La Gazette de la Grande Ile / Transport : le MCI dénoncent le non-respect des droits des consommateurs

http://www.lagazette-dgi.com/?p=41644

On continue d’observer une hausse des frais de transports, malgré les cris des voyageurs. Les lignes régionales et nationales sont temporairement ouvertes. Les derniers départs seront observés ce jour avant 11 heures en ce qui concerne Antananarivo. Dans la Grande Ile, c’est la ville des Milles qui enregistre le plus grand nombre de porteurs du coronavirus. Ne serait-ce que pour cette raison qui bon nombre de gens cèdent à la panique, ils veulent fuir la capitale. Puis il y a eu le confinement qui suspend bon nombre d’activités qui servent de gagne-pain à de nombreux Tananariviens. Les étudiants sont également touchés par cette suspension qui pour eux touche les cours. Des milliers de Tananariviens se voient alors sans activités. Fuir la famine, fuir la pandémie… Ce n’est pas l’excuse qui leur manque et peu importe le prix, l’essentiel est de quitter Antananarivo. C’est ce qu’on observe auprès des gares routières. Effectivement, une hausse allant au-delà de 100% des frais de transport est observée dans la capitale. Mais cela est pour une fois justifiée. Certes, les véhicules en provenance des autres régions roulent à vide à défaut de passagers. Le principe étant de fuir la non-activité et le coronavirus qui sévissent à Tana. Mais pour les défenseurs des droits des consommateurs, cette situation est moins d’être légitime. Le mouvement contre l’inflation (MCI) dénonce ainsi l’absence de concertation des parties prenantes à savoir le ministère de tutelle, les coopératives et les défenseurs des droits des consommateurs. D’après Lalaina Razafindralambo, président du MCI, l’État aurait dû mettre en place les organisations nécessaires avant l’ouverture temporaire de la zone nationale. Pour le MCI, il est inconcevable que les passagers paient à ce prix là. A lui également de dénoncer la mauvaise organisation et l’absence de contrôle de la situation du côté du ministère des Transports. A part distribuer des autorisations de circuler à travers l’ATT, le ministère reste inerte.

A.N. – La Gazette de la Grande Ile

Midi Madagasikara / Gestes barrières : Trop de faux-pas dans la rue et les transports publics

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2020/04/24/gestes-barrieres-trop-de-faux-pas-dans-la-rue-et-les-transports-publics/

A partir de lundi, l’heure sera à la sanction, après une semaine d’information, de sensibilisation et de distribution des outils nécessaires à la prévention de la propagation du coronavirus : masques, gels et produits désinfectants, etc.

Les forces de l’ordre procèderont à des interpellations en cas de non-respect des mesures et gestes barrières indiqués par les autorités, à appliquer dans les transports en commun et dans les établissements scolaires, ainsi que dans la rue et dans les lieux de travail. Force est de constater que depuis la mise en place du déconfinement progressif, ces mesures sont loin d’être respectées. Hier, jour de la reprise des classes, il était difficile pour les élèves de respecter la distanciation sociale durant toute la (demi) journée. Il en est de même pour les masques, portés correctement certes, à l’entrée et durant les heures de cours en classe ; mais dès la sortie des collèges et lycées, les élèves se relâchent : les masques sont accrochés sur une oreille, ou portés sous le menton, ou alors ne couvrent que la bouche et laissent le nez à découvert, rendant le dispositif totalement inutile. De même, les contacts physiques entre copains reviennent machinalement.

Gestes à bannir. Dans les transports en commun, le laisser-aller est beaucoup plus visible. Chez les chauffeurs et receveurs de taxi-be, le masque n’est pas mis correctement, tandis que les gels désinfectants pour les mains, disponibles en début de journée, sont rapidement épuisés. Les receveurs font ainsi mine d’en donner aux usagers à l’entrée des véhicules, sans grand succès dans la mesure où le flacon est vide. Quant aux usagers, si le port du masque est beaucoup plus respecté, les gestes à bannir semblent être encore méconnus : se frotter les yeux, baisser le masque pour se gratter le nez ou le visage, ou pour répondre au téléphone, etc. Bref, l’appropriation des mesures d’hygiène et de protection contre la propagation du coronavirus n’est pas encore effective.

