Midi Madagasikara / Réfection de la RN44 : Un projet pilote en Afrique, selon la Banque mondiale

http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2020/02/15/refection-de-la-rn44-un-projet-pilote-en-afrique-selon-la-banque-mondiale/

La bonne performance du MATP a permis à la Banque mondiale d’accélérer le traitement du dossier concernant le projet de réhabilitation de la RN44. Ce projet servira d’exemple en Afrique, selon les représentants de l’institution de Bretton Woods.

Etant donné que la population attend avec impatience la « reconstruction » de la route nationale 44, qui relie Moramanga et Ambatondrazaka, la Banque mondiale assure que le projet avance à grands pas, avec un processus de décaissement accéléré. Jeudi dernier, cette institution, conduite par le ministère de l’Aménagement et des travaux publics (MATP), a effectué une descente sur terrain. Selon le ministre Hajo Andrianainarivelo, plus de 75% des travaux d’installation de la base vie de l’entreprise CGC sont déjà achevés. En effet, c’est cette entreprise chinoise, disposant d’importantes expériences techniques en matière de travaux d’infrastructures routières, qui assure la réalisation des travaux de réfection. Pour le MATP, la qualité des infrastructures est désormais exigée, comme il s’agit d’investissement à long terme.

Qualité. Après la visite sur terrain, l’équipe du MATP et celle de la Banque mondiale ont organisé une réunion de concertation avec le maître d’œuvre pour discuter du respect strict des clauses indiquées dans le cahier des charges, surtout au niveau de la qualité de l’infrastructure et du respect de l’environnement. « La garantie de la qualité, la capacité à faire face aux problèmes qui pourraient survenir, ainsi que la préservation des intérêts des communautés concernées par les travaux doivent primer. Il faut que ce projet soit bénéfique à la population et, surtout, ne lèse pas les habitants dans les environs », a souligné le ministre Hajo Andrianainarivelo. De leur côté, les représentants de la Banque mondiale ont indiqué que ce projet est mené dans le cadre d’un nouveau concept. « Nous avons accéléré le traitement du dossier et le processus de décaissement n’a duré que 7 mois. Pour la Banque mondiale, ce projet de réfection de la RN 44 servira de bon exemple pour les projets d’infrastructures routières en Afrique », ont-ils indiqué, en notant que la Banque mondiale est prête à appuyer Madagascar dans tous les projets d’infrastructures routières du pays.

Antsa R. – Midi Madagasikara

L’express de Madagascar / Commune urbaine d’Antananarivo – La sensibilisation avant la mise en fourrière

https://lexpress.mg/13/02/2020/commune-urbaine-dantananarivo-la-sensibilisation-avant-la-mise-en-fourriere/

Mesures dissuasives. L’augmentation de l’amende pour les véhicules mis en fourrière adoptée par le conseil municipal de la commune urbaine d’Antana­narivo (CUA) a alimenté les discussions, depuis quelques jours. Une hausse substantielle à entendre les informations transmises. Dans le cadre de la clôture de la première session du conseil, hier, le maire Naina Andrian­tsitohaina a apporté des explications. « Il ne s’agit pas d’une mesure répressive et encore moins d’un moyen pour renflouer les caisses de la commune. C’est une mesure dissuasive pour faire évoluer la mentalité et pour changer les comportements et les attitudes des automobilistes », précise-t-il.

Redorer l’image de la Capitale. Tel est le mot d’ordre du maire Andriantsito­haina depuis les campagnes électorales. Héritant des séquelles de plusieurs années d’indiscipline et d’incivisme, son principal défi c’est de changer les mentalités. Les premiers effets des mesures prises pour la fluidité de la circulation sont appréciés. L’envahissement des chaussées par les marchands est visiblement atténué. Toutefois, le stationnement sauvage persiste.

Avec les centaines de milliers de véhicules à Antananarivo, il est difficile de trouver une place pour se garer le jour et encore moins la nuit. Dans certains quartiers, les trottoirs font office de parking, le jour et de garage, la nuit. D’Anka­difotsy à Anosibe, d’Anda­vamamba à Andranoma­nalina, d’Ambondrona à Namon­tana,les piétons doivent marcher sur la chaussée car les trottoir, sont accaparés, par les marchands de rue et les parkings.

Pour des raisons diverses, le montant des amendes relatives aux infractions est méconnu par les usagers de la route. Ils préfèrent « s’arranger » avec les agents verbalisateurs moyennant quelques billets dont la couleur varie selon les humeurs et le pouvoir d’achat de chacun. Ainsi, Les détracteurs de cette mesure appréhendent des abus. « Nous allons privilégier la sensibilisation et l’éducation. Par la suite, nous allons donner des avertissements. En cas de récidive, les sanctions vont tomber », rassure le maire.

Le conseil municipal a ainsi adopté le texte. Avec l’aval de la préfecture pour le contrôle de conformité, la mise en fourrière coûtera, désormais, aux automobilistes 2000 ariary par cheval, 200 000 ariary pour le frais de transport et 150 000 ariary par jour pour le gardiennage. Une lourde amende qui conduira les automobilistes à mieux se conduire.

