L’Express de Madagascar du 19 octobre 2020 / Toliara – Les cyclopousses solaires apparaissent

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Une alternative naît à Toliara, peut-être pour faire disparaître petit à petit la traction humaine. Des cyclopousses solaires sont à l’essai dans la cité du Soleil.

Bonne initiative. Les cyclopousses qui transportent des marchandises, seront désormais plus faciles à piloter. Grâce à un moteur qui fonctionne à l’énergie solaire, le cyclopousse possède une batterie qui permet au cycliste de faire un moindre effort. Le prototype a été démontré hier, dans les locaux de l’organisation non gouvernementale allemande Welthungerhilfe à Toliara.

L’idée ainsi que la mise en œuvre du projet sont à l’actif de l’ONG, du projet Passat2 financé par le ministère fédéral de la Coopération économique et du développement d’Allemagne, et de la société Stenrich Cycles, une société canadienne. « C’est un cyclo-pousse normal, utilisé depuis toujours par les habitants de Toliara pour leurs déplacements, mais avec une petite innovation », apprennent les initiateurs du projet.

Cependant, il est surtout destiné au transport de marchandises. Muni de trois panneaux solaires flexibles de 110W chacun, installés sur le toit, le cyclopousse ne décale pas vraiment d’un cyclopousse transporteur de personnes. « L’énergie solaire est stockée dans des batteries de réserve. Le véhicule possède trois roues, deux motrices à l’arrière et une à l’avant », explique-t-on. Le cyclopousse comporte deux compartiments, l’un pour contenir les périphériques du moteur et un plus grand pour les marchandises.

Tests

Il a été prouvé qu’une batterie chargée permet de parcourir 26km en autonomie. La vitesse peut atteindre 80km/h, précise-t-on. Mais par souci de sécurité, en ville et pour le conducteur, le cyclo a été réglé pour ne pas dépasser 15km/h. Les prototypes réalisés jusqu’ici seront d’abord utilisés par la société de collecte des déchets à domicile Greentsika (la startup de 2017 qui a bien avancé depuis).

Un nouveau projet de livraison de marchandises à domicile bénéficiera également de ces exemplaires afin de mieux mesurer la performance des cyclopousses solaires. « Une quantité de production de cyclopousses solaires ne peut encore être précisée car, pour l’heure, tout dépendra de ces premières réussites avec ces sociétés », soulignent les précurseurs du projet.

Par ailleurs, un point essentiel sur la protection de l’environnement a été mis en avant par l’ONG Welthungerhilfe, connue surtout pour son appui à la commune urbaine de Toliara, dans la gestion des déchets solides. « Welthungerhilfe s’engage une nouvelle fois en faveur de la protection de l’environnement en préconisant l’utilisation d’énergie renouvelable à travers ces cyclopousses solaires », assure Mercie Ramilanajoroharivelo, adjoint du chef du projet Passat2.

La fluidité de la mobilité urbaine étant l’une des missions de la ville de Toliara, l’attente à travers ce projet est de réduire les bouchons de véhicules et de cyclopousses à divers endroits de la ville. Près de douze à quinze mille cyclopousses transporteurs de personnes et de marchandises à la fois sillonnent la ville qui abritent quelques trois cent mille habitants. Sans compter les bajajs, les bicyclettes, motos et calèches.

Mirana Ihariliva – L’Express de Madagascar

Midi Madagasikara du 15 octobre 2020 / Vontovorona : Manifestation de la population contre le mauvais état de la route

Vontovorona : Manifestation de la population contre le mauvais état de la route

Des habitants du fokontany d’Antanety II, connu sous l’appellation Vontovorona, dans la commune rurale d’Alakamisy Fenoarivo, district d’Antananarivo Atsimondrano, sont descendus dans la rue hier pour manifester contre le mauvais état de la route dans cette localité. Ils se sont soulevés car cette situation les fait souffrir depuis des années et impacte leur vie quotidienne. Leur problème est la portion de route en terre battue, partant de l’arrêt bus devant le portail de l’enceinte de l’Ecole Polytechnique de Vontovorona, et allant jusqu’à l’extrême sud de la commune d’Alakamisy. Seule route desservant la plupart des quatorze secteurs (faritra) composant ce fokontany, cette route devient impraticable à chaque saison des pluies. Or, cette partie abrite beaucoup de grandes maisons d’habitation qui ne cessent de se multiplier depuis ces vingt dernières années, mais également et surtout des infrastructures de grandes envergures et modernes tels que le complexe sportif de la CNaPS. C’est malheureux d’entendre que ce joyau qui constitue une fierté pour le pays n’ait pas un accès digne, a déploré Edmondine Rasoarimalala, cheffe fokontany d’Antanety II. D’après elle, le développement n’aura pas d’impacts positifs sur la vie de la population tant que la route ne suit pas cette évolution. « Ce fokontany qui compte 15 000 habitants a été oublié par les régimes et les dirigeants qui ont gouverné ce pays depuis des années », a-t-elle ajouté. Et d’admettre que la commune fait ce qu’elle peut. Mais cela reste négligeable compte tenu du peu de moyens dont elle dispose. C’est pourquoi les habitants invitent les autorités compétentes à prendre en considération leur cas.

