La RN6 se dégrade davantage faute d’entretien – Site web Madagascar Tribune

La RN6 se dégrade davantage faute d’entretien

La RN6 reliant Ambondromamy à Ambanja se dégrade davantage. Réhabilitée en 2008, grâce aux financements de l’Union européenne, cette route semble n’avoir reçu le moindre entretien depuis plusieurs années. D’année en année, elle se détériore au grand dam des usagers. Les nids de poule d’il y a encore deux ans deviennent des nids d’autruche. L’étouffante chaleur tropicale d’Antsohihy devient de moins en moins respirable avec une véritable fumée de poussière qui souffle sur la route bitumée et qui ressemble actuellement à une tracée secondaire.

S’il y a encore 5 ans, il a fallu environ 12h sur route pour se rendre à Ambanja depuis la capitale, Antananarivo, et moins de 15h, il y a deux ans, aujourd’hui, les conducteurs de taxi-brousse reliant cet axe confirment qu’il faudra environ 18h pour le faire. Rien qu’entre Antsohihy et Ambanja, une distance de près de 189 km, il faut désormais plus de 5h pour réaliser cet axe alors qu’elle se faisait en trois heures.

Les intempéries de ces derniers temps, notamment les cyclones ayant frappé la Grande île et qui n’ont pas épargné par partie Nord du pays auraient aggravé la dégradation de cet axe routière de la RN6. Mais, il faudra également souligner que cette route a été pratiquement oubliée par les dirigeants depuis la Transition. La présence des hauts responsables de l’Etat issus de cette partie septentrionale de Madagascar, notamment durant le régime Rajaonarimampianina, n’ont pas du tout profité aux villes traversées par cet axe routier.

Pas plus tard qu’avant-hier, le jeune ministre des Travaux publics, Jacques Ulrich Andriatiana, pourtant originaire de cette partie nord de la Grande île a annoncé la signature d’un accord entre l’Etat malgache et la société chinoise China Road and Bridge Corporation (CRBC) pour la construction de la route RN5A, reliant Ambilobe à Vohémar, toujours dans le Nord de la Grande île. Mais il n’a jamais été question de la RN6. Toutefois, au mois de juin, le nouveau Premier ministre, Christian Ntsay également originaire du Nord de Madagascar, a ordonné à l’équipe d’Ulirch Andriatiana de réhabiliter la RN6.

Au mois d’avril, l’Union européenne a annoncé la fin des travaux de réhabilitation d’une partie de la RN6. Ces travaux ont notamment concerné l’axe reliant Ambanja à Ambilobe. Qu’en est-il alors de l’axe qui se trouve en amont de cette route ? Les usagers de la route, ceux qui utilisent notamment Antsohihy/Ambanja craignent qu’à la prochaine saison des pluies, cet axe ne sera plus praticable si aucune réhabilitation ne sera faite.

Arena R. – Madagascar Tribune

Publicités

RN4 : Faute d’entretien, la route se rétrécit

https://i1.wp.com/www.sobikamada.com/media/k2/items/cache/a5d05b924388ba6402f6c0e1ad862683_XL.jpg

Les automobilistes se plaignent de l’absence de l’entretien routier le long de la RN4 reliant Antananarivo et Mahajanga. La chaussée se rétrécit à cause des broussailles qui poussent sur les deux côtés de la route, notamment entre Tampoketsa et Ankazobe. Le risque d’accidents routiers augmente alors que la période des vacances approche.

Source: http://www.sobikamada.com/fil-info/item/8789-rn4-faute-d%E2%80%99entretien,-la-route-se-r%C3%A9tr%C3%A9cit.html

TRAVAUX PUBLICS : Remise en état du tronçon de route Daraina-Vohémar

Ouf de soulagement pour les usagers de la RN 5A reliant Ambilobe à Vohémar. Les travaux d’urgence pour le rétablissement de la circulation sur la portion de route de 52 km, entre la commune rurale de Daraina et Vohémar sont achevés, après trois mois d’aménagement. Ceux-ci comprennent la reconstruction des ouvrages de franchissement et des accès ainsi que l’aménagement pour le confort des usagers par le traitement des points noirs. De source auprès du ministère des Travaux publics, la réception des travaux est prévue se dérouler vers la fin de ce mois.
« Bien que les travaux effectués sur l’axe RN5 A soient d’urgence, les impacts socioéconomiques en sont importants. Ceux-ci entraîneront une amélioration des activités économiques, tant commerciale, agricole qu’industrielle, sans oublier le bien-être de la population riveraine sur l’itinéraire concernée. La plus importante est la réduction des coûts de transport et les durées de trajet, surtout pendant la saison des pluies »,
avance notre source.
Cependant, même si la circulation sur l’axe Daraina-Vohémar ne sera plus vraiment un calvaire pour les usagers, beaucoup craignent que la route ne tienne pas longtemps, du fait qu’elle n’est pas goudronnée. Sauf changement, le bitumage de la RN5 A, avec l’appui de l’Union européenne, se fera sous peu. Rappelons que les coupures sur cette route, aux PK 116+850 sur le pont Bailey et PK 154+400, font suite au passage du cyclone tropical Chedza en janvier 2015. Pendant un an, les usagers de cette route pouvaient y passer tant bien que mal.

