Circulation dans la capitale : De nouveaux bus au mois de juin prochain

Le président de la République a présenté ce 17 février 2017, sa vision du transport public dans la capitale et les grandes villes du pays lors d’une cérémonie qui s’est déroulé à Ambohitsorohitra. Par la même occasion, il a fait la publicité du partenariat de l’Etat avec le Groupe SMTP et la société ID Motors qui sont les initiateurs d’un projet de modernisation du transport public avec le ministère du Transport. D’après ce dernier, ce seront donc des véhicules importés de Chine et configurés pour Madagascar ; des « bus intelligents » et modernes car démonétisés comme le qualifie le président Rajaonarimampianina. Ils desserviront pour un début prévu au mois de juin prochain, certains circuits de la capitale, sans doute les trajets empruntés auparavant sous le règne de Didier Ratsiraka par les grands bus de marque Ikaruss qui ont facilité les déplacements des étudiants de l’université et les riverains du circuit.

En tout cas, l’initiative n’est pas nouvelle car les gouvernants sous la Transition ont aussi essayé de moderniser et de changer le parc des véhicules de transport public mais non concrétisée. Devant les atermoiements du ministère des Finances de l’époque, les transporteurs ont préféré importer des véhicules d’Europe, de marque Sprinter, presque tous des fourgons qu’ils ont transformé et aménagé.

Réagissant à ce projet de « bus intelligent », des propriétaires de taxi-be sont hésitants. Ils s’interrogent sur le tarif à appliquer et si la mise en circulation de ces nouveaux bus rendrait plus fluide la circulation urbaine.

Ci-après les caractéristiques de ce nouveau bus

Le « Bus-intelligent »

  • Nombre de passagers : 23 assis, 26 debout.
  • Identification des positions des bus, des avances et des retards
  • Évaluation des niveaux de qualité de service
  • Des services d’information aux voyageurs
  • Des nouveaux types de titres de transport

Système d’aide à l’exploitation :

  • Le système est basé sur une architecture serveur-web et peut être utilisé par un nombre indéfini de stations de travail, en utilisant un simple navigateur, comme MS Internet Explorer, sur n’importe quel PC, via le réseau de l’entreprise ou Internet.
  • Certaines applications peuvent fonctionner aussi localement, pour garantir la continuité du service en cas de panne des canaux de communication.

Un système compact

  • Permet au conducteur de vendre des titres, de renouveler/recharger les cartes sans contact et de gérer le service (postes de travail, courses…),
  • Identifie la position du véhicule par GPS et en connaissant les avances et retards aux arrêts par rapport à l’horaire programmé
  • Permet un contact permanent avec le centre et peut recevoir les paramètres du service, les mises à jour de logicielles et envoyer la position de l’autobus et les transactions effectuées.

Les points de vente de carte et de recharge

  • Saisie et gestion des données des clients
  • Production de cartes à puce personnelles avec impression thermographique des informations personnelles et de la photographie.
  • Vente et émission de titres de transport sans contact
  • Renouvellement ou rechargement de cartes

Accessoires dans les bus

  • Caméras de surveillance
  • Géolocalisation
  • Carte de prépaiement
  • Borne de paiement magnétique
  • Écrans publicitaires
  • Limiteurs de vitesse
  • Compteurs de passagers électroniques
  • Compteurs de transactions électroniques

Source: www.madagascar-tribune.com/De-nouveaux-bus-au-mois-de-juin,22868.html

Recrutement d’un Consultant facilitateur

 

Appel  à Manifestation d’Intérêt

Recrutement  d’un enquêteur facilitateur  

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet  LAMINA : «  Plaidoyer et actions pour une meilleure mobilité des Personnes en Situation d’ Handicap (PSH) dans la Commune Urbaine d’Antananarivo »- appuyé par l’Union européenne à travers l’Instrument Européen pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IEDDH), ONG Lalana organise des enquêtes de la satisfaction sur les services  offerts par le  transport public  auprès des Personnes à Mobilité Réduite dont les Personnes en Situation de Handicap.

