Madagascar Tribune / Circulation alternée pour les transports en commun

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Les transports en commun reprennent progressivement leurs activités. A partir de ce mercredi et suite à la conjoncture actuelle, une disposition particulière a été mise en place par l’Agence de Transport terrestre (ATT), hier. Les transports de lignes urbaine et suburbaine sont autorisés de 5 heures du matin à 15 heures de l’après-midi mais en circulation alternée.

Les taxi-be travailleront en alternance suivant leur numéro d’immatriculation. Ceux avec un numéro pair circuleront en premier ce mercredi, ceux avec un numéro impair le jeudi, et ainsi de suite. L’objectif est d’éviter les embouteillages causés par un trop grand nombre de véhicules en ville, selon l’ATT.

L’ATT a précisé que les frais de transport sont maintenus comme avant le confinement dans la capitale et les périphéries. Si cette mesure suscite des inquiétudes auprès des chauffeurs et des receveurs, les propriétaires semblent vouloir se soumettre à la décision. Pour les chauffeurs et receveurs qu’ils louent le véhicule ou travaillent en tant que salariés, les problèmes résident dans le plafond du versement à atteindre. « Même en temps normal, c’est difficile de l’atteindre maintenant avec les nouvelles dispositions, nous nous inquiétons plus encore », lance Fredy, chauffeur d’un bus reliant Ambohibao à Analakely. Une inquiétude partagée par la plupart des chauffeurs et receveurs. « Nous nous en remettons aux propriétaires, pourvu qu’ils fassent preuve de compréhension », se résigne-t-il.

Le ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, Joël Randriamandranto a rappelé entre autres que le nombre de places maximum dans un bus est de 18 soit 10 de moins pour les voitures de 28 places, soit 14 de moins pour celles de 32 places. L’ATT précise que trois personnes par banquette sont autorisées dans un bus et que l’utilisation de strapontin est interdite. Outre les différentes mesures sanitaires à respecter comme le port de masques de protection pour tous les passagers y compris le chauffeur et le receveur, aucun passager ne doit être debout.

D’autres mesures restrictives ont également été annoncées par l’ATT. C’est le cas notamment de l’horaire de travail des bus qui sera limité entre 5h du matin et 15h. Le ministre Joël Randriamandranto explique que cette mesure a été prise par rapport à la décision du président de la République de fixer jusqu’à 13h l’horaire de travail dans les villes concernées par la maladie du Covid-19. « Ainsi, les travailleurs auront deux heures pour regagner leurs domiciles », lance le membre du gouvernement. Avant la reprise, l’ATT a également mis en place un planning pour la désinfection des véhicules de transport en commun.

Le ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie a tenu à préciser que les transports en commun, zones urbaines et suburbaines, ne reprendront leurs activités qu’à partir de ce mercredi. Cette précision s’avère nécessaire par rapport à des cas d’infraction commise par certains taxi-be qui ont déjà commencé à assurer la liaison de certains axes routiers dès le lendemain de la déclaration présidentielle.

Fano Rasolo, Mandimbisoa R. – Madagascar Tribune

La Gazette de la Grande Ile / Secteur informel : Le taxi-moto gagne du terrain dans la capitale

http://www.lagazette-dgi.com/?p=39958

Malgré les efforts déployés par les actuels dirigeants de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA), depuis leur entrée en fonction, pour assainir la capitale, le secteur informel arrive toujours à affirmer son existence. Particulièrement dans le domaine du transport, la gabegie prend actuellement de l’ampleur. Il s’agit des motocyclistes qui offrent le service de « taxi-moto », ils envahissent maintenant presque toutes les ruelles de la ville d’Antananarivo et stationnent à chaque coin de rue. Cette activité pourtant illégale commence à gagner du terrain, ces motards ne sont pas autorisés par les autorités compétentes telles que la CUA ou encore l’agence des transports terrestres (ATT)… à monnayer ce service de transport. Ils opèrent ainsi en toute clandestinité, ce qui fait développer le secteur informel dans la capitale en plus des marchands ambulants qui demeurent un véritable casse-tête pour la CUA. Tenant compte des innombrables accidents de circulation dont les scootéristes sont les principales victimes, les responsables concernés devraient prendre des mesures adéquates à leur encontre quoique leur service est parfois utile pour ceux qui en ont besoin. Pour une simple course, le tarif s’élève à partir de 2 000 Ariary et ils arrivent à faire plus de 15 courses en une journée.

