La Gazette de la Grande Ile / Destructions de biens publics : Des chauffards devant la justice ce jour

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La destruction des biens publics est une infraction dont les auteurs sont punissables par la loi. Ces derniers temps, cette infraction a pris une ampleur considérable, mais grâce à la communication très avancée et rapide sur les réseaux sociaux, les hors-la loi sont presque arrêtés. Ainsi, des chauffards seront traduits ce jour devant la justice pour avoir commi  ce type d’infraction. L’un a été arrêté à Ambohimangakely après avoir détruit avec son véhicule un jardin de cette localité, décoré et réhabilité à travers la 10ème édition de Tagnamaro. L’autre chauffeur ainsi que son aide sont ceux qui ont percuté la barrière de la route sise à Ankadimbahoaka, faisant la polémique sur Facebook il y a quelques jours. Malgré la réparation de l’infrastructure détruite par leur famille, ils ne vont pas échapper à la justice, laquelle statuera sur leur sort ce jour. La destruction des biens publics est punie sévèrement par la loi pénale. Elle révèle également la mauvaise mentalité de son auteur.

Mampionona D – La Gazette de la Grande Ile

Midi Madagasikara / Etat des routes à Tana : Le SeFaFi fustige le laxisme juridique des responsables

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Le SeFaFi ou Observatoire de la Vie Publique n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer la gabegie qui règne dans la capitale, notamment pour ce qu’il qualifie de « la réfection fantaisiste et anarchique des rues ». En effet, qui ne s’est jamais plaint de l’état déplorable des rues et des réseaux d’assainissement dans les quartiers d’Antananarivo ? Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas apprécier les réfections censées assurer une circulation fluide au centre-ville et vers les périphéries. Reste à garantir leur pérennité et à optimiser leur impact sur tous les usagers. L’intransigeance manifestée sur le strict respect des cahiers de charge annoncée par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des Travaux Publics, ainsi que les instructions de reprise de certains travaux mal exécutés constituent des notes positives.

Sans critère. Mais visiblement, la qualité des travaux varie d’une entreprise à une autre, d’un quartier à un autre : les cahiers de charges diffèrent-ils selon le statut les communes et les arrondissements concernés ? Les entreprises adjudicataires des marchés et leurs sous-traitants ont tous leur manière de conduire les travaux : très brouillonne pour certaines, plus méthodique et rigoureuse pour d’autres. Rien d’étonnant au fait que les calendriers n’ont pu être honorés. Avec une main-d’œuvre très bon marché, recrutée presque sans critère, peut-on s’attendre à des ouvrages de qualité ? Plutôt que de procéder à des inaugurations officielles avec leurs interminables discours, il aurait été plus judicieux que les responsables étatiques et ministériels fassent des descentes inopinées, constatent de visu la qualité des travaux et prennent les mesures qui s’imposent.

Grands perdants. Et les remarques du SeFaFi ne s’arrêtent pas là, et de souligner que « les grands perdants de ces chantiers, ce sont les piétons ; un oubli scandaleux, alors qu’ils représentent probablement 95% des usagers de la route. Dans certaines communes, la largeur des trottoirs n’obéit à aucune norme, quand ils ne disparaissent pas, à l’instar des passages piétons ». Il se demande, par ailleurs, qui décide de l’installation ou de la suppression des passages pour piétons ? Avant les travaux, ils étaient rares, établis n’importe où, avec un tracé quasi-illisible. « Quant aux handicapés, réjouissons-nous, il semble qu’il n’en existe plus un seul dans l’agglomération d’Antananarivo ! Sinon, on aurait aménagé les trottoirs pour faciliter l’accès des fauteuils roulants aux bâtiments publics et aux commerces ».

Pertes économiques. Et d’enfoncer le clou, « Tout semble permis, puisque chacun fait fi des règlements concernant l’implantation de constructions sur les voies et emprises publiques avec parfois une permissivité étonnante de l’administration ». Cet observatoire de la vie publique fustige, en outre, le laxisme juridique et irresponsabilité économique des responsables. Et d’enchaîner « qui respecte encore les dispositions du code de la route? Les infractions telles que le stationnement et arrêts pour déchargement sur les trottoirs, la circulation des charrettes à bœufs aux roues cerclées de fer… Et comment ne pas évoquer les pertes économiques générées par ces chantiers urbains ? Ailleurs dans le monde, ces travaux se font de nuit ; ce ne sont sûrement pas les ouvriers qui s’y sont opposés, car cela aurait amélioré leur maigre salaire ; d’où vient alors le blocage ? Quand on sait que la capitale produit plus de 40% de la richesse nationale, a-t-on réfléchi aux millions d’heures de travail perdues dans les embouteillages interminables, au carburant gaspillé et à la pollution générée ? Autre perte économique collatérale ».

