Sécurité des piétons dans la rue d’Antananarivo.

 

Les trottoirs sont-ils pour les piétons?

Pour libérer la circulation et pour permettre aux piétons de traverser en toute sécurité, la CUA a commencé à mettre des panneaux de signalisation et des plots sur les trottoirs depuis juillet 2016. Depuis, le stationnement sur les deux cotés d’une rue et le stationnement sur les trottoirs sont punissables, pouvant entrainer la mise en fourrière du véhicule. Mais apparemment, cette mesure n’a pas pu résoudre les problèmes des piétons. En plus, les trottoirs ne sont plus désormais destinés aux piétons uniquement. Ils sont actuellement multi-usages : lieu de vente, parking et parfois endroit de lavage de voiture, stockage ou endroit de dépôts des biens particuliers, empruntés par les motos,… parfois même, les trottoirs n’existent pas.

Comment marcher en sécurité sur les trottoirs ?

S’il y en a un disponible pour vous, faites-en bon usage et marchez en sécurité. Mais comment ?En voici quelques idées :

  • Faites face aux véhicules quand vous marchez sur les trottoirs. Comme ça, vous pouvez voir venir les véhicules et réagir en fonction des évènements de circulation pouvant vous mettre en danger,
  • Eloignez le plus possible le bord du trottoir, pour éviter de se glisser ou tomber accidentellement dans la chaussée,
  • Si vous êtes avec un enfant, tenez le dans la mainsur le côté le plus loin de la chaussée. Si vos mains sont occupées, faites-le tenir une partie de votre vêtement : poche, bretelle, ceinture, …
  • Si une moto emprunte votre trottoir, ne descendez pas dans la chaussée. Serez-vous plus à gauche ou arrêtez-vous et dites au motard de reprendre sa chaussée.

Où sont passés les panneaux de signalisation et les passages cloutés ?

Même si des supports de visibilité pouvant aider les piétons à traverser les rues en toute sécurité existent, ils ne sont pas souvent respectés. Il y en a ceux qui sont vandalisés juste quelque temps après leur installation. D’autres sont devenus comme des biens privés car des particuliers les considèrent et les utilisent pour leur besoin personnel. Aussi, dans la plupart des cas, les piétons n’ont plus l’habitude de traverser sur les passages zébrés du fait qu’ils sont trop rares et qu’on s’habitue à vivre sans cela.

Comment traverser une route en sécurité ?

Même les adultes ont du mal à traverser une route, surtout lorsqu’il y a des obstacles qui limitent les champs de vision. L’absence, le manque et le non-respect des supports pouvant aider à traverser ne fait qu’empirer la situation. En voici alors quelques conseils pour traverser une rue en sécurité :

  • Empruntez les passages piétons s’il y en a un,
  • Si vous ne voyez pas de passage pour piétons, trouvez un endroit où vous pouvez voir les véhicules dans les deux sens (s’éloigner des obstacles et éviter les virages, les carrefours et les ronds-points),
  • Assurez-vousde voir les véhicules et d’être vu par les conducteurs,
  • Avant de traverser, bien regarder et écouter : regarder à gauche puis à droite et encore à gauche.
  • Traversez rapidement mais ne courez pas.
  • Traversez en ligne droite mais pas diagonalement.

Il faut retenir que plus vous mettez du temps sur la chaussée, plus vous avez plus de risque d’être renversé par les voitures.

Frédin Rasolohajamanana

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Eliakim : Les voies d’accès ne tiennent plus la route (Midi Madagascar)

Il faudra du temps et des moyens colossaux au régime pour rétablir complètement toutes ces routes nationales endommagées ou coupées suite au passage d’Eliakim, car le rafistolage ne suffira plus. Cette fois-ci c’est du lourd, « au propre comme au figuré ».

En effet outre les 50 872 sinistrés et les 21 décès à son actif, la forte tempête tropicale Eliakim a aussi gravement endommagé, voire coupé, les routes nationales (RN) malgaches, déjà tristement célèbres pour leur état de délabrement avancé. Selon le ministère de tutelle au moins six RN ont été sévèrement frappées par Eliakim, sans parler des éboulements des terrains alentours (comme ces deux éboulements de terrain sur la RN2 (reliant Toamasina à Antananarivo), mais également ceux survenus à Bealanana. Certes, les conséquences des intempéries sur les infrastructures routières peuvent être imprévisibles, mais elles ne sont nullement inévitables. Elles auraient pu être davantage atténuées si les infrastructures routières étaient moins vétustes et mieux construites. Cependant, la proactivité ou les compétences de l’Etat ne sont pas les seules à remettre en cause. Les communautés locales ont également leur part de responsabilité, pour ne parler que des éboulements par exemple. Ces derniers auraient pu être atténués, si le taux de déboisement sur la RN2 n’était pas aussi important et si les populations avaient pris les dispositions pour s’y préparer un tant soit peu, surtout suite aux éboulements d’Ampamarinana ayant secoué la capitale.

