La Gazette de la grande Ile / Travaux routiers : Les canalisations sont négligées

http://www.lagazette-dgi.com/?p=30230

En dépit des embouteillages dantesques, les habitants de la capitale observent avec satisfaction la réhabilitation des routes et des trottoirs. Cette amélioration est à mettre à l’actif du régime actuel qui a décidé avec justesse de prendre le taureau par les cornes. Toutefois, la population risque de déchanter lorsque viendra la prochaine saison des pluies. En effet, les canalisations ont été négligées, sauf peut-être sur l’axe Anosy-Tanjombato. Avant de surélever les bordures des trottoirs, il aurait fallu curer les canalisations, nettoyer l’intérieur les dalles ou remplacer les buses, toutes obstruées par les branches d’arbres et les ordures ménagères. Cela relève du bon sens. Cette carence résulte-t-elle d’une incompétence flagrante ou de considérations budgétaires ? Lorsque surviendront les pluies diluviennes dans six mois, on assistera inéluctablement à une montée spectaculaire des eaux, faute d’évacuation suffisante. Cette accumulation d’eaux de pluie sur les routes bitumées va très vite assurément provoquer une détérioration de celles-ci et provoquer des embouteillages monstres.

Folojaona – La Gazette de la grande Ile

 

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Midi Madagasikara / Véhicules électriques : Où en est Madagascar ?

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2019/05/29/vehicules-electriques-ou-en-est-madagascar/

Nouveau pour certains, d’actualité pour d’autres, le concept de mobilité électrique se développe petit à petit à Madagascar. La ville de Toamasina en serait la pionnière.

La cause environnementale met en avant la nécessité de se convertir aux énergies renouvelables. Une cause louable dans la mesure où les effets des changements climatiques se font de plus en plus ressentir. Mais également en prenant en compte l’importance attribuée à la notion de durabilité, Madagascar n’échappant pas à cet engouement mondial, des investisseurs se sont lancés dans le pari «fou» de la mobilité électrique. Le cas de la ville de Toamasina qui compte environ une centaine de tricycles (tuk tuk) électriques desservant tous les quartiers en est une parfaite illustration. Une aventure qui a été initiée compte tenu des difficultés observées sur les véhicules fonctionnant avec l’essence ou le gasoil. Mais également sans tenir compte des défis pouvant être rencontrés, la transversalité du concept se trouve en première place. De part sa nature, la mobilité électrique concerne le ministère de l’Energie, celui du Transport et enfin celui de l’Environnement. Viendrait ensuite, « l’inexistence de dispositifs devant permettre une vulgarisation mais également de sécuriser les investissements ». Sur le plan « énergie » par exemple, la Jirama est toujours en mode « délestage » presque dans toutes les villes du pays. Penser à la mobilité électrique dans un pays où la compagnie productrice d’électricité peine à satisfaire les besoins de base relèverait donc d’une chimère infantile. Commercialisation de l’énergie, adaptation des réseaux de sorte à répondre aux besoins… autant de défis qui font que le pays en est encore loin. Du côté des transports, c’est une toute autre affaire. Le pays est loin d’avoir le minimum nécessaire pour accueillir une telle initiative si l’on ne parle que de la mise en place de points de recharge publics.

Avantages. Les témoignages de ceux et celles qui se sont convertis à la mobilité électrique attestent tous la rentabilité de l’investissement. Le côté non pollueur est avancé en premier lieu. Ne fonctionnant pas à l’énergie fossile, les véhicules électriques n’émettent pas de gaz à effet de serre. Un avantage de taille dans un monde où la volonté de se défaire de l’utilisation d’énergie fossile gagne de plus en plus du terrain. D’autres avantages sont également soulevés. Comme l’a fait savoir Manuela Rakotovao, gérante de la société « SAS Electric Motor » « investir dans un véhicule électrique permet d’épargner beaucoup d’argent pour le ré-investir dans d’autres besoins de la famille. Ne nécessitant presque pas d’entretien, ils épargnent leurs propriétaires des soucis aussi bien d’ordre financier que technique.« Les seules dépenses seraient celles liées à la facture de l’électricité. Manuela Rakotovao note « contrairement à ce que beaucoup le pensent, les véhicules électriques ne consomment pas autant en électricité. Prenons l’exemple des tricycles destinés au transport public. Un tuk tuk de cinq places consomme en moyenne environ 6,270 Kw en puissance. Avec un coût du Kilowattheure de 370 ar, la consommation journalière d’un tuk tuk électrique est de 2.500 ar maximum. Ce qui fait une dépense mensuelle de 74.592 ar par véhicule« . « Ladite dépense pouvant être l’équivalent de la consommation en carburant durant trois ou quatre jours de travail pour les véhicules roulant avec un moteur  à essence  ou diesel » a renchéri notre interlocutrice. Dans la conjoncture actuelle, investir massivement dans la vulgarisation de la mobilité électrique pourrait être bénéfique pour la Grande Île. Les réformes initiées ne pourraient avoir que des retombées positives. Et dans la foulée, la compagnie nationale d’eau et d’électricité n’en serait que la plus gagnante.

José Belalahy – Midi Madagasikara

 

La Gazette de la Grande Ile / Moto taxi : Pour ou contre ?

http://www.lagazette-dgi.com/?p=29199

Les embouteillages dans la capitale sont épouvantables, surtout aux heures de pointe. Pour perdre le moins de temps possible, les habitants s’organisent comme ils peuvent. Certains partent de chez eux le matin. D’autres réduisent leur temps de pause pour déjeuner. D’autres encore choisissent de se rendre sur leur lieu de travail, à pied, en vélo ou en scooter. D’autres enfin, privilégient la moto taxi. C’est ce dernier point qui nous intéresse aujourd’hui. Le concept de moto taxi est simple. Au lieu de monter dans un véhicule taxi, le client chevauche une moto taxi, au dos d’un conducteur. La moto taxi présente des aspects positifs et négatifs.