L’ONG Lalana souhaite s’atteler le service d’un consultant pour mener des enquêtes  auprès de ces usagers du transport public

Principales Attributions :

En collaboration étroite avec l’équipe technique du projet, le facilitateur  assurera  les activités suivantes :

  1. Identifier les cibles
  2. Mener des entretiens auprès des usagers
  3. Faciliter l’atelier de la présentation et de la validation des résultats d’enquête
  4. Rédiger un rapport

Durée du mandat:5 jours

  • Identification de la stratégie:1/2jour
  • Enquêtes auprès des cibles :2 jours
  • Atelier de la présentation et de la validation des résultats :1/2 jour
  • Rédaction du rapport:2 jours

Livrables attendus :

Avant la réalisation des enquêtes:

Un document comprenant :

  1. La stratégie adoptée;
  2. Le calendrier de la mise en œuvre.

Apres les enquêtes:

Rapports : atelier et enquête

Qualité du candidat

  • Bac+4 en  sciences sociales
  • Maîtrise du monde des Personnes en Situation d’Handicap (PSH)
  • Connaissance du secteur de Transport
  • Expérience dans l’organisation des actions d’évaluation des projets ou de la sensibilisation
  • Excellente maîtrise du Français à l’écrit et à l’oral indispensable
  • Expérience en organisation non-gouvernementale.

Date limite de candidature : 31/01/17

Envoyer par email votre offre technique et offre financière à l’adresse lalana@lalana.org, lalana@moov.mg. Veuillez mentionner l’intitulé du poste

Recrutement d’un Facilitateur d’atelier

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet  LAMINA : «  Plaidoyer et actions pour une meilleure mobilité des Personnes en Situation d’ Handicap (PSH) dans la Commune Urbaine d’Antananarivo »- appuyé par l’Union européenne à travers l’Instrument Européen pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IEDDH), ONG Lalana organise un atelier qui capitalisera les actions à entreprendre par les parties prenantes du domaine touchant l’amélioration  la mobilité des Personnes en Situation d’Handicap.

L’ONG Lalana souhaite s’atteler le service d’un consultant pour animer cet atelier.

Principales Attributions :

Sous la supervision du chef de projet, le facilitateur  assurera les activités suivantes :

  1. Identifier la stratégie deconduite de l’atelier
  2. Faciliter l’atelier selon la stratégie identifiée
  3. Rédiger un rapport

Durée du mandat:3 jours

  • Identification de la stratégie de la réalisation de l’atelier :1jour
  • Facilitation de l’atelier : 1/2jour
  • Rédaction du rapport de l’atelier : 1 et 1/2jour

Livrables attendus :

Avant la tenue  de l’atelier:

Un document comprenant :

  1. La stratégie de la facilitation ;
  2. Le timing del’atelier.

Apres l’atelier:

Rapport de l’atelier

Qualité du candidat

  • Bacc+ 4  en sciences sociales, communication, ou autres domaines similaires.
  • Maîtrise du monde des Personnes en Situation d’Handicap (PSH)
  • Connaissance du secteur de Transport
  • Expérience dans l’organisation et dans la facilitation d’un atelier de capitalisation des actions
  • Excellente maîtrise du Français à l’écrit et à l’oral indispensable
  • Expérience en organisation non-gouvernementale.

Date limite de candidature : avant le 18 novembre 2 016

Envoyer par email votre CV avec Photo récente, lettre de motivation, références et prétentions à l’adresse lalana@lalana.org, lalana@moov.mg. Veuillez mentionner l’intitulé du poste