Pluie de sanctions ? Il reste encore le week-end pour rectifier le tir. A partir de lundi prochain, 27 avril, les sanctions tomberont. Au vu du non-respect des mesures observé durant cette semaine, une pluie de sanctions devrait tomber. Toutefois, les forces de l’ordre ne pouvant pas être présentes partout, il y a de fortes chances de voir des personnes faire mine de respecter les mesures en présence des policiers ou des gendarmes, et se relâcher dès que ces derniers ont le dos tourné.

Hanitra R. – Midi Madagasikara

Madagascar Tribune / Respect difficile des mesures sanitaires imposées dans les transports en commun

https://www.madagascar-tribune.com/Respect-difficile-des-mesures-sanitaires-imposees-dans-les-transports-en-commun.html

Après plus d’un mois d’inactivité, les transports en commun ont commencé à circuler à nouveau dans les rues de la capitale hier. Le retour progressif à la normale des activités professionnelles a été également constaté hier pour la plupart des secteurs. A cet effet, les véhicules de transport en commun ont été d’une grande aide pour les travailleurs et les élèves qui ont dû regagner leurs écoles hier. Mais le seul hic était le respect des mesures sanitaires.

Port de masque obligatoire, nombre de passagers limité ou mis à disposition de gels hydroalcooliques à l’entrée des bus, dans la plupart des cas, ces dispositions n’ont pas été respectées dans sa totalité. D’autant plus que les contrôles par les forces de l’ordre se faisaient rarement et moins rigoureusement dans la journée d’hier.

Rivo, un chauffeur d’une ligne reliant Tanjombato à Andranomena explique que c’est difficile de respecter à la lettre toutes les mesures imposées. Les passagers pressés de rentrer, ont dû mal à accepter la limitation du nombre de place dans le bus. Un receveur d’une ligne reliant Ambohibao à Analakely regrette qu’il n’y ait pas de gel désinfectant dans son véhicule.

Le pire des scénarios reste celui des minibus de 18 places en temps normal qui assurent certaines lignes de la capitale. Lors de cette reprise, ils mettent trois personnes à chaque banquette et visiblement la distanciation d’un mètre est loin d’être respectée. Mais un receveur de la ligne 184, reliant Ambanidia – Mahamasina explique qu’il ne fait qu’appliquer les dispositions indiquées par l’Agence de transport terrestre, nonobstant en effet le risque de propagation rapide par contact de la maladie.

Malgré la reprise, de nombreuses personnes ont quand même eu des difficultés à rentrer chez eux l’après-midi. Sur certains arrêts, comme à Behoririka, les voyageurs se piétinent et se bousculent pour entrer dans les bus. Les uns et les autres sont pressés de rentrer chez eux, mais à cause des mesures restrictives qui s’imposent, ils ont dû mal à entrer dans les bus qui commençaient par ailleurs à se faire rare à partir de 13h.

Mandimbisoa R. – Madagascar Tribune

Madagascar Tribune / Vers la régularisation et le contrôle des lignes suburbaines

https://www.madagascar-tribune.com/Vers-la-regularisation-et-le-controle-des-lignes-suburbaines.html

L’Agence des transports terrestres (ATT) et le ministère des Transports, du tourisme et de la Météorologie ont décidé d’améliorer le secteur du transport dans les lignes suburbaines. Hier s’est déroulée une réunion des transporteurs et des coopératives avec le ministère des Transports et l’ATT. Une commission mixte de contrôle (CMC) sera placée prochainement dans les différents itinéraires des axes suburbains pour contrôler les irrégularités et les infractions commises par les transporteurs. Les agents de police de la route assistés des contrôleurs désignés par les coopératives assureront ce contrôle.

