La Gazette de la Grande Ile du 10 octobre 2020 / Formalisation des Motos Taxi : Quid des grosses boîtes ?

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Ces derniers temps, la Commune Urbaine d’Antananarivo a engagé la voie vers la formalisation de tous les services dans la capitale. Cela fait partie du projet du Maire pour rendre à la capitale sa valeur d’antan. Antananarivo est devenu la ville la plus désordonnée et la plus sale de Madagascar et figure parmi les plus sales au monde. Afin d’y remédier, la CUA se lance dans la chasse au secteur informel qui se multiplie en nombre et qui perturbe l’économie en général, mais également dans l’application des lois existantes afin de pousser ces secteurs informels à se formaliser et ainsi à contribuer au développement de la capitale. Cet engagement de la CUA a créé une polémique au sein de la population. Les anti-développement ont crié au complot sur les réseaux sociaux et se sont lancés dans un projet de déstabilisation de la CUA. Après éclaircissement du Maire, la population a compris la démarche de la CUA et a commencé à soutenir le projet d’application de la loi.

Depuis 3 jours, la CUA, en collaboration avec les forces de l’ordre, a commencé la formalisation des services de transport et de livraison sur 2 roues. Les plus nombreux d’entre eux sont les « motos taxis », qui ont connu un essor depuis le confinement. La majorité de ces services de transport à 2 roues utilisent des scooters à plus de 50cc et les conducteurs n’ont pas le permis nécessaire pour conduire ce genre d’engin. De plus, ces scooters sont achetés occasion et n’ont pas été vérifiés techniquement auprès des centres de sécurité routière ou d’autres services compétents. Si la majorité des accidents mortels à Madagascar impliquent un ou plusieurs scooters, c’est à cause de ces engins modifiés pour aller plus vite, mais qui ne possèdent pas le châssis ni le système de freinage nécessaire pour contrôler cette puissance augmentée. De plus, les adeptes de cette catégorie de 2 roues s’adonnent à des courses sauvages et à des défis de vitesse en pleine ville. Ce sont ces mêmes conducteurs qui proposent aux gens un service de transport et de livraison. Ils guettent les clients dans chaque coin de rue et leur proposent un service payant cash. En plus d’augmenter le trafic urbain, ils se mettent à travers les clients et les services de transport formels qui paient leurs impôts et contribuent au développement de la capitale.

Ces taxis 2 roues se sont permis de faire la grève devant l’Hôtel de Ville quand la CUA a pris la décision de les rendre formelles. Mais à côté, il y a les services de transport et de livraison à 2 roues qui s’autoproclament formels et qui essayent de se démarquer des autres, mais qui sont également mis dans le même panier. Ces derniers se disent formels parce qu’ils ont un bureau où toutes les affaires sont dirigées et qu’ils ont des contrats avec des entreprises. Seulement, ils proposent également le même service que ceux qui attrapent les clients dans la rue. Ils croient qu’ils sont formels car ils utilisent les réseaux sociaux pour faire leur publicité. Si la CUA veut s’engager dans cette voie, quitte à vérifier et à formaliser tous les services de transport existants, peu importe leur client, car les motos taxis dans la rue vont les prendre en exemple et ne cesseront jamais d’œuvrer dans l’ombre. Quels types de moto doivent-être utilisés pour répondre à la demande des clients, mais surtout pour respecter la sécurité de tous ? Quels types d’assurance doivent-ils posséder ? Respectent-ils les règles d’hygiène face à l’état d’urgence sanitaire ? Quels sont les papiers nécessaires pour ouvrir une boîte de service de transport et de livraison ? Notons que la régularisation de ce type de transport à moto n’existe pas encore dans la loi malgache, ce qui signifie qu’ils sont tous informels, même ceux qui possèdent un bureau et qui pensent se démarquer des autres.

T.B – La Gazette de la Grande Ile

L’Express de Madagascar du 5 octobre 2020 / Andapa – Un camion s’abat sur des maisons

Andapa – Un camion s’abat sur des maisons

Un terrible accident s’est produit dans la matinée de samedi, à Masiaposa, localité située à 9 km d’Andapa. Un véhicule semi-remorque chargé de matériel de construction, du ciment et des carreaux notamment, venait de Sambava quand il a quitté la route.

