La Gazette de la Grande Ile / Nouvelle route d’Ambohidratrimo : Les poids lourds roulent à grande vitesse

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Les travaux de construction de la nouvelle route reliant  Ambohidratrimo à la route digue semblent avancés. Une infrastructure routière qui peut réduire au moins les embouteillages monstres à l’entrée de la capitale, surtout sur l’axe d’Ambohibao. Seulement, une irrégularité souvent  dénoncée par les habitants aux alentours de cette nouvelle route a été constatée lors de notre passage sur les lieux. Il s’agit en fait d’une  manifeste insécurité routière à laquelle sont exposés ces habitants et surtout les  usagers de la route. Ainsi, les camions transportant les remblais roulent à grande vitesse alors que la dite route, en cours de construction est déjà accessible au public.  Ils effectuent des va et vient  entre Ambohidratrimo  les remblais sont récupérés en masse et la route digue. Certes, des agents de circulation sont  installés par la société en charge des travaux à chaque croisement, mais les risques d’accidents semblent inévitables vu la vitesse à laquelle roulent ces camions. Une situation qui pourrait occasionner des dommages à l’encontre des villageois habitant les quartiers lors du passage de ces camions. A préciser que ces derniers sont des véritables poids lourds, qui pourraient même par leurs passages causer des dégâts. La prudence est vraiment conseillée aux autres usagers de cette nouvelle infrastruture routière.

Mampionona D – La Gazette de la Grande Ile

 

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Le jardin de l’étranglement à Alarobia Amboniloha

L’ouverture de la voie rapide Ivato- Tsarasaotra devait profiter  aux  usagers en  résolvant les problèmes d’embouteillages  qui faisaient plaindre les habitants d’Ambohibao, Talatamaty Andranomena ou Ambohimanarina. Cette voie a permis  d’atténuer les bouchons sur cet axe mais a aussi  créé de nouveaux points rouges  au niveau  d’Ankorondrano et Anosivavaka. L’apparition  de ces nouveaux embouteillages peut être amputée au goulot d’étranglement  identifié  au croisement venant d’Amboniloha vers Ankorodrano et Tsarasaotra  et après  le centre de visite technique Alarobia.  En effet, deux facteurs majeurs évidents  se conjuguent sur cette zone. Premièrement,  l’existence d’un jardin privé bien clôturé mais sans intérêt majeur car sans accès de part et d’autre et sans utilisateurs, juste à titre décoratif et garde limitative de propriété privé. Deuxièmement, l’emplacement d’un arrêt de plusieurs lignes de Taxi be.

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Pour résorber l’intensité du trafic, il faudra prendre des décisions qui pourront lever  ces  éléments favorisant les réductions des vitesses. Citons par exemple, deux solutions  rapides et simples :

  • Exproprier une partie de ce jardin, pour «besoin d’utilité publique», d’au moins de 2 mètres pour élargir la chaussée et en déplaçant le poteau de la JIRAMA qui se trouve juste à coté
  • Déplacer de quelques mètres en aval l’arrêt des Taxi be qui se trouve juste à la sortie du croisement venant d’Amboniloha et se plaçant juste à côté de ce jardin sans intérêt (pour les publics).

La balle est  maintenant dans le camp d’une part,  du propriétaire du jardin  que nous remercions déjà pour leur compréhension, mais aussi  des autorités compétentes  pour les décisions qu’ils prendront promptement  pour fluidifier la circulation autour de la Capitale.

Jean Claude Razanamparany

Sécurité des piétons dans la rue d’Antananarivo.

 

Les trottoirs sont-ils pour les piétons?

Pour libérer la circulation et pour permettre aux piétons de traverser en toute sécurité, la CUA a commencé à mettre des panneaux de signalisation et des plots sur les trottoirs depuis juillet 2016. Depuis, le stationnement sur les deux cotés d’une rue et le stationnement sur les trottoirs sont punissables, pouvant entrainer la mise en fourrière du véhicule. Mais apparemment, cette mesure n’a pas pu résoudre les problèmes des piétons. En plus, les trottoirs ne sont plus désormais destinés aux piétons uniquement. Ils sont actuellement multi-usages : lieu de vente, parking et parfois endroit de lavage de voiture, stockage ou endroit de dépôts des biens particuliers, empruntés par les motos,… parfois même, les trottoirs n’existent pas.

Comment marcher en sécurité sur les trottoirs ?

