L’express de Madagascar / Commune urbaine d’Antananarivo – La sensibilisation avant la mise en fourrière

https://lexpress.mg/13/02/2020/commune-urbaine-dantananarivo-la-sensibilisation-avant-la-mise-en-fourriere/

Mesures dissuasives. L’augmentation de l’amende pour les véhicules mis en fourrière adoptée par le conseil municipal de la commune urbaine d’Antana­narivo (CUA) a alimenté les discussions, depuis quelques jours. Une hausse substantielle à entendre les informations transmises. Dans le cadre de la clôture de la première session du conseil, hier, le maire Naina Andrian­tsitohaina a apporté des explications. « Il ne s’agit pas d’une mesure répressive et encore moins d’un moyen pour renflouer les caisses de la commune. C’est une mesure dissuasive pour faire évoluer la mentalité et pour changer les comportements et les attitudes des automobilistes », précise-t-il.

Redorer l’image de la Capitale. Tel est le mot d’ordre du maire Andriantsito­haina depuis les campagnes électorales. Héritant des séquelles de plusieurs années d’indiscipline et d’incivisme, son principal défi c’est de changer les mentalités. Les premiers effets des mesures prises pour la fluidité de la circulation sont appréciés. L’envahissement des chaussées par les marchands est visiblement atténué. Toutefois, le stationnement sauvage persiste.

Avec les centaines de milliers de véhicules à Antananarivo, il est difficile de trouver une place pour se garer le jour et encore moins la nuit. Dans certains quartiers, les trottoirs font office de parking, le jour et de garage, la nuit. D’Anka­difotsy à Anosibe, d’Anda­vamamba à Andranoma­nalina, d’Ambondrona à Namon­tana,les piétons doivent marcher sur la chaussée car les trottoir, sont accaparés, par les marchands de rue et les parkings.

Pour des raisons diverses, le montant des amendes relatives aux infractions est méconnu par les usagers de la route. Ils préfèrent « s’arranger » avec les agents verbalisateurs moyennant quelques billets dont la couleur varie selon les humeurs et le pouvoir d’achat de chacun. Ainsi, Les détracteurs de cette mesure appréhendent des abus. « Nous allons privilégier la sensibilisation et l’éducation. Par la suite, nous allons donner des avertissements. En cas de récidive, les sanctions vont tomber », rassure le maire.

Le conseil municipal a ainsi adopté le texte. Avec l’aval de la préfecture pour le contrôle de conformité, la mise en fourrière coûtera, désormais, aux automobilistes 2000 ariary par cheval, 200 000 ariary pour le frais de transport et 150 000 ariary par jour pour le gardiennage. Une lourde amende qui conduira les automobilistes à mieux se conduire.

Andry Rialintsalama – L’Express de Madagascar

Midi Madagasikara / Salon de l’Auto 2019 : Plus de 500 véhicules exposés par 30 participants du 3 au 6 octobre

http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2019/09/24/salon-de-lauto-2019-plus-de-500-vehicules-exposes-par-30-participants-du-3-au-6-octobre/

Le Salon de l’Auto sera plus grand pour cette année. Un espace supplémentaire de 5.000m2 sera aménagé spécialement pour les camions et les gros engins. Mais comme à l’accoutumée, la grande diversité de quatre roues et de deux roues sera au rendez-vous.

30 exposants issus du secteur de l’automobile et de l’aftermarket, 25.000m2 d’espace d’exposition, entre 18.000 à 19.000 visiteurs attendus. Tels sont les chiffres clés du Salon de l’Auto 2019, présentés hier par Alexandre Duprès, président du GCAM (Groupement des Concessionnaires Automobiles de Madagascar). Sous le thème de la « Sécurité Routière », cet événement se tiendra au CCI Ivato, du 03 au 06 octobre prochain. « L’exposition se divisera en deux zones. D’abord les 20.000m2 de surface historique pour les quatre roues et les deux roues ; ensuite on aura 5.000mde nouvelle exposition qui comprendra 10 stands de 400m2 de chaque, pour les grands véhicules, les camions et les engins », a indiqué le président du GCAM. D’après les explications, 95% des marques automobiles importés à Madagascar seront représentés au salon. En effet, le salon sera une occasion pour les 9 membres importateurs automobiles du groupement de présenter leurs offres. Cependant, des concessionnaires et des revendeurs de pièces premium, qui ne sont pas membres du GCAM y participeront également pour présenter les nouveautés et les avancées technologiques du secteur. Bref, la quasi-totalité des concessionnaires automobiles implantés à Madagascar exposeront durant le Salon.