Mampionona D – La Gazette de la Grande Ile

L’Express de Madagascar / Mobilité urbaine – Un projet de remplacement des anciens taxi-be en vue

https://lexpress.mg/12/03/2020/mobilite-urbaine-un-projet-de-remplacement-des-anciens-taxi-be-en-vue/

Trop de minibus, trop de propriétaires, peu d’efficacité de transport urbain. C’est le constat du ministère du Transport, de la météorologie et du tourisme à propos du transport en commun. Des solutions ont été avancées lors d’un exposé à l’Institut français de Madagascar, dans le cadre des journées d’études « Transformer une ville par et pour ses habitants », mardi. Une ligne de nouveaux véhicules est envisagée pour remplacer les taxi-be dans la ville d’Antananarivo par le ministère du Transport, de la météorologie et du tourisme avec la municipalité d’Anta­na­narivo. Ces véhicules comporteront quarante places ayant des entrées et des sorties. « Trois mille véhicules à faible capacité avec 14 à 25 places. Ces véhicules ne sont pas conçus pour le transport urbain des voyageurs. Ils sont élevés en âge et polluants. Leur fréquente défaillance technique conduit à la congestion de la voirie. L’exploitation est saturée. L’offre ne peut pas être améliorée car tout ajout de véhicules ne ferait qu’aggraver le phénomène. Le carburant représente pour eux 75% des charges d’exploitation. Le remplacement d’un ancien minibus par un autre neuf, réduit la consommation en carburant à 40% », souligne Mandresy Rakoto­arison, direction de la coopération à la commune urbaine d’Antananarivo.

Fusion

D’après Charles Rakoto­nirina, conseiller technique auprès du ministère de Transport, du tourisme et de la météorologie, la feuille de route de la réalisation du projet sera validée lors d’un forum avec la coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains et périurbains. Les participants discuteront de la société qui s’occupera de transport dans le centre-ville et la périphérie. Il précise que plusieurs composantes comptent financer le projet, mais ne peuvent pas encore être mentionnées. Les coopératives actuelles pensent qu’un tel projet mérite une discussion sérieuse, car bon nombre de projets ont été présentés, pourtant rien n’a été réalisé.

L’union des coopératives de la capitale ne refuse pas l’amélioration de transport urbain, mais exige à ce que ce soit à la portée des usagers. « Nous ne refusons pas l’amélioration de transport urbain, mais il faudrait d’abord que nous, transporteurs soient indemnisés. C’est comme les maisons qui devaient être démolies. Si l’état veut faire entrer de nouveaux véhicules dans le pays, il faut aussi penser au cas social. Car le frais de déplacement sera pas moins de 2 000 ariary avec ces nouveaux véhicules. Je pense que les opérateurs étrangers ne penseront pas au cas social, mais toujours à leurs intérêts. Pourquoi ne pas confier le projet à des opérateurs malgaches ? », affirme Jean Louis, vice-président de l’union des coopératives de transports urbains (UCTU).

Mamisoa Antonia – L’Express de Madagascar

La Gazette de la Grande Ile / Transport : Une rencontre entre la CUA et les transporteurs

http://www.lagazette-dgi.com/?p=39161

La maire d’Antananarivo, Naina Andriantsitohaina a rencontré les groupements de coopératives transporteurs de la ville d’Antananarivo dans le but de réguler la circulation et l’amélioration des conditions. Les transporteurs ont pu exposer les contraintes liées à leur activité, tandis que la commune sur ses besoins et ceux de la population. Le maire de la CUA a également pu développer la hausse phénoménale du coût de la fourrière. « Si nous savons nous éduquer et respecter les règles en vigueur, il n’y aura aucune voiture en fourrière », se défend-il. Ce vendredi, une autre rencontre est prévue se tenir entre les deux parties. Ces échanges se veulent réguliers pour plus de résultats.

A.N. – La Gazette de la Grande Ile

Une éventuelle hausse de tarif de transport ?

 

 

 

 

 

Une éventuelle hausse de tarif de transport ?

  Le prix à la pompe du  carburant a co  nnu une hausse significative depuis dimanche. Une hausse de 200 ariary p  ar litre pour le  gasoil, de 150 ariary pour l’essence sans plomb 95 et de 100 ariary pour le pétrole. Une hausse à laquelle les conducteurs et les opérateurs ne s’attendaient pas. Compte tenu de la situation, l’Union des coopératives des transports urbains (UCTU) prévoit une réunion urgente demain. « La hausse est considérable pour les opérateurs travaillant dans le secteur de transport. Pour un bus consommant 30 litres de gasoil par jour, un budget supplémentaire de 6 000 ariary devrait être ajouté à la dépense. Compte tenu de la situation, nous allons nous réunir demain pour décider des mesures à prendre. Une éventuelle hausse du tarif de transport n’est pas à écarter »  explique le Président de l’UCTU.

Selon toujours ce dernier, le coût du ticket de transport est estimé à 750 ariary avec l’ancien prix à la pompe. Le ticket est pourtant proposé presque à moitié prix et le gouvernement de s’engager à compenser une partie de la différence. Etant donné la nouvelle hausse, l’UCTU souligne que la compensation du gouvernement devrait être révisée à 290 ariary par litre si elle est actuellement de 140 ariary.

Il n’y a pas que les coopératives qui souffrent de la nouvelle hausse. Les chauffeurs de taxi s’en plaignent également. « Le coût minimum d’un course est de 5 000 ariary. Un tarif que peu de personne peut se permettre. Nous ne pouvons plus réviser à la hausse ce tarif et pourtant le prix à la pompe ne cesse de s’accroitre. La seule solution est que le gouvernement adopte une politique permettant de stabiliser le prix du carburant » dixit Jean Marc, chauffeur de taxi.
Source:http://www.sobikamada.com/economie/item/204-une-%C3%A9ventuelle-hausse-de-tarif-de-transport.html