L’Express de Madagascar du 7 juillet 2020 / Antananarivo – Début laborieux du reconfinement

https://lexpress.mg/07/07/2020/antananarivo-debut-laborieux-du-reconfinement/

Le retour au « confinement total », dans la région Analamanga a été animé. Les Forces de défense et de sécurité ont eu du fil à retordre.

NÉCESSITÉ fait loi. Un adage qu’un juriste a partagé sur une publication sur les réseaux sociaux, hier. Une publication concernant la situation qui a prévalu dans la région Analamanga, durant le premier jour du retour au « confinement total ».

La réalité constatée, hier, donnerait tout son sens à cet adage. « La nécessité », a visiblement, poussé des milliers de citoyens à braver le confinement. Tôt le matin, les piétons fourmillaient dans les rues pour aller au travail. Les voitures particulières et les deux roues envahissaient les rues. Les forces de défense et de sécurité (FDS), ont pourtant, dressé des barrages qui ont, à la fois, servi de checkpoint, aux points d’accès à la ville d’Antananarivo, en particulier.

En pleine heure de pointe, des scènes effrayantes d’attroupement de voitures, de motos et de piétons. Les photos de ce qui s’est passé à Ampitatafika, notamment, a fait le tour des réseaux sociaux. Dans les quartiers, les gens s’agglutinaient devant les épiceries et des bouchers, ou les étals des marchands de légumes. Les petits entrepreneurs et artisans de quartier, les mécaniciens, ou encore, les laveurs de voitures ont vaqué à leurs occupations quotidiennes, même au-delà de 14 heures.

Inconscience

Les marchands de rues pullulaient. La clientèle était, au rendez-vous. Les FDS ont dû mouiller le maillot pour fermer les commerces non autorisés. En ce premier jour du reconfinement censé être total, presque tous les secteurs, même « non essentiels », ont maintenu leur activité.

« Nous avons été un peu pris de court par la décision étatique. Nous allons encore nous organiser pour voir comment continuer notre activité tout en essayant de respecter les nouvelles mesures en vigueur », explique un entrepreneur dans un échange électronique. Après une légère accalmie, les embouteillages et les vagues de piéton dans les rues ont repris de plus belle dans les rues.

Après l’heure limite autorisée pour circuler, toutefois, un calme relatif s’est installé dans la ville d’Anta­nanarivo et les autres localités de la région Analamanga. Une situation effective que sur les grands axes, toutefois. Dans la plupart des quartiers, c’était le charivari. Des sorties et attroupements qui sont loin d’être motivés par « la nécessité », d’aller chercher un peu de rentrée d’argent, ou faire les courses.

Une des mesures qui accompagnent le retour au confinement est l’interdiction de toute réunion quel que soit le nombre de personnes. Dans les quartiers populaires, surtout, le confinement semble être l’occasion d’organiser des ren­contres entre amis. Des casinos ou des beuveries s’organisent dans certains quartiers. Des vendeurs de débit de boissons laissent entrouvrir leurs portillons. Des veillées funèbres se tenaient encore, malgré le couvre-feu.

Le premier et le cinquième arrondissement d’Antana­narivo seraient des foyers de contamination au coronavirus. « Briser la chaîne de contamination », est le but du retour au confinement. Difficile d’être optimiste, toutefois, au regard des foires dans des quartiers comme Soavima­soandro, Ivandry, 67 ha, ou encore Andava­mamba et Isotry. Les FDS essaient tant bien que mal de faire respecter l’ordre, allant même jusqu’au porte-à-porte.

Les rondes des éléments de la police nationale et de la gendarmerie nationale, bétonnées par l’armée ne semblent pas intimider les habitants des quartiers populaires. Les blindés de l’armée deviennent même des objets de curiosité. Des habitants se terrent le temps que la patrouille passe, et gambadent jusqu’au prochain contrôle.

Pour certains qui vivent à six, voire à dix dans une pièce ou un cabanon de moins d’une dizaine de mètre carré, difficile, en effet, de rester confinés chez soi. Même faire respecter le port obligatoire du cache bouche, reste une épreuve de force, cependant. Des individus qui sont, de prime abord, éclairés et aisés s’adonnent à des actes inconscients. Certains n’hésitent pas à s’en vanter par des publications sur les réseaux sociaux.

