Midi Madagasikara / Filière Or blanc : « Au moins 50% de la production laitière est jetée chaque jour » dénonce Haingotiana Razafindrainibe, PCA de MDB

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L’Or blanc ne trouve plus preneur alors que c’est un des éléments nutritifs indispensables permettant d’augmenter le système immunitaire des Malgaches pour faire face au coronavirus. 

Cette filière porteuse est en danger depuis l’apparition du COVID-19 à Madagascar.  Actuellement, « au moins 50% de la production laitière est jetée chaque jour dans les régions à forte potentialité comme Analamanga, l’Itasy et le Vakinankaratra. Les éleveurs de vaches laitières se plaignent ainsi car la plupart des collecteurs ou transformateurs ne viennent plus prendre leur production. Certains viennent quand même, mais tous les deux jours tout en réduisant les quantités », a dénoncé Haingotiana Razafindrainibe, le président du conseil d’administration du Malagasy Dairy Board (MDB), une plateforme regroupant tous les acteurs opérant dans les chaînes de valeur de la filière Or blanc à Madagascar.

Soutien de l’Etat. Pour le cas de Mahitsy, entre autres, bon nombre d’éleveurs qui marchent à pied sur un trajet de 20 km sont obligés d’étaler leur lait mis en bouteille en plastique au bord de la route nationale, en le vendant à un prix dérisoire, soit 1 000 ariary le litre et demi de lait. En temps normal, le litre de lait s’achète en moyenne à 1 600 ariary. En effet, « il s’agit d’une question de survie étant donné que nous ne pouvons pas acheter de quoi manger si nous n’arrivons pas à vendre du lait tous les jours », déplorent-ils. Certains éleveurs effectuent du porte-à-porte pour pouvoir écouler leur production. « A part l’autoconsommation, la production laitière invendue est tout de suite jetée, surtout celle qui est issue de la traite des vaches dans l’après-midi. En fait, les éleveurs encadrés par le MDB se professionnalisent. Ils peuvent traire leurs vaches deux fois par jour. C’est pourquoi l’Etat doit leur venir en aide afin qu’ils puissent bénéficier d’appuis techniques et financiers pour se lancer dans la transformation laitière. Ces éleveurs doivent en même temps acheter des provendes pour assurer l’alimentation régulière de leur bétail. Sans le soutien de l’Etat, ils n’auront pas les moyens de relancer cette filière après cette crise sanitaire », a indiqué le PCA de MDB

.En outre, d’autres opérateurs qui assurent la collecte de lait pour ravitailler le marché de la capitale grognent concernant le transport de ce produit. « En dépit de l’annonce faite par les autorités compétentes sur la chaîne nationale, affirmant que tout véhicule transportant des produits alimentaires destinés au marché de la capitale peut circuler librement, les éléments des forces de l’ordre postés aux barrages à l’entrée de la Ville des Mille imposent une autre loi. A chaque barrage sur l’axe de Mahitsy, entre autres, ils disent qu’il faut encore attendre les consignes de leur supérieur. Et ce n’est qu’après plus de deux heures d’attente qu’ils nous laissent partir, alors que le lait est un produit facilement périssable. Nous n’avons également plus assez de temps pour écouler nos stocks car les points de vente doivent être fermés avant midi. Et c’est une grosse perte, puisqu’elle représente 75% de notre production collectée dans la journée », a soulevé un opérateur.

Une entreprise fermée. Force est pourtant de reconnaître que la demande des consommateurs finaux est en hausse, surtout depuis l’apparition du coronavirus à Madagascar. « Mais nous n’arrivons pas à la satisfaire puisqu’on ne peut vendre que le matin jusqu’à 12 heures, en plus des problèmes de transport. Du coup, nous ne vendons plus que 300 litres au lieu de 700 litres par jour avant les mesures de confinement », témoigne un autre opérateur de la filière lait. Dans la région Vakinankaratra, « des coopératives transformatrices ont carrément réduit leur commande auprès des éleveurs, passant de 1 000 litres à 600 litres par jour. Une entreprise de transformation de lait appartenant à un étranger a été fermée à cause de cette épidémie. Le propriétaire a déjà quitté le pays. Et à Betafo, les éleveurs se plaignent également car plus aucun collecteur ne s’y rend actuellement. C’est dû en partie à la peur du coronavirus. L’Etat doit ainsi prendre des mesures d’accompagnement, sinon les acteurs de cette filière Or blanc risquent de disparaître », a fait savoir le PCA de MDB.