Recueillis par Dominique R. – Midi Madagasikara

Midi Madagasikara / Tagnamaro : Réhabilitation d’un tronçon de route à Soanierana

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Le projet « Tagnamaro » mené par le ministère de la Communication et de la Culture est à sa 8e édition. Dans ce cadre, un tronçon de route long de 40 m à Soanierana menant vers le CAPSAT, qui était en état dégradé depuis 2 ans, vient d’être réhabilité, grâce à la mobilisation de la population locale, des militaires du CAPSAT et du RTS et des donateurs par ce département. Les travaux ont duré à peu près deux mois. C’est une promesse tenue par la ministre de tutelle, Lalatiana Rakotondrazafy. En outre, les parties prenantes ont effectué samedi dernier des travaux d’assainissement de trois sites qui deviennent des dépotoirs, au niveau du fokontany III G Hangar.  « Vu l’entassement des ordures, ces travaux d’assainissement peuvent encore durer trois mois. Mais l’importance est la conscientisation de tous les citoyens à s’y mettre volontairement et à respecter la propreté. Nous allons ensuite transformer ces sites en espace vert tout en respectant le plan d’urbanisme », a-t-elle soulevé. Par ailleurs, le ministère de la Communication et de la Culture a procédé à l’assainissement de la résidence du Premier ministre Rainilaiarivony à Amboditsiry, qui est classée patrimoine culturel et historique du pays, avant sa revalorisation.

Navalona R. – Midi Madagasikara

La Gazette de la Grande Ile / Embouteillages : Les bouchons n’en finissent pas !

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Les embouteillages s’empirent à Antananarivo et cela en raison des cas de travaux dans certains axes routiers. La fluidité de la circulation demeure un problème permanent dans la ville d’Antananarivo. C’est même la bête noire des automobilistes surtout pour les taxi-be et autres qui cherchent à faire le plus de voyages possibles afin de pouvoir augmenter leur revenu. La réhabilitation des routes a pour but d’améliorer en quelque sorte la circulation car les routes en piteux état ne sont pas favorables à la fluidité de la circulation. A l’heure actuelle, même les deux roues ont du mal à circuler avec les embouteillages monstres qui prévalent dans la ville. La règlementation par rapport à la circulation des charrettes et autres n’est pas suivie à la lettre par les concernés. Il est clair que l’anarchie règne dans la capitale et face à cela, la police nationale effectue une campagne de sensibilisation à l’endroit des usagers de la route privilégiant l’éducation à la punition. C’est d’ailleurs dans cette optique que l’opération « Aro loza » a été initiée. Les charrettes qui circulent à toute heure n’est pas pour arranger la situation. Les bouchons n’en finissent pas et cela accroît de nouveau business comme le taxi-moto.

Jean Riana – La Gazette de la Grande Ile

Midi Madagasikara / Giovanni Di Girolamo : « L’Union Européenne a envie de coopérer avec ce gouvernement légitime »

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« On veut faire des routes, on continuera à faire des routes ». C’est ce qu’a déclaré hier l’Ambassadeur de l’Union Européenne, Giovanni Di Girolamo lors d’une descente à Toamasina.

En effet, le Diplomate européen a tenu à mettre les points sur les « i » suite aux polémiques autour d’une lettre qui a fait le tour des réseaux sociaux cette semaine. Une lettre dont certains observateurs, notamment les gens de l’opposition considèrent comme une lettre d’interpellation que l’Union Européenne a adressée au ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des Travaux publics, Hajo Andrianainarivelo pour lui dissuader d’apporter une modification au Fonds d’Entretien Routier (FER). Certains y voyaient même une suspension du financement UE. Giovanni Di Girolamo s’est d’ailleurs interrogé sur la fuite de ce document qui, selon ses dires, « est une lettre interne qui n’était pas du tout destinée au grand public ».

Démenti. Hier, l’Ambassadeur de l’Union Européenne a démenti cette information. Il n’y a aucun problème sur la coopération entre Madagascar et l’UE. Tout en félicitant le régime et le peuple malgache pour « la période enfin de stabilité politique » qui prévaut au pays, suite au bon déroulement des élections, il a salué l’existence d’un « gouvernement légitime avec lequel l’Union Européenne a envie de coopérer ». Un propos qui dit long sur la situation de la coopération entre Bruxelles et la Grande île. Une relation que l’on peut qualifier de « au beau fixe ».

Coopération. Sinon, SEM Giovanni Di Girolamo n’aurait pas effectué une descente à Toamasina pour une visite de courtoisie auprès des autorités locales, mais aussi et surtout, pour constater de visu l’avancement des programmes financés par l’Union Européenne sur place, ainsi que pour s’imprégner des perspectives de la coopération pour l’avenir. « C’est important puisqu’on s’approche à un nouveau cycle dans le cadre de la collaboration », a-t-il annoncé. Et de soutenir au passage qu’il était à Toamasina pour connaître un peu les possibilités de coopération que l’on peut faire dans cette localité.

Ajustements. En ce qui concerne la lettre à polémiques qui a circulé sur les réseaux sociaux, l’Ambassadeur UE a expliqué qu’elle contient des détails techniques à ajuster par rapport aux changements que le Ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des Travaux publics souhaite apporter. « Quand on a des activités de coopération, il y a de temps en temps des questions techniques et des questions financières à régler ». Ce qui est normale puisque le décaissement des fonds nécessite quelques procédures à respecter. « Ce qui est important à comprendre c’est qu’on a un engagement avec Madagascar pour son développement. Simplement il y a de temps en temps des détails techniques que l’on doit résoudre ensemble ». En effet, Giovanni Di Girolamo ne dit pas forcément non au changement que Hajo Andrianainarivelo souhaite apporter dans son département. Il a simplement expliqué qu’il faut tout mettre en œuvre pour assurer la transition. « Entre un type de structure à un autre, il y a inévitablement des ajustements à faire », a-t-il soutenu. Et d’exprimer au passage sa volonté de collaborer pour surmonter le problème.

Davis R – Midi Madagasikara