L’effectif et les moyens à la disposition des FDS ne suffiront jamais à mettre en place une « surveillance » permanente de l’application du confinement et des gestes barrières. Un réel confinement ne sera effectif qu’avec une prise de conscience individuelle et collective. Que ce soit par nécessité ou par inconscience, la partie semble, pourtant, loin d’être gagnée.

Garry Fabrice Ranaivoson – L’Express de Madagascar

Madagascar Tribune du 6 juillet 2020 / Confinement : les mesures de circulation durcissent

https://www.madagascar-tribune.com/Confinement-les-mesures-de-circulation-durcissent.html

Mesures plus strictes. Aucune autorisation spéciale de circulation n’est plus valable dans la région Analamanga. Les anciennes autorisations délivrées lors du premier confinement total ne pourront plus ainsi être utilisées. Au mois 500 militaires sont déployés pour faire respecter les mesures de confinement dans les quartiers.

Les transports en commun, les bus urbains et suburbains sont interdits de circulation et seuls les taxis peuvent circuler. Les voitures particulières de transport d’employés et agents publics qui exercent des services essentiels peuvent circuler. Les occupants des voitures, limités à deux personnes par banquette, doivent toutefois se munir de pièces d’identité justifiant leur métiers. Les véhicules des particuliers qui assurent leur ravitaillement personnel seront également autorisés à circuler avant midi. Les véhicules à deux roues, moto ou vélo ne peuvent transporter qu’une seule personne.

Les taxi-villes peuvent circuler 24h/24 mais à partir de 14 heures ils ne peuvent assurer que les services d’urgence. Le transport des malades et l’achat de médicaments sont principalement considérés comme motifs de déplacement d’urgence.

Les camions transportant des marchandises sur l’axe de la route nationale numéro 2 (RN2) ne doivent avoir que deux personnes à bord, un chauffeur et son aide. Les camions circulant dans les autre axes de la région Analamanga peuvent transporter trois personnes, un chauffeur, un aide et un convoyeur. Les camions sont autorisés à circuler entre 14 heures et 20 heures, début du couvre-feu. Les dépouilles mortelles ne peuvent plus entrer et sortir de la région. L’évacuation sanitaire terrestre est autorisée si le malade est muni d’un certificat médical délivré par des médecins fonctionnaires d’Etat.

Par ailleurs, les transports aériens restent suspendus, à l’exception des vols spéciaux d’évacuation sanitaire ou de rapatriement de ressortissants étrangers, de transport de marchandises par avion cargo. Leur décollage et atterrissage doivent cependant s’effectuer avant 10 heures du matin.

Fano Rasolo – Madagascar Tribune

Madagascar Tribune du 6 juillet 2020 / Covid-19 : retour au reconfinement total dans la région Analamanga

https://www.madagascar-tribune.com/Covid-19-retour-au-reconfinement-total-dans-la-region-Analamanga.html

Retour au confinement total. Face à la flambée des nouvelles contaminations de ces dernières semaines, les autorités ont décidé de revenir au confinement total dans la région Analamanga au moins jusqu’au 20 juillet prochain. Hier, plusieurs ministres sont intervenus à la télévision pour donner des précisions sur les nouvelles mesures restrictives mises en vigueur à partir de ce jour.

Quelles sont ces mesures ?

  • le couvre-feu a été avancé à 20 heures pour cesser à 4 heures du matin.
  • les commerces et services essentiels sont autorisés à ouvrir de 6 heures à 12 heures;
  • une seule personne par foyer est autorisée à sortir pour faire les courses. Les mesures de prévention comme le port obligatoire de masque, le respect de la distanciation physique restent en vigueur.
  • tout rassemblement, même de moins de cinquante (50) personnes est interdit. Tous les lieux publics, comme les marchés seront à désinfecter après leur fermeture l’après-midi.
  • les lieux de cultes, les établissements scolaires, les commerces non-essentiels sont fermés.
  • les transports en commun sont interdits de circulation.
  • Aucune autorisation spéciale de circulation n’est plus valable.
  • L’entrée et sortie de la région restent interdites sauf pour les transports de marchandises.