S’il y en a un disponible pour vous, faites-en bon usage et marchez en sécurité. Mais comment ?En voici quelques idées :

  • Faites face aux véhicules quand vous marchez sur les trottoirs. Comme ça, vous pouvez voir venir les véhicules et réagir en fonction des évènements de circulation pouvant vous mettre en danger,
  • Eloignez le plus possible le bord du trottoir, pour éviter de se glisser ou tomber accidentellement dans la chaussée,
  • Si vous êtes avec un enfant, tenez le dans la mainsur le côté le plus loin de la chaussée. Si vos mains sont occupées, faites-le tenir une partie de votre vêtement : poche, bretelle, ceinture, …
  • Si une moto emprunte votre trottoir, ne descendez pas dans la chaussée. Serez-vous plus à gauche ou arrêtez-vous et dites au motard de reprendre sa chaussée.

Où sont passés les panneaux de signalisation et les passages cloutés ?

Même si des supports de visibilité pouvant aider les piétons à traverser les rues en toute sécurité existent, ils ne sont pas souvent respectés. Il y en a ceux qui sont vandalisés juste quelque temps après leur installation. D’autres sont devenus comme des biens privés car des particuliers les considèrent et les utilisent pour leur besoin personnel. Aussi, dans la plupart des cas, les piétons n’ont plus l’habitude de traverser sur les passages zébrés du fait qu’ils sont trop rares et qu’on s’habitue à vivre sans cela.

Comment traverser une route en sécurité ?

Même les adultes ont du mal à traverser une route, surtout lorsqu’il y a des obstacles qui limitent les champs de vision. L’absence, le manque et le non-respect des supports pouvant aider à traverser ne fait qu’empirer la situation. En voici alors quelques conseils pour traverser une rue en sécurité :

  • Empruntez les passages piétons s’il y en a un,
  • Si vous ne voyez pas de passage pour piétons, trouvez un endroit où vous pouvez voir les véhicules dans les deux sens (s’éloigner des obstacles et éviter les virages, les carrefours et les ronds-points),
  • Assurez-vousde voir les véhicules et d’être vu par les conducteurs,
  • Avant de traverser, bien regarder et écouter : regarder à gauche puis à droite et encore à gauche.
  • Traversez rapidement mais ne courez pas.
  • Traversez en ligne droite mais pas diagonalement.

Il faut retenir que plus vous mettez du temps sur la chaussée, plus vous avez plus de risque d’être renversé par les voitures.

Frédin Rasolohajamanana

Eliakim : Les voies d’accès ne tiennent plus la route (Midi Madagascar)

Il faudra du temps et des moyens colossaux au régime pour rétablir complètement toutes ces routes nationales endommagées ou coupées suite au passage d’Eliakim, car le rafistolage ne suffira plus. Cette fois-ci c’est du lourd, « au propre comme au figuré ».

En effet outre les 50 872 sinistrés et les 21 décès à son actif, la forte tempête tropicale Eliakim a aussi gravement endommagé, voire coupé, les routes nationales (RN) malgaches, déjà tristement célèbres pour leur état de délabrement avancé. Selon le ministère de tutelle au moins six RN ont été sévèrement frappées par Eliakim, sans parler des éboulements des terrains alentours (comme ces deux éboulements de terrain sur la RN2 (reliant Toamasina à Antananarivo), mais également ceux survenus à Bealanana. Certes, les conséquences des intempéries sur les infrastructures routières peuvent être imprévisibles, mais elles ne sont nullement inévitables. Elles auraient pu être davantage atténuées si les infrastructures routières étaient moins vétustes et mieux construites. Cependant, la proactivité ou les compétences de l’Etat ne sont pas les seules à remettre en cause. Les communautés locales ont également leur part de responsabilité, pour ne parler que des éboulements par exemple. Ces derniers auraient pu être atténués, si le taux de déboisement sur la RN2 n’était pas aussi important et si les populations avaient pris les dispositions pour s’y préparer un tant soit peu, surtout suite aux éboulements d’Ampamarinana ayant secoué la capitale.