« Après avoir piloté un test de régularité sur la ligne D (Tana-Ivato), nous avons décidé d’appliquer ce changement sur toutes les lignes suburbaines pour éviter les accidents liés à la mauvaise qualité des véhicules de transport en commun. Les lignes A, B, D, E, F, G, H, I, J sont toutes à surveiller », a expliqué le Général Jeannot Rerebaky, directeur général de l’ATT.

Ce dernier a déclaré qu’une formation des transporteurs et des coopératives sera effectuée la semaine prochaine pour faire connaître aux transporteurs et aux membres des coopératives leurs responsabilités dans le secteur du transport.

Des sanctions

« L’objectif est d’inciter les transporteurs à respecter les règlements et disciplines inscrits dans le cahier des charges. Beaucoup de transporteurs des lignes suburbaines ne respectent pas leur itinéraire en faisant des retours en chemin sans terminer leur trajet. En outre nombreux sont les véhicules en très mauvais états circulant sur les axes suburbaines et nous allons les contrôler avec l’ATT », selon Fidy Rakotoarimanana, président de l’Union des coopératives de transport suburbain (UCTS).

Après la formation des transporteurs de chaque ligne, les contrôleurs peuvent sanctionner ceux qui commettent encore des abus, selon toujours ce responsable.

« Tous dirigeants de coopératives et propriétaires de véhicules peuvent aussi être sanctionnés s’ils ne prennent pas des mesures concrètes face aux irrégularités des transporteurs. Nous avons déjà fourni à l’ATT tous les renseignements concernant les chauffeurs et les receveurs de taxis-be pour pouvoir les sanctionner en cas d’irrégularités comme les excès de vitesse, ou tous types de non-respect du cahier des charges. S’ils récidivent après avertissement, ils ne pourront pas s’affilier à d’autres coopératives », selon le président de l’UCTS.

Les types de sanction à l’encontre des transporteurs insubordonnés sont le retrait de permis de conduire ou de licence, le paiement d’amende, la mise en fourrière des véhicules, etc…

Fano Rasolo – Madagascar Tribune

Une nouvelle année, de nouveaux défis

« Dans un Madagascar développé, une réelle mobilité sera acquise pour l’ensemble de la population malgache, en particulier en milieu rural, pour leur permettre un accès permanent aux services socioéconomiques, et de participer activement au fonctionnement ainsi qu’à l’évolution du pays. »  Telle est la vision de développement formulée par les membres de l’ONG Lalana à l’horizon 2050.

Pour réaliser cette vision, un plan stratégique a été établi pour la période 2015 – 2020, dont le principal objectif est d’apporter un appui aux collectivités décentralisées à développer leur politique routière, pour que les services rendus par les routes rurales soient pérennes et inclusifs, et permettant l’amélioration de la mobilité. Pour cela, plusieurs activités sont prévues comme la formation des maîtres d’ouvrages routiers, l’appui à l’élaboration de registres routiers communaux et la programmation des travaux, l’organisation de chantiers écoles.

Nous commençons aussi en ce début d’année, plusieurs initiatives pour contribuer à l’amélioration du transport collectif dans la Capitale. Citons entre autres, un plaidoyer pour l’amélioration de la mobilité des personnes en situation de handicap et des personnes à mobilité réduite. Cette action a eu le support de l’Union européenne.

En fin de saison de pluies, une action qui consiste à renforcer les compétences en génie civil dans les bas quartiers de la Commune Urbaine d’Antananarivo sera entreprise pour la pérennisation des infrastructures. Un groupe de jeunes en situation d’abandon scolaire recevront des formations et construiront eux mêmes de petites infrastructures.  L’Ambassade des Etats-Unis nous accompagne sur cette initiative dans le cadre du Programme d’Auto Assistance.

Nous continuons cette année notre partenariat avec l’Institut Supérieur de Technologie d’Antananarivo. Les étudiants en stage à l’ONG Lalana sont initiés aux divers défis du développement.

Enfin, nous essaierons d’être plus présents sur les réseaux sociaux pour partager avec vous notre route et notre engagement pour le développement. Et pour commencer, nous vous souhaitons un très bon voyage pour les 366 jours à parcourir en 2016.

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