Les secteurs autorisés à ouvrir :

  • les commerces des produits de première nécessité,
  • le service de l’eau et de l’énergie,
  • les hôpitaux et les sites d’hospitalisation,
  • le service vétérinaire,
  • le transport des services d’urgence et des services essentiels,
  • les services de télécommunication,
  • les radios et télévisions qui sont réquisitionnées pour diffuser les informations officielles,
  • les services de la voirie et de l’assainissement,
  • les banques,
  • les stations d’essence,
  • le ministère de la Justice, le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, le ministère de la Défense Nationale, le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, le ministère de l’Industrie, des commerces et de l’artisanat, le ministère de l’Economie et des finances, et le ministère de l’Eau et de l’énergie.

Fano Rasolo – Madagascar Tribune

La Gazette de la Grande Ile / Transport : Quid du respect des mesures barrières ?

http://www.lagazette-dgi.com/?p=44828

Les taxis-be se plaignent récemment devant les mesures de confinement dans le cadre de lutte contre la propagation rapide du coronavirus. Des mesures qui ne leur permettent pas d’être rentables. Face à la situation, le président de la république a permis aux transporteurs de travailler vers 17 heures, mais en respectant les mesures barrières pour éviter la propagation du Covid-19. Néanmoins, il semble que les mesures de lutte sont oubliées par la plupart des gens. Certains transporteurs et passagers ne respectent pas en quelque sorte les gestes barrières (port de masque, utilisation de gel hydroalcoolique, distanciation sociale, etc.). L’utilisation de gel désinfectant dans les taxis-be est délaissée, bien que c’est le moindre geste pour éviter la contamination du virus. Par ailleurs, certains transporteurs laissent entrer certaines personnes qui ne portent pas de masque de protection. Sans parler de l’utilisation des strapontins. Où en est les prises de responsabilité du ministère des Transports ? On dirait que les transporteurs font leur tête, malgré le danger du Covid-19. Les sensibilisations au niveau du domaine de transport ne suffisent-elles pas pour que les transporteurs fassent ce qu’ils veulent. Bref, les autorités compétentes sont-elles conscientes du danger auquel est confrontée la population malgache ? La Covid-19 se transmet facilement dans les taxis-be, bien qu’il soit difficile de respecter la distanciation sociale. Si un individu a la Covid-19, des personnes pourront être contaminées. Si la gabegie du secteur de transport continue, la vie de plusieurs personnes sont menacées. La Covid-19 se répand déjà dans plusieurs quartiers. Il est alors impossible de maîtriser la pandémie.

Nandrianina A – La Gazette de la Grande Ile

La Gazette de la Grande Ile / Restriction de la circulation : Des fuites sur les routes nationales ?

http://www.lagazette-dgi.com/?p=44591

Depuis le début de la pandémie, les routes nationales reliant Antananarivo aux autres régions ont quasiment été fermées. Normalement, personne ne peut entrer, ni sortir de la région Analamanga, sauf quelques cas exceptionnels. Mais ces restrictions n’ont pas permis d’éviter les déplacements clandestins de la population empruntant des déviations et à pied, à moto ou à bicyclette. Mais ces dernières semaines, on a pu constater que vers la fin de l’après midi, des Taxi-brousse se ruent à la sortie d’Antananarivo, en particulier sur les routes nationales comme la RN4 reliant Antananarivo à Majunga. Des véhicules qui se préparent à sortir d’Antananarivo bien qu’aucune décision n’a été prise sur une éventuelle ouverture de ces lignes de transport. Un certaine magouille ne peut donc pas être évitée en ce moment, permettant à certaines personnes de circuler clandestinement sur ces routes nationales en dépit des interdictions. Dans le cas où des autorisations spéciales auraient été octroyées à ces véhicules, on se demande si leur nombre n’aura pas pour effet de réduire à néant les efforts qui ont été faits jusqu’ici. Il ne sert à rien de fermer les routes nationales si certaines personnes peuvent encore les emprunter clandestinement ou sous autorisation exceptionnelle.

Ranaivo – La Gazette de la Grande Ile