La Gazette de la Grande Ile / Transport : Quid du respect des mesures barrières ?

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Les taxis-be se plaignent récemment devant les mesures de confinement dans le cadre de lutte contre la propagation rapide du coronavirus. Des mesures qui ne leur permettent pas d’être rentables. Face à la situation, le président de la république a permis aux transporteurs de travailler vers 17 heures, mais en respectant les mesures barrières pour éviter la propagation du Covid-19. Néanmoins, il semble que les mesures de lutte sont oubliées par la plupart des gens. Certains transporteurs et passagers ne respectent pas en quelque sorte les gestes barrières (port de masque, utilisation de gel hydroalcoolique, distanciation sociale, etc.). L’utilisation de gel désinfectant dans les taxis-be est délaissée, bien que c’est le moindre geste pour éviter la contamination du virus. Par ailleurs, certains transporteurs laissent entrer certaines personnes qui ne portent pas de masque de protection. Sans parler de l’utilisation des strapontins. Où en est les prises de responsabilité du ministère des Transports ? On dirait que les transporteurs font leur tête, malgré le danger du Covid-19. Les sensibilisations au niveau du domaine de transport ne suffisent-elles pas pour que les transporteurs fassent ce qu’ils veulent. Bref, les autorités compétentes sont-elles conscientes du danger auquel est confrontée la population malgache ? La Covid-19 se transmet facilement dans les taxis-be, bien qu’il soit difficile de respecter la distanciation sociale. Si un individu a la Covid-19, des personnes pourront être contaminées. Si la gabegie du secteur de transport continue, la vie de plusieurs personnes sont menacées. La Covid-19 se répand déjà dans plusieurs quartiers. Il est alors impossible de maîtriser la pandémie.

Nandrianina A – La Gazette de la Grande Ile

La Gazette de la Grande Ile / Usage des transports publics : Le risque inévitable à courir tous les jours !

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Sans doute, la reprise des activités en temps partiel depuis lundi suppose que le nombre des individus qui sortiront de chez eux augmentera de plus en plus et par conséquent, les conducteurs des transports publics auront beaucoup plus de personnes à transporter que durant les dernières semaines. D’autant plus que ces derniers peuvent désormais circuler jusqu’à 19 heures, leur job devient beaucoup plus sérieux ! Face à cela, vu que la plupart des individus ne dispose pas des moyens nécessaires pour se procurer leurs propres véhicules, ils sont involontairement contraints de prendre le bus à pour aller travailler ou étudier. Cependant, même si le nombre de personnes pouvant être transportées est fixé d’avance, il est irréfutable que le nombre total des individus qui en font usage dépasse la cinquantaine en une journée. Et pourtant, ni leurs origines ni leur état de santé respectif ne peuvent être connus d’avance, que les usagers courent un très grand risque rien qu’en entrant dans un bus ! Mais que faire, s’auto confiner pour éviter cela, ou exercer leurs activités professionnelles en craignant en permanence d’être porteur du virus ?

A cet égard, les divers médias ont pu nous informer que les conducteurs des transports publics sont tenus de procéder à la désinfection de leurs véhicules ainsi que de s’investir en gels hydro alcooliques pour contribuer à la prévention contre le coronavirus. Mais font-ils réellement ces gestes et contributions minimums que l’Administration les avait confiés ? A méditer. De surcroît, on se demande si l’Etat procède vraiment au contrôle régulier de ces derniers afin de vérifier s’ils respectent ou non les mesures prises. Et cela sans compter si les usagers y accordent sincèrement de l’importance aux gestes barrières imposées, telles le lavage des mains et la distanciation de 1 mètre. Hélas, c’est le prix à payer si l’on tient à notre vie même face à une crise sanitaire !

Hariantsa R. – La Gazette de la Grande Ile

La Gazette de la Grande Ile / Transport : le MCI dénoncent le non-respect des droits des consommateurs

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On continue d’observer une hausse des frais de transports, malgré les cris des voyageurs. Les lignes régionales et nationales sont temporairement ouvertes. Les derniers départs seront observés ce jour avant 11 heures en ce qui concerne Antananarivo. Dans la Grande Ile, c’est la ville des Milles qui enregistre le plus grand nombre de porteurs du coronavirus. Ne serait-ce que pour cette raison qui bon nombre de gens cèdent à la panique, ils veulent fuir la capitale. Puis il y a eu le confinement qui suspend bon nombre d’activités qui servent de gagne-pain à de nombreux Tananariviens. Les étudiants sont également touchés par cette suspension qui pour eux touche les cours. Des milliers de Tananariviens se voient alors sans activités. Fuir la famine, fuir la pandémie… Ce n’est pas l’excuse qui leur manque et peu importe le prix, l’essentiel est de quitter Antananarivo. C’est ce qu’on observe auprès des gares routières. Effectivement, une hausse allant au-delà de 100% des frais de transport est observée dans la capitale. Mais cela est pour une fois justifiée. Certes, les véhicules en provenance des autres régions roulent à vide à défaut de passagers. Le principe étant de fuir la non-activité et le coronavirus qui sévissent à Tana. Mais pour les défenseurs des droits des consommateurs, cette situation est moins d’être légitime. Le mouvement contre l’inflation (MCI) dénonce ainsi l’absence de concertation des parties prenantes à savoir le ministère de tutelle, les coopératives et les défenseurs des droits des consommateurs. D’après Lalaina Razafindralambo, président du MCI, l’État aurait dû mettre en place les organisations nécessaires avant l’ouverture temporaire de la zone nationale. Pour le MCI, il est inconcevable que les passagers paient à ce prix là. A lui également de dénoncer la mauvaise organisation et l’absence de contrôle de la situation du côté du ministère des Transports. A part distribuer des autorisations de circuler à travers l’ATT, le ministère reste inerte.