Navalona R. – Midi Madagasikara

Midi Madagasikara / Ministère de l’Agriculture : 450 000 tonnes de riz bientôt disponibles sur le marché à compter de mi-avril

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La récolte de riz dans les régions à forte production s’annonce bonne cette année. 

Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, rassure. En effet, « une prévision de production de l’ordre de 450 000 tonnes de riz blanc sera disponible sur le marché de la capitale à compter de la mi-avril. Elle provient des régions qui approvisionnent régulièrement en riz la ville d’Antananarivo. On peut citer, entre autres, l’Alaotra, Analamanga, le Vakinankaratra, Itasy, le Bongolava et le Menabe », a-t-il expliqué.

Stock suffisant. Et lui de rajouter que ce stock de 450 000 tonnes sera suffisant jusqu’à la fin du mois de juin de cette année. « L’autoconsommation des producteurs locaux n’y est pas comprise puisqu’il s’agit d’une estimation d’excédent de production dans ces régions concernées. En aucun cas il ne devrait y avoir de problème d’approvisionnement en riz du marché de la capitale », tient à préciser le ministre de tutelle. Pour le cas du Betsimitatatra, qui ravitaille également en riz la Ville des Mille, le ministre a enchaîné que seule une partie de la production est récoltée jusqu’à maintenant. Par ailleurs, il faut savoir que d’autres greniers à riz sont encore en train de préparer la campagne de production de la grande saison. Il s’agit notamment des régions de Marovoay et celles de la partie ouest  de la Grande île comme SOFIA, sans oublier la région à forte potentialité en riz du Bas-Mangoky. « On prévoit que la récolte rizicole provenant de ces régions s’étendra du mois de juillet au mois d’octobre prochain », a-t-il poursuivi.

Aucune barrière économique. Parlant du ravitaillement en riz de la capitale, le ministre en charge de l’Agriculture reconnaît qu’il y a eu un excès de zèle auparavant, mais que maintenant aucune barrière économique n’est érigée. En revanche, « les collecteurs et les transporteurs ne devront pas faire  des abus en profitant de cette crise sanitaire qui prévaut dans le pays, surtout dans la capitale, pour augmenter les prix de ce produit de première nécessité. Nous collaborons avec le ministère en charge du Commerce pour le contrôle des prix de vente du riz sur le marché local, tout en tenant compte du prix de revient de ces acteurs », a conclu le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lucien Ranarivelo.

Navalona R. – Midi Madagasikara

La Gazette de la Grande Ile / Motos « scooter » : La plaque d’immatriculation sera obligatoire

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L’immatriculation des motos scooter sera à partir de maintenant obligatoire. Cette mesure a été prise par la gendarmerie nationale suite à l’attaque à main armée qui s’est produite dernièrement à Ilanivato, les auteurs se sont déplacés en scooter en tirant sur des passants, ce qui a rendu difficile leur poursuite. Le premier ministre en personne a ainsi avisé les propriétaires de scooters pour qu’ils procèdent à l’immatriculation de leur engin. La plaque d’immatriculation est ici exigée afin de faciliter la traque des malfaiteurs. Par ailleurs, d’autres mesures comme la soumission de la conduite de ces motos à l’obtention du permis de conduire seraient aussi nécessaires pour réduire au moins le nombre des accidents de circulation mortels concernant pour la majorité des scootéristes, rien que dans la capitale.

Mampionona D – La Gazette de la Grande Ile

Midi Madagasikara / Transport routier : Contrôles stricts contre les surcharges pour la durabilité des infrastructures

http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2020/03/04/transport-routier-controles-stricts-contre-les-surcharges-pour-la-durabilite-des-infrastructures/

Les routes nationales, tout comme les routes des grandes villes, ont subi d’importantes dégradations à cause des fortes pluies. Malgré les grands projets de réhabilitation, une grande partie des infrastructures nécessitent encore plus de travaux.

La plupart des routes à Madagascar sont en fin de vie. En effet, ces infrastructures devraient durer près de dix ans, selon les techniciens. Et pourtant, certaines routes n’ont pas été réhabilitées depuis plusieurs décennies. Cependant, les projets routiers se multiplient davantage et avancent aujourd’hui à grand pas, selon le ministère de l’Aménagement et des Travaux publics. En parallèle, des mesures sont prises pour préserver les infrastructures routières et éviter ainsi la dégradation rapide des routes, des ponts, etc. Le 3 décembre dernier, le Décret 27.252/2019 a été publié par le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, fixant les charges maximales autorisées pour les poids lourds qui circulent sur les routes nationales ; et indiquant les sanctions contre les surcharges. « Selon le troisième article de ce décret, les grands véhicules qui circulent à Madagascar, ayant un poids à vide ou un poids total en charge supérieur à 3,5 tonnes, doivent passer par les contrôles de poids à l’essieu. Le poids maximum autorisé est de 48 tonnes. Mais il y a ensuite des catégorisations », a indiqué le ministère de tutelle.

