la vie de plusieurs personnes sont menacées. La Covid-19 se répand déjà dans plusieurs quartiers. Il est alors impossible de maîtriser la pandémie.

Nandrianina A – La Gazette de la Grande Ile

La Gazette de la Grande Ile / Usage des transports publics : Le risque inévitable à courir tous les jours !

http://www.lagazette-dgi.com/?p=44585

Sans doute, la reprise des activités en temps partiel depuis lundi suppose que le nombre des individus qui sortiront de chez eux augmentera de plus en plus et par conséquent, les conducteurs des transports publics auront beaucoup plus de personnes à transporter que durant les dernières semaines. D’autant plus que ces derniers peuvent désormais circuler jusqu’à 19 heures, leur job devient beaucoup plus sérieux ! Face à cela, vu que la plupart des individus ne dispose pas des moyens nécessaires pour se procurer leurs propres véhicules, ils sont involontairement contraints de prendre le bus à pour aller travailler ou étudier. Cependant, même si le nombre de personnes pouvant être transportées est fixé d’avance, il est irréfutable que le nombre total des individus qui en font usage dépasse la cinquantaine en une journée. Et pourtant, ni leurs origines ni leur état de santé respectif ne peuvent être connus d’avance, que les usagers courent un très grand risque rien qu’en entrant dans un bus ! Mais que faire, s’auto confiner pour éviter cela, ou exercer leurs activités professionnelles en craignant en permanence d’être porteur du virus ?

A cet égard, les divers médias ont pu nous informer que les conducteurs des transports publics sont tenus de procéder à la désinfection de leurs véhicules ainsi que de s’investir en gels hydro alcooliques pour contribuer à la prévention contre le coronavirus. Mais font-ils réellement ces gestes et contributions minimums que l’Administration les avait confiés ? A méditer. De surcroît, on se demande si l’Etat procède vraiment au contrôle régulier de ces derniers afin de vérifier s’ils respectent ou non les mesures prises. Et cela sans compter si les usagers y accordent sincèrement de l’importance aux gestes barrières imposées, telles le lavage des mains et la distanciation de 1 mètre. Hélas, c’est le prix à payer si l’on tient à notre vie même face à une crise sanitaire !

Hariantsa R. – La Gazette de la Grande Ile

L’Express de Madagascar / Transport – Manque à gagner de cent millions ariary par mois

https://lexpress.mg/04/06/2020/transport-manque-a-gagner-de-cent-millions-ariary-par-mois/

La crise sanitaire due au Covid-19 continue de ravager différents secteurs économiques à Mahajanga Après le tourisme, le transport routier, en particulier pour les coopératives nationales et surtout pour le Transport première classe malagasy (TPCM) à Mahajanga est en train d’agoniser.

Le manque à gagner s’élève à 100 millions ariary par mois sur les chiffres d’affaires depuis le début de l’État d’urgence sanitaire, le 22 mars. Toutes les activités ont été arrêtées pour le premier transporteur de la catégorie Première classe à Mahajanga. Les bureaux sont fermés à Antananarivo, tandis qu’un service minimum est opérationnel pour les clients de Mahajanga. Les informations sont envoyées par mail uniquement.

« Depuis la fermeture de l’accès aux autres régions, en avril, les conséquences sont énormes et les dommages inestimables. Nos pertes et déficit s’élèvent à 95% par mois », déclare Éric Razafimanitra, gérant de la société de TPCM à Mahajanga.

Celle-ci a encore des échéances à honorer auprès des concessionnaires pour l’achat de véhicules. « L’État n’a pas facilité les procédures et les opérateurs ont été occultés totalement durant cette crise. Nos trente employés sont livrés à eux-mêmes », déplore le gérant. Cette période est pourtant appropriée pour le démarrage de la saison. Mais aucune chance de reprise des activités n’est en vue, face à la prolongation des mesures de confinement dans les régions touchées par le Covid-19.

Les vingt cinq coopératives inscrites dans la gare routière nationale à Aranta ont également fermé leurs guichets depuis le 22 mars. Les liaisons nationales avec Analamanga, Antsirabe, Haute-Matsiatra, Androy et Vaingandrano sont suspendues depuis longtemps.

Deux cent cinquante employés de la gare routière (guichetiers, bagagistes, chauffeurs, propriétaires de voitures, gestionnaire de la gare routière) subissent l’impact de la crise à Aranta, soit un millier de personnes qui dépendent du secteur. La société de transport Cotisse de Mahajanga et Antanana­rivo n’est pas non plus épargnée par ce préjudice. Pour atténuer les dommages, le Groupe Impérial Tobacco a remis un don de dix sacs de riz aux employés de la gare routière, par le biais du CCO Boeny.

Les protocoles sanitaires et gestes-barrières sont impératifs pour les taxis-brousse, tels le port du masque, l’utilisation du gel désinfectant pour les mains ou lavage incessant avec du savon. Les véhicules doivent être désinfectés systématiquement tandis que trois passagers sont autorisés par banquette, et une seule place est disponible à côté du conducteur.

Vero Andrianarisoa – L’Express de Madagascar