A.N. – La Gazette de la Grande Ile

Midi Madagasikara / Gestes barrières : Trop de faux-pas dans la rue et les transports publics

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2020/04/24/gestes-barrieres-trop-de-faux-pas-dans-la-rue-et-les-transports-publics/

A partir de lundi, l’heure sera à la sanction, après une semaine d’information, de sensibilisation et de distribution des outils nécessaires à la prévention de la propagation du coronavirus : masques, gels et produits désinfectants, etc.

Les forces de l’ordre procèderont à des interpellations en cas de non-respect des mesures et gestes barrières indiqués par les autorités, à appliquer dans les transports en commun et dans les établissements scolaires, ainsi que dans la rue et dans les lieux de travail. Force est de constater que depuis la mise en place du déconfinement progressif, ces mesures sont loin d’être respectées. Hier, jour de la reprise des classes, il était difficile pour les élèves de respecter la distanciation sociale durant toute la (demi) journée. Il en est de même pour les masques, portés correctement certes, à l’entrée et durant les heures de cours en classe ; mais dès la sortie des collèges et lycées, les élèves se relâchent : les masques sont accrochés sur une oreille, ou portés sous le menton, ou alors ne couvrent que la bouche et laissent le nez à découvert, rendant le dispositif totalement inutile. De même, les contacts physiques entre copains reviennent machinalement.

Gestes à bannir. Dans les transports en commun, le laisser-aller est beaucoup plus visible. Chez les chauffeurs et receveurs de taxi-be, le masque n’est pas mis correctement, tandis que les gels désinfectants pour les mains, disponibles en début de journée, sont rapidement épuisés. Les receveurs font ainsi mine d’en donner aux usagers à l’entrée des véhicules, sans grand succès dans la mesure où le flacon est vide. Quant aux usagers, si le port du masque est beaucoup plus respecté, les gestes à bannir semblent être encore méconnus : se frotter les yeux, baisser le masque pour se gratter le nez ou le visage, ou pour répondre au téléphone, etc. Bref, l’appropriation des mesures d’hygiène et de protection contre la propagation du coronavirus n’est pas encore effective.

Pluie de sanctions ? Il reste encore le week-end pour rectifier le tir. A partir de lundi prochain, 27 avril, les sanctions tomberont. Au vu du non-respect des mesures observé durant cette semaine, une pluie de sanctions devrait tomber. Toutefois, les forces de l’ordre ne pouvant pas être présentes partout, il y a de fortes chances de voir des personnes faire mine de respecter les mesures en présence des policiers ou des gendarmes, et se relâcher dès que ces derniers ont le dos tourné.

Hanitra R. – Midi Madagasikara

Madagascar Tribune / Respect difficile des mesures sanitaires imposées dans les transports en commun

https://www.madagascar-tribune.com/Respect-difficile-des-mesures-sanitaires-imposees-dans-les-transports-en-commun.html

Après plus d’un mois d’inactivité, les transports en commun ont commencé à circuler à nouveau dans les rues de la capitale hier. Le retour progressif à la normale des activités professionnelles a été également constaté hier pour la plupart des secteurs. A cet effet, les véhicules de transport en commun ont été d’une grande aide pour les travailleurs et les élèves qui ont dû regagner leurs écoles hier. Mais le seul hic était le respect des mesures sanitaires.

Port de masque obligatoire, nombre de passagers limité ou mis à disposition de gels hydroalcooliques à l’entrée des bus, dans la plupart des cas, ces dispositions n’ont pas été respectées dans sa totalité. D’autant plus que les contrôles par les forces de l’ordre se faisaient rarement et moins rigoureusement dans la journée d’hier.

Rivo, un chauffeur d’une ligne reliant Tanjombato à Andranomena explique que c’est difficile de respecter à la lettre toutes les mesures imposées. Les passagers pressés de rentrer, ont dû mal à accepter la limitation du nombre de place dans le bus. Un receveur d’une ligne reliant Ambohibao à Analakely regrette qu’il n’y ait pas de gel désinfectant dans son véhicule.

Le pire des scénarios reste celui des minibus de 18 places en temps normal qui assurent certaines lignes de la capitale. Lors de cette reprise, ils mettent trois personnes à chaque banquette et visiblement la distanciation d’un mètre est loin d’être respectée. Mais un receveur de la ligne 184, reliant Ambanidia – Mahamasina explique qu’il ne fait qu’appliquer les dispositions indiquées par l’Agence de transport terrestre, nonobstant en effet le risque de propagation rapide par contact de la maladie.

Malgré la reprise, de nombreuses personnes ont quand même eu des difficultés à rentrer chez eux l’après-midi. Sur certains arrêts, comme à Behoririka, les voyageurs se piétinent et se bousculent pour entrer dans les bus. Les uns et les autres sont pressés de rentrer chez eux, mais à cause des mesures restrictives qui s’imposent, ils ont dû mal à entrer dans les bus qui commençaient par ailleurs à se faire rare à partir de 13h.

Mandimbisoa R. – Madagascar Tribune