Personne ne sait ce qui est exactement arrivé au chauffeur. En tout cas, le poids lourd est parti dans le décor. Il s’est couché sur le flanc et a broyé trois habitations au bord de la chaussée. Trois hommes se trouvaient dans la véranda de l’une de ces maisons au moment des faits. Selon les explications obtenues auprès de la gendarmerie, ils avaient déjà remarqué de loin l’allure bizarre du camion. Ils ont essayé de sortir de la véranda en voyant le gros camion foncer droit sur eux, mais ils ont été touchés. Deux bébés, tous âgés d’un an, dormaient à l’intérieur. Ils ont dû être désincarcérés très rapidement. Les cases ont été réduites en morceaux.

Les victimes ont été conduites à l’hôpital. Les trois adultes et la fille ont déjà pu rentrer après les soins prodigués, tandis que le garçon, grièvement blessé, y est retenu.

Le conducteur a été placé en garde-à-vue. Son interrogatoire a commencé, hier, pour avoir davantage de détails sur l’origine de la sortie de route.

Hajatiana Léonard – L’Express de Madagascar

L’Express de Madagascar du 8 octobre 2020 / Moramanga – Un mort et six blessés dans une collision

Ambohimarina Moramanga – Un mort et six blessés dans une collision

Le chauffeur d’un 4×4 est décédé sur le coup et ses six passagers gravement blessés. C’est le bilan d’une terrible collision avec un véhicule semi-remorque, hier, sur la RN2.

PERTE en vie humaine. Un père de famille, âgé de 35 ans, au volant d’une Toyota, a péri dans un télescopage avec un camion, hier à 9h35, sur la RN2, à Ambohimarina Ampasipotsy Gara, dans le district de Moramanga. Son 4×4 n’est plus qu’un tas de ferraille. Six autres personnes à bord, âgées de 52, 42, 30, 16 et 3 ans, ont grièvement été blessées.

La collision s’est produite en plein virage à 90°, selon les gendarmes de la brigade de police de la route (BPR) venus faire les constatations. Le tout-terrain venait d’Antananarivo, à destination de Mananara Nord. Ses occupants sont des proches, des habitants d’Ambohi­dratrimo et de 67ha.

Tête-à-queue

Le chauffeur aurait roulé à tombeau ouvert, alors qu’il allait franchir le tournant. Il ne connaissait pas bien l’axe. Sur le moment, le poids lourd venant de Tomasina était sur le point de sortir du virage. Il s’est, dans un premier temps, écarté vers le bas-côté droit, lorsque le conducteur a remarqué l’allure dangereuse du 4×4. Ensuite, il s’est encore éloigné et a fini par tomber dans un canal d’évacuation sur le bord de la route, puisque la Toyota s’était complètement déportée.

Le camionneur s’est efforcé d’éviter une collision frontale, mais la partie gauche de son pare-choc a tout de même été percutée. Le mastodonte a fini par se coucher sur le flanc droit. Sa vitre latérale droite a volé en éclats. A cause de la violence du choc, le 4×4 à double cabine a fait un tête-à-queue avant de se retrouver sur le flanc gauche. Il a subi d’importants dégâts. Son chauffeur n’a pas survécu.

Les blessés ont été évacués et admis à l’hôpital de Moramanga où ils attendent leur famille. « Nous n’avons pas pu parler longtemps avec eux. Nous n’avons recueilli que leurs noms et leur âge. Nous avons essayé de leur demander un numéro de téléphone de leur famille, mais ils étaient encore trop faibles pour répondre », raconte la gendarmerie.

Le propriétaire du camion a déjà envoyé son représentant pour s’occuper des victimes à l’hôpital. Son chauffeur est retenu à la brigade pour être soumis à un interrogatoire. « Il sera présenté au procureur. C’est le juge qui décidera s’il est fautif. Nous, à la gendarmerie, devons toujours transférer l’affaire au parquet quand il y a un blessé », d’après la BPR.

L’accident a provoqué des bouchons monstrueux.