Constats et conséquences. Ces six RN endommagées sont, par ordre de gravité des dégâts : la RNP 6 notamment à Beramanja (belle femme) qui ne porte plus bien son nom (reliant la région Sofia à la région DIANA), la RN5 (régions Atsinanana et Analanjirofo), la RNP 2 (notamment les portions reliant Moramanga à Toamasina : Ambatotsonegaly et son éboulement spectaculaire) ; la RN32 (Befandriana- Mandritsara), mais aussi la RN23 (reliant Mahanoro et Marolambo). Toutes sortes de dégâts imaginables sur ces RN, ont été au menu : éboulements, radiers emportés, ponts coupés, effondrés, ou contournés, route inondée, route emportée par la crue, etc. Et cette liste n’est pas exhaustive. Pourtant, les conséquences socio-économiques de la détérioration du réseau routier de Madagascar sont nombreuses. Notons entre autres, le blocage des marchandises et autres produits économiques acheminés par voie routière. Mais la population le paie également cher, car l’approvisionnement des produits maraîchers et des produits de rente s’avère mille fois plus compliquée et se solde par une flambée des prix ; comme ce qui se passe déjà à Ambanja, Ankify Doany, Ambilobe, Nosy-Be et même Diégo Suarez – où on ne marchande pas !-, ou encore plus à l’est à Maroantsetra où le prix des tomates et du riz atteint des sommets (plus de 5 500 Ar le kilo).

Luz Razafimbelo

Lourd bilan d’Eliakim : Cinq routes nationales impraticables (Ma-Laza)

Les cyclones se suivent et… se ressemblent avec leurs lourds tributs. Eliakim n’a pas dérogé à la règles et a même faits des victimes humaines, sans parler des dégâts incommensurables sur les infrastructures dont routières.

Outre les pertes de vie humaine, les sinistrés, les maisons détruites et les plantations inondées, la tempête tropicale Eliakim est également à l’ origine de la dégradation des routes nationales. Selon les précisions apportées par Eric Razafimandimby, Ministre des Travaux Publics, cinq routes nationales sont les plus affectées, mais c’est surtout au niveau de la RN 6 que les dégâts sont importants avec de nombreuses coupures de tronçon le long de la route nationale.
La route est coupée entre Ambanja et Ambilobe, le pont d’Antanambaon’Ankiniky au niveau du PK 499+150 s’est écroulé et se trouve sous les eaux alors qu’il était en béton armé. L’accès au pont tetezan’Antsatrana (PK 522) a également été emporté par les eaux et le pont Beramanja (PK 540 + 500) submergé par les crues. L’eau a dépassé environ de 3m la hauteur des ponts, a-t-on précisé.
La route n’est pas praticable à Ankazomainty (PK 521+500) et Angodrofo (PK 536 +030) et au niveau d’autres points. Le Ministère des Travaux Publics s’active actuellement à mettre en place un pont Bailey dans certaines localités si pour d’autres la solution est le remblai. C’est surtout au niveau du pont d’Ankiniky que la solution à mettre en œuvre est la plus complexe. Si le pont était d’une longueur de 21m, samedi dernier les mesures effectuées sur la portion à réhabiliter étaient de 30 m et cela ne cesse de s’étendre puisque celles réalisées hier faisaient état de 50m de long. De nombreux points de coupure sont ainsi constatés tant entre Ambanja et Ambilobe que d’Ambilobe à Antsiranana.
Pour la route nationale 2 reliant Antananarivo à Toamasina, c’est au niveau du PK 176 vers Andasibe entre Pont Kambana et Ampasimbe que des dégâts considérables sont relevés, mais des mesures sont entreprises pour que l’axe soit praticable dans les brefs délais. Les travaux devaient être achevés dans la nuit. Sur la RN 5 entre Soanierana Ivongo et Maroantsetra, plusieurs bacs ont été emportés par les eaux. Celui utilisé au PK 215 s’est échoué sur la plage si les chargés d’itinéraire sont encore à la recherche des autres bacs emportés par les eaux. Quatre points de coupure sont relevés sur la RN 32 reliant Mandritsara à Antsohihy, si un éboulement de rocher s’est produit sur la RN 31 entre Antsohihy et Bealalana.
L’on estime à plus de 10 milliards d’Ariary les besoins requis pour la réhabilitation de ces différentes infrastructures. Ces dégâts, notons-le, ont également des impacts sociaux et économiques majeurs, cela entravant la circulation des biens et des personnes. Les ressources proviennent non seulement du Fonds d’Entretien Routier puisqu’il s’agit de travaux d’urgence, mais également du budget prévu pour l’adaptation aux contraintes. Ce budget s’amenuise, une grande partie ayant été utilisée pour réparer les impacts des cyclones Ava et Dumazile. Des réunions se tiennent actuellement pour qu’une extension de ce budget soit accordée pour faire face aux nombreux travaux de réhabilitation.