La route avance

La Route d’Intérêt Provincial 19 et la Route
Nationale 7 sont dans un piteux état. Comme le sont tant d’autres routes malgaches. Sur une carte routière de 1964, la nomenclature allait de «route bitumée» à «route saisonnière», en passant par «route permanente». En cette année 2016, les routes, même nationales, peuvent avoir l’air de piste dont on peut s’inquiéter si certaines seraient encore praticables en saison des pluies. Les 70 kilomètres de la RIP 19, entre Talata-Volonondry et Ambatomanoina, se parcourent en trois à quatre heures. Sur la RN7, entre Ambositra et Alakamisy-Ambohimaha, il y a 20 kilomètres indignes d’une route nationale qui obligent les voitures à rouler au pas.
Des quatre coins de Madagascar, depuis Ambohi­mamory-Itaosy, qui a pourtant Manjakamiadana à portée de regard, jusqu’à ces innombrables «tany lavitra Andriana», éternels oubliés de l’impossible décentralisation, Betatao, Miantso, Nosy-Varika, etc., etc., les récits se ressembleraient au goulet du ministère des travaux publics: vestiges quasi-archéologiques de bitume de l’époque coloniale, pistes comme effondrées sur elles-mêmes de la hauteur d’un bon vieux «Mercedes-Benz 911», bacs improvisés et avançant par halage le long d’un câble tendu entre deux rives, radiers emportés, ponts sans tablier, etc., etc. La ruine des infrastructures routières de Madagascar offre des possibilités infinies pour les amateurs de raids en quads, buggys, motos, 4×4…
Il devient ridicule, dans ces conditions, de continuer à discourir sur d’invraisemblables «réalisations» alors que les routes sont dans un état lamentable; qu’une voie fluviale aussi formidable que le «canal des Pangalanes» perd tout son intérêt parce qu’on laisse un pont effondré entraver son cours; que le chemin de fer date de Gallieni et de ses successeurs; que le transport aérien n’est plus qu’un lointain souvenir, encore signalé par le symbole d’un petit avion sur les vieilles cartes du «réseau intérieur le plus dense du monde».
Les imbéciles qui ont voulu le «changement» de 2009 avaient osé prétendre que «les routes ne se mangeaient pas». Le bitume de la place du 13 mai est certainement impropre à toute consommation intelligente. Mais, les paysans-producteurs, qui vivent enclavés, plébisciteraient un autre billet de banque à l’effigie d’une route, d’un port ou d’un chemin de fer. Car avec le transport, s’exportent leurs produits et arrivent l’instituteur et le médecin.

Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja

Transport en 2017 : la subvention ramenée à Ar 5 milliards

Transport

La  subvention allouée  aux transporteurs sera ramenée à 5 milliards d’ariary en 2017, contre 15 milliards d’ariary cette année.  Toutefois, l’ultimatum des transporteurs d’augmenter les tarifs tient toujours.

Une baisse progressive des subventions est prévue par l’Etat dans les trois prochaines années pour pouvoir engager plus de dépenses dans les projets de développement et le secteur social, notamment, dans le domaine de la santé et l’éducation, mais aussi dans le domaine des infrastructures. Une revue à la baisse des subventions allouées aux transporteurs est ainsi projetée à partir de l’année prochaine. «L’Etat a injecté une subvention de 15 milliards d’ariary dans ce secteur cette année, celle-ci sera ramenée à 5 milliards d’ariary en 2017», a avancé Gervais Rakotoarimanana, ministre des Finances et du budget lors d’une conférence de presse donnée dans les locaux du ministère à Antaninarenina, le 29 juillet dernier.

Une hausse prévue le 26 août

Dès que le prix du litre du gasoil à la pompe a dépassé le seuil des 3 000 ariary, les transporteurs urbains ont annoncé de revoir à la hausse le ticket des taxis-be. En effet, depuis l’année 2012, l’Union des coopératives des transporteurs urbains (UCTU) a expliqué que les transporteurs urbains seraient déficitaires si le  prix du litre du gasoil dépassait les 3 000 ariary. Ainsi, depuis les hausses successives des prix à la pompe ces trois derniers mois, les transporteurs urbains  ont menacé d’augmenter leur tarif à 500 ariary. Mais après une discussion avec l’Agence des transports terrestres (ATT), cela a été reporté. Les transporteurs attendent donc des mesures venant de l’Etat jusqu’au 26 août prochain.  A ce propos, le Ministre des Finances et du budget a indiqué qu’une rencontre a déjà eu lieu entre lui, le secrétaire général des transports et les transporteurs.

La subvention allouée aux transporteurs urbains a été arrêtée depuis que le prix du litre du gasoil est passé sous la barre des 3000 ariary en novembre 2015. «La subvention accordée par l’Etat en ce moment est un reliquat de l’année 2015, car trois mois d’arriérés n’ont par encore été régularisés», a précisé une source proche du sujet.  Celle-ci est de 130 ariary par litre de carburant consommé. La consommation ne doit pas dépasser le seuil de 30 litres par jour.

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