Le principal avantage est le gain de temps puisque la moto taxi peut se faufiler partout sans être bloquée dans les embouteillages et le client est assuré d’arriver à l’heure au lieu où il souhaite se rendre. En gagnant une heure ou plus sur ses trajets quotidiens, une personne qui utilise les services d’une moto taxi est forcément plus productive. L’autre avantage est que cette activité génère des revenus pour les propriétaires de deux-roues. C’est une forme de micro-entreprenariat qui ne demande qu’à se professionnaliser.

L’inconvénient majeur est l’insécurité car un accident est si vite arrivé. Une moto taxi est avant tout une moto qui expose le conducteur et le passager à des chocs. Certains conducteurs de moto manquent d’expérience. D’autres ne possèdent ni assurance ni casque pour le passager. La question de l’insécurité se pose également avec acuité avec les vols à la tire. Des passagers se sont fait arracher leur sacoche ou leur sac à main. La moto taxi présente d’autres désavantages pratiques. En effet, en cas de grosse pluie, le passager arrivera mouillé à sa destination.

PN – La Gazette de la Grande Ile

Midi Madagasikara / Réhabilitation de la RN 44 : Lancement de l’appel d’offre bientôt

http://www.midi-madagasikara.mg/politique/2019/05/22/rehabilitation-de-la-rn-44-lancement-de-lappel-doffre-bientot/

Durant la saison des pluies, les usagers mettent plus d’une dizaine d’heures pour faire le trajet reliant Moramanga et Ambatondrazaka.

Course marathon, hier pour le Président Andry Rajoelina, il s’est rendu notamment à Brickaville,  Ambatondrazaka, ainsi que dans d’autres localités. Dans la capitale de l’Alaotra Mangoro, le Président de la République a clamé haut et fort que les travaux pour la réhabilitation de la RN44 vont démarrer, tout en soulignant au passage que le lancement de l’appel d’offre aura lieu bientôt, plus précisément la semaine prochaine. En outre, le Préfet d’Ambatondrazaka se plaint de fréquents délestages dans la capitale du Sihanaka. Sur ce point, le chef de l’Etat a remis un groupe de 2,5 Mw, et il a promis également qu’il y aurait cinq autres groupes prochainement. Il a reconnu que cela ne va pas résoudre complètement les problèmes, toutefois, il a fait savoir que l’année prochaine, un parc solaire sera mis en place.  Sans parler de la construction des barrages de Bevava et Sahamaloto.

Opérationnelle. A Brickaville, le chef de l’Etat s’est rendu à la SIRAMA pour constater de visu la réalité. Il a ainsi déclaré qu’il faudrait redorer le blason de cette société sucrière. Par ailleurs, elle va également changer de nom pour devenir Société Agricole et Sucrerie Malagasy ( SASM) au lieu de SIRAMA. Selon le DG du SASM, Gérard Andrialemirovason« dans huit mois , l’usine sera opérationnelle». Les gens ont attendu à une relance économique en 2017 mais ce ne fut pas le cas. Avec cet appel d’offre, ce serait peut-être la bonne.

Recueillis par Dominique R.  – Midi Madagasikara

Midi Madagasikara : Projets d’infrastructures : Une nouvelle loi sur le Patrimoine routier

http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2019/05/14/projets-dinfrastructures-une-nouvelle-loi-sur-le-patrimoine-routier/

La HCC (Haute Cour Constitutionnelle) a validé l’Ordonnance 2019-001 relative au patrimoine routier. Cette loi, qui a été présentée par le régime actuelle à la HCC, porte notamment sur une nouvelle classification des routes, l’attribution des responsabilités respectives de l’Etat, des Collectivités Territoriales Décentralisées et des opérateurs privés, la définition des maîtrises d’ouvrage des routes, des modalités de réalisation et de gestion des infrastructures routières, du financement, du Fonds Routier et des dispositions spécifiques aux autoroutes et autres dispositions diverses finales. Selon le ministère de tutelle, la mise en place de cette nouvelle loi sur le patrimoine routier permettra de bien cadrer la mise en place des projets de réhabilitations et de construction de nouvelles routes, dans le cadre des programmes de l’IEM. C’est d’ailleurs la raison qui a motivé le MAHTP (Ministère de l’Aménagement, de l’Habitat et des Travaux Publics) à se déplacer, dans la région du sud, avec les bailleurs de Fonds qui financent et vont financer les projets pour la mise en place du Projet d’Aménagement de Corridors et de Facilitation du Commerce, le Projet d’Appui à la Connectivité des Transports (PACT) dans le Sud et la réhabilitation et aménagement de la ville de Tuléar par le PIC II.1 et le PIC II.2

Grands projets. A noter que la restructuration des réseaux routiers ainsi que la redynamisation des transports, routiers, aériens, maritimes et ferroviaires figurent dans les Velirano que le président Andry Rajoelina a fait avec le peuple malgache. La réorganisation des Régions qui constitue un grand changement institutionnel, et surtout les projets de constructions et de réhabilitation liés à l’IEM ont rendu nécessaire la revue en profondeur du cadre juridique relatif aux routes, selon les représentants du MAHTP. Des changements qui ont poussé le président de la République et le Gouvernement actuel à adopter l’ordonnance 2019-001 relative au patrimoine routier. Bref, de nombreux projets sont déjà en cours, mais cette nouvelle loi permettra à l’Etat, avec les partenaires de développement et le soutien du peuple, passera certainement à la vitesse supérieure.

Antsa R. – Midi Madagasikara