Midi Madagasikara / Gestes barrières : Trop de faux-pas dans la rue et les transports publics

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2020/04/24/gestes-barrieres-trop-de-faux-pas-dans-la-rue-et-les-transports-publics/

A partir de lundi, l’heure sera à la sanction, après une semaine d’information, de sensibilisation et de distribution des outils nécessaires à la prévention de la propagation du coronavirus : masques, gels et produits désinfectants, etc.

Les forces de l’ordre procèderont à des interpellations en cas de non-respect des mesures et gestes barrières indiqués par les autorités, à appliquer dans les transports en commun et dans les établissements scolaires, ainsi que dans la rue et dans les lieux de travail. Force est de constater que depuis la mise en place du déconfinement progressif, ces mesures sont loin d’être respectées. Hier, jour de la reprise des classes, il était difficile pour les élèves de respecter la distanciation sociale durant toute la (demi) journée. Il en est de même pour les masques, portés correctement certes, à l’entrée et durant les heures de cours en classe ; mais dès la sortie des collèges et lycées, les élèves se relâchent : les masques sont accrochés sur une oreille, ou portés sous le menton, ou alors ne couvrent que la bouche et laissent le nez à découvert, rendant le dispositif totalement inutile. De même, les contacts physiques entre copains reviennent machinalement.

Gestes à bannir. Dans les transports en commun, le laisser-aller est beaucoup plus visible. Chez les chauffeurs et receveurs de taxi-be, le masque n’est pas mis correctement, tandis que les gels désinfectants pour les mains, disponibles en début de journée, sont rapidement épuisés. Les receveurs font ainsi mine d’en donner aux usagers à l’entrée des véhicules, sans grand succès dans la mesure où le flacon est vide. Quant aux usagers, si le port du masque est beaucoup plus respecté, les gestes à bannir semblent être encore méconnus : se frotter les yeux, baisser le masque pour se gratter le nez ou le visage, ou pour répondre au téléphone, etc. Bref, l’appropriation des mesures d’hygiène et de protection contre la propagation du coronavirus n’est pas encore effective.

Pluie de sanctions ? Il reste encore le week-end pour rectifier le tir. A partir de lundi prochain, 27 avril, les sanctions tomberont. Au vu du non-respect des mesures observé durant cette semaine, une pluie de sanctions devrait tomber. Toutefois, les forces de l’ordre ne pouvant pas être présentes partout, il y a de fortes chances de voir des personnes faire mine de respecter les mesures en présence des policiers ou des gendarmes, et se relâcher dès que ces derniers ont le dos tourné.

Hanitra R. – Midi Madagasikara

Madagascar Tribune / Respect difficile des mesures sanitaires imposées dans les transports en commun

https://www.madagascar-tribune.com/Respect-difficile-des-mesures-sanitaires-imposees-dans-les-transports-en-commun.html

Après plus d’un mois d’inactivité, les transports en commun ont commencé à circuler à nouveau dans les rues de la capitale hier. Le retour progressif à la normale des activités professionnelles a été également constaté hier pour la plupart des secteurs. A cet effet, les véhicules de transport en commun ont été d’une grande aide pour les travailleurs et les élèves qui ont dû regagner leurs écoles hier. Mais le seul hic était le respect des mesures sanitaires.

Port de masque obligatoire, nombre de passagers limité ou mis à disposition de gels hydroalcooliques à l’entrée des bus, dans la plupart des cas, ces dispositions n’ont pas été respectées dans sa totalité. D’autant plus que les contrôles par les forces de l’ordre se faisaient rarement et moins rigoureusement dans la journée d’hier.

Rivo, un chauffeur d’une ligne reliant Tanjombato à Andranomena explique que c’est difficile de respecter à la lettre toutes les mesures imposées. Les passagers pressés de rentrer, ont dû mal à accepter la limitation du nombre de place dans le bus. Un receveur d’une ligne reliant Ambohibao à Analakely regrette qu’il n’y ait pas de gel désinfectant dans son véhicule.

Le pire des scénarios reste celui des minibus de 18 places en temps normal qui assurent certaines lignes de la capitale. Lors de cette reprise, ils mettent trois personnes à chaque banquette et visiblement la distanciation d’un mètre est loin d’être respectée. Mais un receveur de la ligne 184, reliant Ambanidia – Mahamasina explique qu’il ne fait qu’appliquer les dispositions indiquées par l’Agence de transport terrestre, nonobstant en effet le risque de propagation rapide par contact de la maladie.