T.M. – Midi Madagasikara

La Gazette de la Grande Ile du 10 octobre 2020 / Formalisation des Motos Taxi : Quid des grosses boîtes ?

http://www.lagazette-dgi.com/?p=47995

Ces derniers temps, la Commune Urbaine d’Antananarivo a engagé la voie vers la formalisation de tous les services dans la capitale. Cela fait partie du projet du Maire pour rendre à la capitale sa valeur d’antan. Antananarivo est devenu la ville la plus désordonnée et la plus sale de Madagascar et figure parmi les plus sales au monde. Afin d’y remédier, la CUA se lance dans la chasse au secteur informel qui se multiplie en nombre et qui perturbe l’économie en général, mais également dans l’application des lois existantes afin de pousser ces secteurs informels à se formaliser et ainsi à contribuer au développement de la capitale. Cet engagement de la CUA a créé une polémique au sein de la population. Les anti-développement ont crié au complot sur les réseaux sociaux et se sont lancés dans un projet de déstabilisation de la CUA. Après éclaircissement du Maire, la population a compris la démarche de la CUA et a commencé à soutenir le projet d’application de la loi.

Depuis 3 jours, la CUA, en collaboration avec les forces de l’ordre, a commencé la formalisation des services de transport et de livraison sur 2 roues. Les plus nombreux d’entre eux sont les « motos taxis », qui ont connu un essor depuis le confinement. La majorité de ces services de transport à 2 roues utilisent des scooters à plus de 50cc et les conducteurs n’ont pas le permis nécessaire pour conduire ce genre d’engin. De plus, ces scooters sont achetés occasion et n’ont pas été vérifiés techniquement auprès des centres de sécurité routière ou d’autres services compétents. Si la majorité des accidents mortels à Madagascar impliquent un ou plusieurs scooters, c’est à cause de ces engins modifiés pour aller plus vite, mais qui ne possèdent pas le châssis ni le système de freinage nécessaire pour contrôler cette puissance augmentée. De plus, les adeptes de cette catégorie de 2 roues s’adonnent à des courses sauvages et à des défis de vitesse en pleine ville. Ce sont ces mêmes conducteurs qui proposent aux gens un service de transport et de livraison. Ils guettent les clients dans chaque coin de rue et leur proposent un service payant cash. En plus d’augmenter le trafic urbain, ils se mettent à travers les clients et les services de transport formels qui paient leurs impôts et contribuent au développement de la capitale.

Ces taxis 2 roues se sont permis de faire la grève devant l’Hôtel de Ville quand la CUA a pris la décision de les rendre formelles. Mais à côté, il y a les services de transport et de livraison à 2 roues qui s’autoproclament formels et qui essayent de se démarquer des autres, mais qui sont également mis dans le même panier. Ces derniers se disent formels parce qu’ils ont un bureau où toutes les affaires sont dirigées et qu’ils ont des contrats avec des entreprises. Seulement, ils proposent également le même service que ceux qui attrapent les clients dans la rue. Ils croient qu’ils sont formels car ils utilisent les réseaux sociaux pour faire leur publicité. Si la CUA veut s’engager dans cette voie, quitte à vérifier et à formaliser tous les services de transport existants, peu importe leur client, car les motos taxis dans la rue vont les prendre en exemple et ne cesseront jamais d’œuvrer dans l’ombre. Quels types de moto doivent-être utilisés pour répondre à la demande des clients, mais surtout pour respecter la sécurité de tous ? Quels types d’assurance doivent-ils posséder ? Respectent-ils les règles d’hygiène face à l’état d’urgence sanitaire ? Quels sont les papiers nécessaires pour ouvrir une boîte de service de transport et de livraison ? Notons que la régularisation de ce type de transport à moto n’existe pas encore dans la loi malgache, ce qui signifie qu’ils sont tous informels, même ceux qui possèdent un bureau et qui pensent se démarquer des autres.