Hajatiana Léonard – L’Express de Madagascar

La Gazette de la Grande Ile du 8 octobre 2020 / Développement urbain : Sollicite davantage d’investissements

Développement urbain : Sollicite davantage d’investissements

Le développement urbain constitue une priorité du régime actuel. Si l’on se réfère aux statistiques, plus du tiers de la population malgache vit en ville et près de 2/3 de la richesse nationale est générée dans et par les villes. « Le processus d’urbanisation rapide mérite donc d’être encadré et accompagné par une politique cohérente afin de transformer les atouts de la concentration des hommes et des activités en ville en de véritables leviers de croissance économique pour le pays », estime Hajo Andrianainarivelo, ministre de l’Aménagement du territoire et des travaux publics. Madagascar entame une transition une phase de transition urbaine depuis quelques années. Toutefois, la valorisation du secteur est tout récente. Ce n’est effectivement qu’à partir de 2006 que l’on a commencé à lui accorder une place assez significative à travers la politique nationale de l’aménagement du territoire, dont le développement urbain figure parmi les axes stratégiques définis. Le secteur urbain fait ainsi face à de nombreux défis et obstacles. Parmi les plus importants, l’émergence timide et récente du secteur privé et l’insuffisance des investissements publics en termes de coûts. D’après le budget estimatif du programme urbain intégré, le coût s’élève à 2 milliards USD pour les 10 ans à venir. « Ce budget est insignifiant. Nous invitons ainsi l’Etat à investir davantage dans le secteur pour l’intérêt de tous », affirme Harimanana Rabe, DG de l’Aménagement du territoire et de l’équipement. Son financement résulte en effet des ressources propres internes de l’Etat et des dons et prêts. Au cours de ce mois consacré en mois de l’urbain, le ministère de tutelle table alors sur les rencontres avec les acteurs urbains et autres entités pour renforcer les investissements dans les villes. Au programme ainsi la conférence des secrétaires généraux le 9, une table ronde avec le secteur privé le 15 et avec les partenaires techniques et financiers le 25 ainsi la rencontre avec la plateforme des acteurs urbains (société civiles, collectivités territoriales et citadins) le 6 novembre. Le programme urbain intégré constitue la promotion et l’équipement des petites et moyennes villes, la création des nouvelles polarités urbaines, la rénovation de l’agglomération du Grand Tana, l’amélioration de la mobilité urbaine dans les grandes villes autres qu’Antananarivo, la modernisation de la gouvernance du foncier urbain et l’appui à la gouvernance urbaine.

A.N. – La Gazette de la Grande Ile

La Gazette de la Grande Ile du 8 octobre 2020 / Manifestation des taxis-moto : La CUA persiste et poursuit la lutte

Manifestation des taxis-moto : La CUA persiste et poursuit la lutte

Suite à l’opération de la commune urbaine d’Antananarivo contre les taxis clandestins et les taxis-moto, ces derniers ont manifesté devant l’hôtel de ville hier. Pour le coup d’envoi de l’opération, la CUA a pu appréhender 35 motos et 2 taxis clandestins lesquels ont été mis en fourrière pour une durée de 10 jours. Le métier des clandestins du secteur du transport se trouve en danger car la lutte se poursuivra, atteste la CUA. « Illégal. L’activité des taxis-moto est illégale », persiste le commissaire principal de police Vigor Bemanana, directeur du Transport et de la mobilité urbaine (DTMU) au niveau de la CUA. « Toutefois, la commune est ouverte à la discussion. Par rapport à leur demande de régulariser le secteur, la décision appartient au maire. Mais je tiens à rappeler qu’il y a une semaine de cela, il a encore martelé la lutte contre les taxis-moto. Et jusqu’à nouvel ordre, la lutte continue », poursuit-il. Cette lutte tend principalement à protéger les taximen dont l’activité est autorisée et la fluidité de la circulation. « Maintenant nous avons les taxis-moto comme concurrents sans qu’ils n’aient à payer les impôts que nous payons ni l’assurance. Cela porte atteinte à notre métier vu qu’ils proposent des tarifs moins chers », regrette Jocelyn Andriamanarivo, chauffeur de taxi et membre du comité stratégique du secteur taxi (CSST) au niveau de la CUA. « Toutefois, la sécurité des passagers n’est pas assurée comme vous pouvez le voir aux infos. Il convient ainsi d’inciter les gens à participer à la lutte que nous menons, pour leur sécurité, et ne pas s’offrir leurs services », sensibilise le DTMU.

A.N. – La Gazette de la Grande Ile