Malgré la reprise, de nombreuses personnes ont quand même eu des difficultés à rentrer chez eux l’après-midi. Sur certains arrêts, comme à Behoririka, les voyageurs se piétinent et se bousculent pour entrer dans les bus. Les uns et les autres sont pressés de rentrer chez eux, mais à cause des mesures restrictives qui s’imposent, ils ont dû mal à entrer dans les bus qui commençaient par ailleurs à se faire rare à partir de 13h.

Mandimbisoa R. – Madagascar Tribune

Madagascar Tribune / Circulation alternée pour les transports en commun

https://www.madagascar-tribune.com/Circulation-alternee-pour-les-transports-en-commun.html

Les transports en commun reprennent progressivement leurs activités. A partir de ce mercredi et suite à la conjoncture actuelle, une disposition particulière a été mise en place par l’Agence de Transport terrestre (ATT), hier. Les transports de lignes urbaine et suburbaine sont autorisés de 5 heures du matin à 15 heures de l’après-midi mais en circulation alternée.

Les taxi-be travailleront en alternance suivant leur numéro d’immatriculation. Ceux avec un numéro pair circuleront en premier ce mercredi, ceux avec un numéro impair le jeudi, et ainsi de suite. L’objectif est d’éviter les embouteillages causés par un trop grand nombre de véhicules en ville, selon l’ATT.

L’ATT a précisé que les frais de transport sont maintenus comme avant le confinement dans la capitale et les périphéries. Si cette mesure suscite des inquiétudes auprès des chauffeurs et des receveurs, les propriétaires semblent vouloir se soumettre à la décision. Pour les chauffeurs et receveurs qu’ils louent le véhicule ou travaillent en tant que salariés, les problèmes résident dans le plafond du versement à atteindre. « Même en temps normal, c’est difficile de l’atteindre maintenant avec les nouvelles dispositions, nous nous inquiétons plus encore », lance Fredy, chauffeur d’un bus reliant Ambohibao à Analakely. Une inquiétude partagée par la plupart des chauffeurs et receveurs. « Nous nous en remettons aux propriétaires, pourvu qu’ils fassent preuve de compréhension », se résigne-t-il.

Le ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, Joël Randriamandranto a rappelé entre autres que le nombre de places maximum dans un bus est de 18 soit 10 de moins pour les voitures de 28 places, soit 14 de moins pour celles de 32 places. L’ATT précise que trois personnes par banquette sont autorisées dans un bus et que l’utilisation de strapontin est interdite. Outre les différentes mesures sanitaires à respecter comme le port de masques de protection pour tous les passagers y compris le chauffeur et le receveur, aucun passager ne doit être debout.

D’autres mesures restrictives ont également été annoncées par l’ATT. C’est le cas notamment de l’horaire de travail des bus qui sera limité entre 5h du matin et 15h. Le ministre Joël Randriamandranto explique que cette mesure a été prise par rapport à la décision du président de la République de fixer jusqu’à 13h l’horaire de travail dans les villes concernées par la maladie du Covid-19. « Ainsi, les travailleurs auront deux heures pour regagner leurs domiciles », lance le membre du gouvernement. Avant la reprise, l’ATT a également mis en place un planning pour la désinfection des véhicules de transport en commun.

Le ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie a tenu à préciser que les transports en commun, zones urbaines et suburbaines, ne reprendront leurs activités qu’à partir de ce mercredi. Cette précision s’avère nécessaire par rapport à des cas d’infraction commise par certains taxi-be qui ont déjà commencé à assurer la liaison de certains axes routiers dès le lendemain de la déclaration présidentielle.

Fano Rasolo, Mandimbisoa R. – Madagascar Tribune

L’Express de Madagascar / RN2 – Neuf points criminogènes sécurisés

https://lexpress.mg/20/04/2020/rn2-neuf-points-criminogenes-securises/

La sécurisation de la route nationale numéro 2 bat son plein depuis le début du confinement. Depuis près d’un mois, des gendarmes du groupement de la région Antsina­nana sont postés, de jour comme de nuit, dans les points sensibles. « Nous avons identifié neuf points criminogènes où des gendarmes sont déployés. Ces points névralgiques sont situés entre Beforona et Toamasina », lance le colonel Théodule Ranaivoarison, commandant du groupement de la gendarmerie nationale de la région Antsinanana.