Innovations. Avec le thème « Sécurité Routière », le Salon de l’Auto 2019 a attiré plusieurs participants auprès de l’Administration publique. Le Ministère du Transport, du Tourisme et de la Météorologie assurera le parrainage de l’événement. La Direction Générale des Douanes (DGD), le Centre Immatriculateur (CI), la Direction Générale de la Sécurité Routière (DGSR) et l’Office Malgache des Hydrocarbures (OMH) disposeront également de leurs propres stands, durant l’exposition. En outre, des sociétés d’innovation seront au rendez-vous, si l’on ne cite que Telma, non moins sponsor officiel de l’événement, pour présenter ses solutions contribuant à l’amélioration de la sécurité routière à Madagascar. En ce qui concerne les animations, le Salon de l’Auto a établi un partenariat avec le Festival MadaJazzCar. Une tombola et un jeu SMS sont également au programme, pour offrir la possibilité aux visiteurs de gagner une voiture neuve. Pour les membres du GCAM, ce salon de plus en plus grand vise à promouvoir le marché de véhicules neufs à Madagascar, qui reste encore très réduit avec une vente totale de 2.500 véhicules neufs par an, contre 10.000 à Maurice, 30.000 à La Réunion, 600.000 en Afrique du Sud, 3 millions en France et plus de 17,5 millions aux Etats-Unis qui occupent la première place dans ce classement.

Antsa R. – Midi Madagasikara

Midi Madagasikara / Véhicules électriques : Où en est Madagascar ?

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2019/05/29/vehicules-electriques-ou-en-est-madagascar/

Nouveau pour certains, d’actualité pour d’autres, le concept de mobilité électrique se développe petit à petit à Madagascar. La ville de Toamasina en serait la pionnière.

La cause environnementale met en avant la nécessité de se convertir aux énergies renouvelables. Une cause louable dans la mesure où les effets des changements climatiques se font de plus en plus ressentir. Mais également en prenant en compte l’importance attribuée à la notion de durabilité, Madagascar n’échappant pas à cet engouement mondial, des investisseurs se sont lancés dans le pari «fou» de la mobilité électrique. Le cas de la ville de Toamasina qui compte environ une centaine de tricycles (tuk tuk) électriques desservant tous les quartiers en est une parfaite illustration. Une aventure qui a été initiée compte tenu des difficultés observées sur les véhicules fonctionnant avec l’essence ou le gasoil. Mais également sans tenir compte des défis pouvant être rencontrés, la transversalité du concept se trouve en première place. De part sa nature, la mobilité électrique concerne le ministère de l’Energie, celui du Transport et enfin celui de l’Environnement. Viendrait ensuite, « l’inexistence de dispositifs devant permettre une vulgarisation mais également de sécuriser les investissements ». Sur le plan « énergie » par exemple, la Jirama est toujours en mode « délestage » presque dans toutes les villes du pays. Penser à la mobilité électrique dans un pays où la compagnie productrice d’électricité peine à satisfaire les besoins de base relèverait donc d’une chimère infantile. Commercialisation de l’énergie, adaptation des réseaux de sorte à répondre aux besoins… autant de défis qui font que le pays en est encore loin. Du côté des transports, c’est une toute autre affaire. Le pays est loin d’avoir le minimum nécessaire pour accueillir une telle initiative si l’on ne parle que de la mise en place de points de recharge publics.

Avantages. Les témoignages de ceux et celles qui se sont convertis à la mobilité électrique attestent tous la rentabilité de l’investissement. Le côté non pollueur est avancé en premier lieu. Ne fonctionnant pas à l’énergie fossile, les véhicules électriques n’émettent pas de gaz à effet de serre. Un avantage de taille dans un monde où la volonté de se défaire de l’utilisation d’énergie fossile gagne de plus en plus du terrain. D’autres avantages sont également soulevés. Comme l’a fait savoir Manuela Rakotovao, gérante de la société « SAS Electric Motor » « investir dans un véhicule électrique permet d’épargner beaucoup d’argent pour le ré-investir dans d’autres besoins de la famille. Ne nécessitant presque pas d’entretien, ils épargnent leurs propriétaires des soucis aussi bien d’ordre financier que technique.« Les seules dépenses seraient celles liées à la facture de l’électricité. Manuela Rakotovao note « contrairement à ce que beaucoup le pensent, les véhicules électriques ne consomment pas autant en électricité. Prenons l’exemple des tricycles destinés au transport public. Un tuk tuk de cinq places consomme en moyenne environ 6,270 Kw en puissance. Avec un coût du Kilowattheure de 370 ar, la consommation journalière d’un tuk tuk électrique est de 2.500 ar maximum. Ce qui fait une dépense mensuelle de 74.592 ar par véhicule« . « Ladite dépense pouvant être l’équivalent de la consommation en carburant durant trois ou quatre jours de travail pour les véhicules roulant avec un moteur  à essence  ou diesel » a renchéri notre interlocutrice. Dans la conjoncture actuelle, investir massivement dans la vulgarisation de la mobilité électrique pourrait être bénéfique pour la Grande Île. Les réformes initiées ne pourraient avoir que des retombées positives. Et dans la foulée, la compagnie nationale d’eau et d’électricité n’en serait que la plus gagnante.

José Belalahy – Midi Madagasikara

 

Trois semaines pour obtenir le permis biométrique

Le processus de changement du permis de conduire en biométrique prend maintenant trois semaines. Les responsables avancent un entretien de la machine.