T.B – La Gazette de la Grande Ile

L’Express de Madagascar du 5 octobre 2020 / Andapa – Un camion s’abat sur des maisons

Andapa – Un camion s’abat sur des maisons

Un terrible accident s’est produit dans la matinée de samedi, à Masiaposa, localité située à 9 km d’Andapa. Un véhicule semi-remorque chargé de matériel de construction, du ciment et des carreaux notamment, venait de Sambava quand il a quitté la route.

Personne ne sait ce qui est exactement arrivé au chauffeur. En tout cas, le poids lourd est parti dans le décor. Il s’est couché sur le flanc et a broyé trois habitations au bord de la chaussée. Trois hommes se trouvaient dans la véranda de l’une de ces maisons au moment des faits. Selon les explications obtenues auprès de la gendarmerie, ils avaient déjà remarqué de loin l’allure bizarre du camion. Ils ont essayé de sortir de la véranda en voyant le gros camion foncer droit sur eux, mais ils ont été touchés. Deux bébés, tous âgés d’un an, dormaient à l’intérieur. Ils ont dû être désincarcérés très rapidement. Les cases ont été réduites en morceaux.

Les victimes ont été conduites à l’hôpital. Les trois adultes et la fille ont déjà pu rentrer après les soins prodigués, tandis que le garçon, grièvement blessé, y est retenu.

Le conducteur a été placé en garde-à-vue. Son interrogatoire a commencé, hier, pour avoir davantage de détails sur l’origine de la sortie de route.

Hajatiana Léonard – L’Express de Madagascar

L’Express de Madagascar du 8 octobre 2020 / Moramanga – Un mort et six blessés dans une collision

Ambohimarina Moramanga – Un mort et six blessés dans une collision

Le chauffeur d’un 4×4 est décédé sur le coup et ses six passagers gravement blessés. C’est le bilan d’une terrible collision avec un véhicule semi-remorque, hier, sur la RN2.

PERTE en vie humaine. Un père de famille, âgé de 35 ans, au volant d’une Toyota, a péri dans un télescopage avec un camion, hier à 9h35, sur la RN2, à Ambohimarina Ampasipotsy Gara, dans le district de Moramanga. Son 4×4 n’est plus qu’un tas de ferraille. Six autres personnes à bord, âgées de 52, 42, 30, 16 et 3 ans, ont grièvement été blessées.

La collision s’est produite en plein virage à 90°, selon les gendarmes de la brigade de police de la route (BPR) venus faire les constatations. Le tout-terrain venait d’Antananarivo, à destination de Mananara Nord. Ses occupants sont des proches, des habitants d’Ambohi­dratrimo et de 67ha.

Tête-à-queue

Le chauffeur aurait roulé à tombeau ouvert, alors qu’il allait franchir le tournant. Il ne connaissait pas bien l’axe. Sur le moment, le poids lourd venant de Tomasina était sur le point de sortir du virage. Il s’est, dans un premier temps, écarté vers le bas-côté droit, lorsque le conducteur a remarqué l’allure dangereuse du 4×4. Ensuite, il s’est encore éloigné et a fini par tomber dans un canal d’évacuation sur le bord de la route, puisque la Toyota s’était complètement déportée.

Le camionneur s’est efforcé d’éviter une collision frontale, mais la partie gauche de son pare-choc a tout de même été percutée. Le mastodonte a fini par se coucher sur le flanc droit. Sa vitre latérale droite a volé en éclats. A cause de la violence du choc, le 4×4 à double cabine a fait un tête-à-queue avant de se retrouver sur le flanc gauche. Il a subi d’importants dégâts. Son chauffeur n’a pas survécu.

Les blessés ont été évacués et admis à l’hôpital de Moramanga où ils attendent leur famille. « Nous n’avons pas pu parler longtemps avec eux. Nous n’avons recueilli que leurs noms et leur âge. Nous avons essayé de leur demander un numéro de téléphone de leur famille, mais ils étaient encore trop faibles pour répondre », raconte la gendarmerie.

Le propriétaire du camion a déjà envoyé son représentant pour s’occuper des victimes à l’hôpital. Son chauffeur est retenu à la brigade pour être soumis à un interrogatoire. « Il sera présenté au procureur. C’est le juge qui décidera s’il est fautif. Nous, à la gendarmerie, devons toujours transférer l’affaire au parquet quand il y a un blessé », d’après la BPR.

L’accident a provoqué des bouchons monstrueux.

Hajatiana Léonard – L’Express de Madagascar