C.R

Mahajanga – Le transport de passagers mis en ordre (l’Express de Madagascar)

Face aux nombreuses plaintes et remarques dont sont victimes les usagers des taxis-brousse de la Route nationale 4 reliant Mahajanga à la capitale, l’Agence des transports terrestres de Mahajanga (ATT), dirigée par Toky Rahaingo, a convoqué les responsables des coopératives nationales ainsi que les Chefs guichetiers, mardi dernier, à son siège au bord de la mer à Mahajanga be.
La licence d’exploitation est nécessaire pour tous les véhicules de transport de voyageurs. Elle doit être à jour.
« Le changement de place d’un passager est considéré comme un abus de confiance. Vous devrez avertir le client avant de mettre à une autre place », a précisé Toky Rahaingo.
De fait, de nombreux clients sont victimes de cette modification de voiture ou de siège avant le départ. Le chauffeur déplace ses passagers dans un autre véhicule sans les avertir alors que les concernés ont effectué une réservation. Des altercations éclatent souvent entre les responsables des coopératives et les chauffeurs, ainsi que les voyageurs.
C’était dans l’optique de mettre de l’ordre au sein du transport national que cette réunion a été initiée. Par ailleurs, les passagers doivent être avertis des dispositions concernant l’heure de départ et surtout en cas d’annulation de départ du taxi-brousse. Ils devront aussi être mis au courant de la durée de la validité des tickets.
« Aucun passager ne pourra pas être embarqué s’il ne possède pas de billet. Le manifold est aussi obligatoire pour les véhicules. La compagnies d’assurance et le Tribunal exigent ces deux pièces en cas d’accident », a souligné le représentant de l’ATT à Mahajanga.
D’après la loi en vigueur, le personnel des coopératives nationales est strictement fixé à cinq agents dont trois s’occupent de la vente des billets, les deux autres étant chargés des bagages. L’uniforme est exigé pour ces employés.
L’ATT organisera bientôt une formation sur l’accueil et la vente de billets pour ces agents de coopérative.

Vero Andrianarisoa

L’Express de Madagascar: Les irrégularités routières traquées

Harilalaina Rakotobe

Les dérives en matière de sécurité présentent une tendance haussière. Des mesures coup de poing sont entreprises pour faire face.

Contrôle, la sécurité routière enregistre des abus et des non-respects des dispositions de textes en vigueur à des fréquences beaucoup trop répétitives. Face à cette situation, le ministère des Transports et de la Météo­rologie, a réalisé une opération de contrôle ponctuelle le 09 et 10 février
derniers dans la région Analamanga. Cette opération ponctuelle sur deux jours a donné des résultats qui confirment la nécessité de la vigilance de la Direction des Transports Routiers. Le nombre de véhicules contrôlés et qui étaient en infraction étaient de plus de deux cent. Selon le ministère, « Ces opérations visent à sensibiliser les usagers de la route, à identifier et à appréhender les corrupteurs et les agents corrompus ». Plusieurs points ont fait l’objet de contrôle sur cette opération : les vitres fumées et teintées avec les autorisations y afférentes, l’alcoolémie des conducteurs, l’authenticité des papiers des véhicules et ceux des conducteurs, ainsi que l’état physique des véhicules. Après ces contrôles, les dossiers recueillis seront alors transférés aux autorités compétentes soit au tribunal pour les faux en écriture des documents administratifs et au bureau indépendant anticorruption pour les cas avérés de corruption.

Accompagnement
De ce fait, deux grands axes d’orientation dirigent cette opération. Le ministère est engagé, d’une part, à garantir la mise en place d’efforts permanents pour une meilleure sécurité routière pour les usagers. D’autre part, de concert avec la Direction Générale de la Sécurité Routière (DGSR) du Secrétariat d’Etat à la Gendarmerie, il a mis en place une action ponctuelle aux fins de démanteler un réseau où la présence de plusieurs formes de corruptions est avérée et largement répandue en matière de délivrance d’actes administratifs, qui, relève des
attributions de diverses administrations publiques. Par ailleurs, à partir de ces résultats de contrôle, le taux de non-observation des règles auprès des usagers de la route s’est avéré être l’une des principales sources d’accident en matière de transport terrestre. Raison pour laquelle le ministère du Transport et de la météorologie prépare des mesures d’accompagnement qui seront effectives avant la fin de ce premier semestre. « Des mesures qui serviront surtout à rappeler à tout un chacun l’importance de l’observation de ces textes pour une meilleure sécurité pour tous », nous a-t-on communiqué.