À la traine. Les automobilistes haussent le ton face au délai imparti pour le remplacement du permis de conduire en biométrique. Il leur faut vingt-deux jours pour obtenir ce nouveau document.
« J’en ai marre de cette longue attente. On nous a informés que cela ne prendrait pas beaucoup de temps. Toutefois, c’est tout le contraire qui se présente. Je ne peux pas passer mon temps à faire le va-et-vient ici», se désole un chauffeur rencontré sur le lieu.
Les explications recueillies auprès du centre d’immatriculation avancent un problème d’entretien des imprimantes. « Les imprimantes doivent être entretenues dès qu’elles accomplissent 50 000 impressions, de même pour l’appareil photo. Il faut aux techniciens une vingtaine de jours pour effecteur ces entretiens », explique un responsable au sein de ce centre basé à Tsimbazaza.
En effet, les entretiens de ces appareils sont assurés par des techniciens basés en Slovénie. Le centre fait donc appel à leurs services et les fait venir ici. Ce qui explique cette lourdeur de procédure de remplacement. « C’est nous qui les faisons venir, ici. C’est pour cette raison que le remplacement du permis de conduire en biométrique nécessite beaucoup de temps », soutient notre interlocuteur.
Cinq jours
Le droit de changement du permis s’élève à 38 000 ariary. La prise de photo et l’enregistrement de la signature se font sur les lieux mêmes. Cette somme servira à la confection de ce nouveau permis. Lors du lancement de ce projet, les responsables étatiques ont tenu la promesse qu’avec ce nouveau système, cinq jours suffisent pour le confectionner s’il fallait attendre trois semaines ou plus auparavant. L’objectif était d’éradiquer la corruption autour de la délivrance du permis et de détecter les faux permis de conduire. Plusieurs cas ont été décelés depuis la mise en place de ce projet.
Jusqu’à présent, le centre d’immatriculation a distribué 80 000 permis biométriques. Les automobilistes de Madagascar auront jusqu’à décembre pour renouveler leurs ancien permis de conduire en permis de conduire biométrique. Après cette date, les autorités annoncent des sanctions sévères aux utilisateurs de l’ancien permis de conduire.

Source : Helifetra Randriaminovololona et Lova Rafidiarisoa

http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/trois-semaines-pour-obtenir-le-permis-biometrique/

 

Véhicules avec conduite à droite : Première victoire des propriétaires à l’A.N

Enfin, l’Assemblée Nationale a adopté un projet de loi plus d’un mois après l’ouverture de sa première session ordinaire de l’année.  La Chambre basse a adopté  avec amendement  le projet de loi numéro 001/2016 portant sur le Code de la route à Madagascar. Les députés ont rejeté la proposition du gouvernement d’interdire la circulation sur le territoire national des véhicules avec conduite à droite.  Ils ont modifié le dernier alinéa de l’article L,1,2-4 de ce projet de loi qui stipule que « le volant de conduite de tout véhicule automobile autorisé à circuler sur le territoire national doit être placé sur la partie gauche». Les députés ont amendé ce passage comme suit : « Les véhicules avec conduite à droite déjà en circulation sur le territoire national avant la promulgation de cette loi, sont autorisés à circuler». Toutefois, l’importation des véhicules avec  conduite à droite sera prohibée à partir de la date de publication du nouveau Code de la route, note  Hanitra Razafimanantsoa, vice-présidente de l’Assemblée nationale pour la province d’Antananarivo.
Madagascar enregistre actuellement 500 véhicules avec conduite à droite. Les  membres du club des véhicules avec conduite à droite ont assisté à cette séance plénière d’hier au palais de Tsimbazaza. Par la voix de son porte-parole, Andriamihary Mahefa Feno, ce club s’est dit satisfait des amendements apportés par les députés de Madagascar. Rappelons depuis 2015, que le club des véhicules avec conduite à droite s’est  engagé dans un bras de fer intense avec l’Etat. Après  lobbying, le club a bénéficié du soutien des députés. Mais, rien n’est encore gagné…
Après adoption par l’Assemblée Nationale, le projet de loi  001/2016 portant sur le Code de la route à Madagascar sera examiné par le Sénat. Les sénateurs accepteront-ils les amendements proposés par les députés ? Le dernier mot en ce qui concerne la procédure d’adoption de cette loi appartient à la Haute Cour Constitutionnelle. Rappelons que l’Assemblée Nationale avait déjà adopté en décembre 2014, la loi 2014-037 portant code la route à Madagascar. Mais, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) avait demandé des modifications de certaines dispositions de cette loi. On attend la décision de ces deux institutions de la République. Lors de la séance d’hier à l’Assemblée Nationale, le gouvernement a été représenté par le ministre des Transports Benjamina Ramanantsoa et le ministre des Travaux publics, Eric Razafimandimby.

Vola R

Source :  http://matv.mg/vehicules-avec-conduite-a-droite-premiere-victoire-des-proprietaires-a-la-n/