Constats et conséquences. Ces six RN endommagées sont, par ordre de gravité des dégâts : la RNP 6 notamment à Beramanja (belle femme) qui ne porte plus bien son nom (reliant la région Sofia à la région DIANA), la RN5 (régions Atsinanana et Analanjirofo), la RNP 2 (notamment les portions reliant Moramanga à Toamasina : Ambatotsonegaly et son éboulement spectaculaire) ; la RN32 (Befandriana- Mandritsara), mais aussi la RN23 (reliant Mahanoro et Marolambo). Toutes sortes de dégâts imaginables sur ces RN, ont été au menu : éboulements, radiers emportés, ponts coupés, effondrés, ou contournés, route inondée, route emportée par la crue, etc. Et cette liste n’est pas exhaustive. Pourtant, les conséquences socio-économiques de la détérioration du réseau routier de Madagascar sont nombreuses. Notons entre autres, le blocage des marchandises et autres produits économiques acheminés par voie routière. Mais la population le paie également cher, car l’approvisionnement des produits maraîchers et des produits de rente s’avère mille fois plus compliquée et se solde par une flambée des prix ; comme ce qui se passe déjà à Ambanja, Ankify Doany, Ambilobe, Nosy-Be et même Diégo Suarez – où on ne marchande pas !-, ou encore plus à l’est à Maroantsetra où le prix des tomates et du riz atteint des sommets (plus de 5 500 Ar le kilo).

Luz Razafimbelo

Lourd bilan d’Eliakim : Cinq routes nationales impraticables (Ma-Laza)

Les cyclones se suivent et… se ressemblent avec leurs lourds tributs. Eliakim n’a pas dérogé à la règles et a même faits des victimes humaines, sans parler des dégâts incommensurables sur les infrastructures dont routières.

Outre les pertes de vie humaine, les sinistrés, les maisons détruites et les plantations inondées, la tempête tropicale Eliakim est également à l’ origine de la dégradation des routes nationales. Selon les précisions apportées par Eric Razafimandimby, Ministre des Travaux Publics, cinq routes nationales sont les plus affectées, mais c’est surtout au niveau de la RN 6 que les dégâts sont importants avec de nombreuses coupures de tronçon le long de la route nationale.
La route est coupée entre Ambanja et Ambilobe, le pont d’Antanambaon’Ankiniky au niveau du PK 499+150 s’est écroulé et se trouve sous les eaux alors qu’il était en béton armé. L’accès au pont tetezan’Antsatrana (PK 522) a également été emporté par les eaux et le pont Beramanja (PK 540 + 500) submergé par les crues. L’eau a dépassé environ de 3m la hauteur des ponts, a-t-on précisé.
La route n’est pas praticable à Ankazomainty (PK 521+500) et Angodrofo (PK 536 +030) et au niveau d’autres points. Le Ministère des Travaux Publics s’active actuellement à mettre en place un pont Bailey dans certaines localités si pour d’autres la solution est le remblai. C’est surtout au niveau du pont d’Ankiniky que la solution à mettre en œuvre est la plus complexe. Si le pont était d’une longueur de 21m, samedi dernier les mesures effectuées sur la portion à réhabiliter étaient de 30 m et cela ne cesse de s’étendre puisque celles réalisées hier faisaient état de 50m de long. De nombreux points de coupure sont ainsi constatés tant entre Ambanja et Ambilobe que d’Ambilobe à Antsiranana.
Pour la route nationale 2 reliant Antananarivo à Toamasina, c’est au niveau du PK 176 vers Andasibe entre Pont Kambana et Ampasimbe que des dégâts considérables sont relevés, mais des mesures sont entreprises pour que l’axe soit praticable dans les brefs délais. Les travaux devaient être achevés dans la nuit. Sur la RN 5 entre Soanierana Ivongo et Maroantsetra, plusieurs bacs ont été emportés par les eaux. Celui utilisé au PK 215 s’est échoué sur la plage si les chargés d’itinéraire sont encore à la recherche des autres bacs emportés par les eaux. Quatre points de coupure sont relevés sur la RN 32 reliant Mandritsara à Antsohihy, si un éboulement de rocher s’est produit sur la RN 31 entre Antsohihy et Bealalana.
L’on estime à plus de 10 milliards d’Ariary les besoins requis pour la réhabilitation de ces différentes infrastructures. Ces dégâts, notons-le, ont également des impacts sociaux et économiques majeurs, cela entravant la circulation des biens et des personnes. Les ressources proviennent non seulement du Fonds d’Entretien Routier puisqu’il s’agit de travaux d’urgence, mais également du budget prévu pour l’adaptation aux contraintes. Ce budget s’amenuise, une grande partie ayant été utilisée pour réparer les impacts des cyclones Ava et Dumazile. Des réunions se tiennent actuellement pour qu’une extension de ce budget soit accordée pour faire face aux nombreux travaux de réhabilitation.

C.R