La sécurisation de cette partie de la RN2 a été renforcée, dès le début de la mise en vigueur de l’état d’urgence sanitaire et de l’application des mesures de confinement, ainsi que du couvre feu. Les gendarmes mobilisés dans cette opération de sécurisation ne sont pas forcément positionnés dans les agglomérations. D’après les informations recueillies, ils sont déployés dans des points spécifiques où des forfaits répétés ont été relevés. De ce fait, les gendarmes qui surveillent cet axe, relevant de la circonscription de compétence du groupement de la gendarmerie nationale de la région Antsinanana, peuvent être tapis dans des endroits en retrait des villages.

En temps réel

La plupart des points dangereux répertoriés se trouvent dans des tronçons en mauvais état, où les véhicules sont obligés de ralentir. Lors de l’ouverture de la RN2, durant trois jours, trois individus sont tombés dans les mailles des filets tendus par les gendarmes à la hauteur de Brickaville, à quelques encablures de l’agglomération. Les trois malfaiteurs avaient escaladé l’échelle d’une Mercedes Sprinter ralentie par le mauvais état de la route pour balancer des bagages sur la toit du minibus. Traduits devant le Parquet, les trois lascars ont été placés en détention préventive. Les objets volés ont, en revanche, pu être récupérés et ont été aussitôt remis aux propriétaires.

Les éléments qui assurent cette sécurisation de l’axe Beforona Toamasina sont des hommes des postes, ainsi que des brigades desservies par la RN2. Le dispositif permet des interventions en temps réel et en toute heure. Outre l’opération sécurisation, les gendarmes en question contrôlent, également, les autorisations de circulations des personnes, ainsi que des véhicules qui empruntent cet axe. Ils s’assurent de surcroît de faire respecter les consignes mises en place pour parer la propagation du coronavirus. Ainsi, ils vérifient le port de cache-bouche et la distance de un mètre entre les occupants de chaque véhicule.

Andry Manase – L’Express de Madagascar

La Gazette de la Grande Ile / Transport régional : risque énorme de propagation du coronavirus

http://www.lagazette-dgi.com/?p=41606

Interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes et respect de la distance d’un mètre. Ces gestes qui sauvent. C’est ce que martèlent également les autorités afin de prévenir la propagation du coronavirus. Mais cette interdiction n’est visiblement pas effective à la gare routière d’Andohotapenaka. La situation est encore pire que celle d’hier. Plusieurs centaines de personnes, voire même des milliers de passagers ont été aperçus sur les lieux. Certains pour la demande d’autorisation-qui n’est plus nécessaire parce que le ministère des Transports n’est même pas foutu de gérer une aussi simple opération-et d’autres attendent leur départ. Sauf qu’aucun responsable ne daigne mettre de l’ordre face à la situation. Les foules de voyageurs sont incontrôlables. L’ironie dans tout ça, ce sont les mesures prises par l’ATT concernant le nombre de places qui sont plus ou moins strictes. Effectivement, les places sont limitées selon le type de véhicule. Par exemple, les minibus ne peuvent transporter que 2 passagers par banquette, le sprinter 3 passagers par banquette et 4 passagers par banquette pour les cars. Ce qui est ridicule quand on y pense car aucun véhicule ne peut transporter plus de 5 personnes par banquette. Or, l’objectif de limiter les places est le respect de la distance d’un mètre entre les passagers. Mais cette mesure ne concerne que les véhicules qui sont partis tôt hier, car quelques heures après le départ des premiers véhicules, le ministre Joël Randriamandranto a annoncé que l’autorisation n’est plus indispensable et que les véhicules peuvent transporter le nombre de passagers comme d’habitude. Et c’est là que s’amplifient les risques de propagation du coronavirus car ne serait-ce qu’un seul passager infecté peut transmettre le virus à d’innombrables personnes. En ce qui concerne le contrôle sanitaire, le geste reste symbolique car il n’est pas nécessaire que le porteur montre des symptômes. Les barrages sanitaires n’impliquent, en effet, que la prise de température. Le test de dépistage rapide qui n’est non plus sûr à 100% est réservé aux voyageurs qui prennent l’avion.La situation n’est pas encore catastrophique à Madagascar, mais c’est ce genre d’acte irresponsable, inconscient et irréfléchi qui a fait que la situation soit incontrôlable dans certains pays comme l’Italie et l’Espagne. Outre la commune de Majunga qui a pris la décision de mettre en quarantaine tous les passagers à destination de cette circonscription, toutes les autres régions de l’ile font désormais face à un risque important d’importation du coronavirus.

Annie N. – La Gazette de la Grande Ile