Sanctions. Les véhicules isolés à deux essieux sont limités à un poids de 19 tonnes ; les véhicules isolés à trois essieux limités à 26 tonnes ; et les véhicules isolés à quatre essieux à 32 tonnes. Pour les plus grands véhicules, l’ensemble des véhicules à trois essieux est limité à un poids de 32 tonnes ; 38 tonnes pour l’ensemble des véhicules à quatre essieux ; et enfin 44 tonnes pour l’ensemble des véhicules à cinq essieux. « Le non-respect de ces règles est passible de sanctions. Les amendes sont fixées par l’article 6 du Décret 2012-2019 du 21 novembre 2012. Mais les contrevenants peuvent également subir des sanctions telle que la suspension du permis de conduire, suivant les textes indiqués de l’article R288 à l’article R302 du Décret 71-138 du 23 mars 1971, et amendé par le Décret 79-281 du 15 octobre 1979 », a indiqué le ministère. Selon les explications, les amendes indiquées dans l’article 12 du Décret 27.252/2019 sont fixées à 100.000 ariary pour chaque tonne dépassant les limites des charges totales autorisées ; et de 200.s000 ariary pour chaque tonne dépassant les limites des charges à l’essieu autorisées. Cependant, les amendes à payer sont fixées à 20% de ces taux indiqués. Par contre, les contrevenants sont tenus de décharger sur place les poids en surcharge, pour que les sanctions ne soient pas doublées. Selon l’Administration publique, ces règles sont en vigueur pour quatre années, à compter du 3 décembre 2019. Bref, les contrôles de charge sont désormais stricts sur les routes.

Antsa R. – Midi Madagasikara

La Gazette de la Grande Ile / Les embouteillages : Affaire de tous

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Malgré la bonne volonté de la police à multiplier le nombre de ses éléments pour réguler la circulation dans la Capitale, le problème ne sera pas réglé et c’est d’ailleurs étrange que des responsables aient pu penser que cela pourrait résoudre le problème.  Ce n’est pas l’affaire exclusive de la police. Pourquoi ne dit-on pas que plusieurs faits interdépendants causent les embouteillages ? Les scooters qui n’ont aucun respect pour les piétons et qui roulent allègrement sur les trottoirs.  Il suffit d’aller à Ambohijatovo sur la portion de route entre la stèle  de 1947 et le tunnel en heure de pointe pour constater que les piétons risquent leur vie car ce sont les scooters qui roulent sur le trottoir. Les travaux de réfection de route en plein jour,  en plein mois de décembre,  vers les axes et points les plus sombres de la Capitale qui, même sans réfection des routes,  sont des lieux d’embouteillage permanent pour ne citer  que Besarety Andravoahangy ambony. L’inertie du Ministère de l’eau avec les camions de la SAMVA soit qui viennent un jour sur deux soit qui ne viennent pas et les ordures qui ont débordé les bacs à ordure et se retrouvent sur la route sous le regard passif des présidents de fokontany. Les rues qui sont devenues soit des garages à ciel ouvert, des marchés,  des urinoirs. On a largement dépassé les 100 jours,  les responsables à chaque niveau sont des personnes qui sont de la même couleur politique que le Président de la République ne serait-ce que tous les ministres de ces secteurs concernés,  le nouveau magistrat de la Ville qui prendra fonction est également un proche du Président…mais même en attendant la prise de fonction du Maire,  les différentes causes d’embouteillages anti-économique et sources de diverses maladies exigent une synergie d’action entre ces différents ministères, ce qui semble être un concept inconnu. Ce ne sont pas quatre policiers à chaque carrefour qui arriveront à bout des embouteillages…c’est la prise de responsabilité du ministre des travaux publics,  du ministre de l’eau, du ministre des transports.  Ils pourraient,  les trois ensemble, partir ensemble d’Amboditsiry, être bloqués par les routes coupées d’Andranobevava et d’Andravoahangy Ambony, subir l’immense tas d’ordures au niveau Mascar…et rouler dans des voitures banalisées et non celles avec vitres fumées qui leur servent d’œillères, ils pourraient se rendre compte de ce que l’on attend réellement d’eux.

Claude Rakelé – La Gazette de la Grande Ile