Source : Michella RAHARISOA

http://www.la-depeche.info/economie/travaux-publics-remise-en-etat-du-troncon-de-route-daraina-vohemar/

Entretien courant des routes : problème de fonds et de… forme

Après des mois de galère et de grogne, suite au mauvais état des routes, les usagers et les automobilistes de la capitale commencent à souffler. Les travaux de réfection ne touchent pas encore à leur terme, mais ils avancent. Outre le délestage, les nids de poule sont aussi un motif de grève et de manifestation très significatif pour la population. C’était le cas à Ambohipo, dernièrement, ce qui a même conduit le président de la République à donner des ordres stricts à ses subordonnés de mettre la main à la pâte.

Dans le temps, plus précisément à l’époque du régime Ravalomanana, l’entretien des routes dans le pays avait bénéficié d’une subvention par le biais du Fonds européen de développement (Fed), outre le Fonds d’entretien routier (Fer). A propos de ce dernier point, à noter que le Fer est à la fois une sorte de caisse utile à l’entretien des routes, mais également une structure de gestion en tant qu’organe. En effet, selon la loi portant sa création, il a pour rôle de recevoir et d’administrer les fonds destinés à l’entretien et à la gestion des réseaux routiers du territoire national.

Malgré la mise en place de cet organisme qui joue ainsi un rôle capital dans le domaine économique du pays, chaque année, le manque de moyens financiers constitue toujours le motif principal du retard dans la réfection des routes. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est toujours la même rengaine, surtout au moment où les foyers de tension couvent et la grogne monte au niveau des usagers.

Inamovible

L’année prochaine, le déficit du Fer handicapera encore une fois les travaux d’entretien routier dans le pays. Et déjà, plus d’un s’interroge si ce seront toujours les mêmes têtes qui iraient exposer les mêmes problèmes dans les médias le moment venu. Car autant remarquer que cela faisait longtemps que le vent de l’alternance n’a pas soufflé au sein du Fer.

A vrai dire, il y a belle lurette que la même personne occupe le même fauteuil du Secrétaire général. Une situation qui ne reflète pas non plus l’état d’esprit de la continuité de l’Etat, terme en vogue en ce moment. A coup sûr cette situation ne fait pas non plus bonne impression aux yeux des bailleurs de fonds et des partenaires techniques. A noter que le Fer est composé d’un Secrétaire général et deux cadres de haut niveau dans le domaine de l’administration et de la comptabilité, ainsi que des travaux publics. A titre de rappel, le Secrétaire général a pour attribution, entre autres, l’orientation et la coordination des activités des divers services du Fer. Il est l’ordonnateur du budget et arrête les comptes financiers et le bilan de fin d’exercice.

Source: http://www.newsmada.com/2016/05/20/entretien-courant-des-routes-probleme-de-fonds-et-de-forme/

Madagascar a perdu en moyenne 1.000 km de routes par an sur la période 1970-2000

Le manque d’infrastructures structurantes et leur vétusté est une entrave majeure au développement économique et social du pays, et un facteur de vulnérabilité de la population.

Le déficit d’investissements et d’entretien, ainsi que les effets des aléas climatiques récurrents contribuent à leur forte dégradation. Malgré un positionnement géostratégique favorable aux échanges internationaux, le commerce inter-régional reste peu développé par manque d’infrastructures adéquates.

Au niveau des infrastructures routières, Madagascar a perdu en moyenne 1.000 km de routes par an sur la période 1970-2000 . Fin décembre 2013, les routes en bon état ne représentaient que 10 % de l’ensemble du réseau routier malgache et la proportion des communes accessibles par voie de surface était estimée à 40 %.

Aussi, dans la continuité des interventions des FED précédents, le l lème FED améliorera –t-il la mobilité des personnes et des biens par la réhabilitation de connexions routières. Il contribuera ainsi à la réhabilitation d’axes routiers qui permettront le désenclavement de zones à fort potentiel économique, et faciliteront les exportations. Les tronçons prioritaires identifiés incluent à ce stade les routes nationales suivantes : la Route Nationale (RN) 13 (105 km), la RN 6 (230 km), la Route Nationale Temporaire (RNT) 12A (240 km), la RN 5 (100 km), la RN 5A (160 km), ainsi que des portions de rocades d’Antananarivo. Les projets routiers bénéficieront d’un volet d’actions sociales d’accompagnement et de genre.

la_gazette  Mardi 10 mai 2016

Source : Echos mai 2016 | Information et Communication