Andry Rialintsalama – L’Express de Madagascar

Madagascar Tribune / Vers la régularisation et le contrôle des lignes suburbaines

https://www.madagascar-tribune.com/Vers-la-regularisation-et-le-controle-des-lignes-suburbaines.html

L’Agence des transports terrestres (ATT) et le ministère des Transports, du tourisme et de la Météorologie ont décidé d’améliorer le secteur du transport dans les lignes suburbaines. Hier s’est déroulée une réunion des transporteurs et des coopératives avec le ministère des Transports et l’ATT. Une commission mixte de contrôle (CMC) sera placée prochainement dans les différents itinéraires des axes suburbains pour contrôler les irrégularités et les infractions commises par les transporteurs. Les agents de police de la route assistés des contrôleurs désignés par les coopératives assureront ce contrôle.

« Après avoir piloté un test de régularité sur la ligne D (Tana-Ivato), nous avons décidé d’appliquer ce changement sur toutes les lignes suburbaines pour éviter les accidents liés à la mauvaise qualité des véhicules de transport en commun. Les lignes A, B, D, E, F, G, H, I, J sont toutes à surveiller », a expliqué le Général Jeannot Rerebaky, directeur général de l’ATT.

Ce dernier a déclaré qu’une formation des transporteurs et des coopératives sera effectuée la semaine prochaine pour faire connaître aux transporteurs et aux membres des coopératives leurs responsabilités dans le secteur du transport.

Des sanctions

« L’objectif est d’inciter les transporteurs à respecter les règlements et disciplines inscrits dans le cahier des charges. Beaucoup de transporteurs des lignes suburbaines ne respectent pas leur itinéraire en faisant des retours en chemin sans terminer leur trajet. En outre nombreux sont les véhicules en très mauvais états circulant sur les axes suburbaines et nous allons les contrôler avec l’ATT », selon Fidy Rakotoarimanana, président de l’Union des coopératives de transport suburbain (UCTS).

Après la formation des transporteurs de chaque ligne, les contrôleurs peuvent sanctionner ceux qui commettent encore des abus, selon toujours ce responsable.

« Tous dirigeants de coopératives et propriétaires de véhicules peuvent aussi être sanctionnés s’ils ne prennent pas des mesures concrètes face aux irrégularités des transporteurs. Nous avons déjà fourni à l’ATT tous les renseignements concernant les chauffeurs et les receveurs de taxis-be pour pouvoir les sanctionner en cas d’irrégularités comme les excès de vitesse, ou tous types de non-respect du cahier des charges. S’ils récidivent après avertissement, ils ne pourront pas s’affilier à d’autres coopératives », selon le président de l’UCTS.

Les types de sanction à l’encontre des transporteurs insubordonnés sont le retrait de permis de conduire ou de licence, le paiement d’amende, la mise en fourrière des véhicules, etc…

Fano Rasolo – Madagascar Tribune

Madagascar Tribune / Retour des marchands dans les rues de la capitale

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Le répit n’aura été que de courte durée. Etalage de marchandises ici et là, les marchands illicites sont de retour dans la rue, depuis le début de cette semaine. Après les chasses énergiques faites par les agents de police et les gendarmes, au mois de janvier, les marchands envahissent de nouveau les trottoirs de la capitale pour comme à Analakely, Anosy, à la Petite Vitesse, à Behoririka, et en d’autres lieux. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) aurait décidé d’arrêter momentanément la chasse pour se vouer à l’édification d’infrastructures appropriées où ils seront transférés.

«  Nous n’avons pas encore de mesures d’accompagnement pour solutionner le problème de ces marchands. Donc, nous sommes obligés de les laisser exercer leurs activités mais sans gêner la circulation. Les trottoirs sont partagés en deux en réservant une large place aux piétons. Par contre, nous avons déjà enlevé tous les vendeurs devant les bâtiments ministériels comme à Anosy », selon Rija Randrianarisoa, directeur des marchés au sein de la CUA.

Plusieurs kiosques enlevés

« La CUA a concédé que nous vendions sur un côté du trottoir pour laisser de la place aux piétons. Mais selon les responsables, ce n’est juste qu’une solution provisoire », selon une marchande de légumes au bord du jardin d’Anosy.

Par ailleurs, le directeur des marchés a expliqué qu’avant d’ériger des infrastructures d’accueil pour ces marchands, la CUA a procédé à leur recensement. « Nous avons recensé 700 marchands des rues entre Mahamasina et Anosy, et 160 devant les bâtiments du Tribunal et du Service des Domaines à Anosy. Nous avons transféré ces derniers sur le trottoir devant les bâtiments de la Radio nationale Malagasy (RNM)  », selon toujours ses explications.

La commune poursuivra ce dénombrement notamment dans les endroits stratégiques comme Analakely ou La Petite vitesse.

La commune a par ailleurs continué d’enlever les kiosques de fer se trouvant le long des trottoirs dont une bonne dizaine enlevée pour défaut d’autorisation ou non-renouvellement d’autorisation de vendre. «  Nous avons enlevé 2 kiosques devant l’Hôpital des enfants à Tsaralalana, 2 autres devant le parvis de l’Hôtel de Ville à Analakely, 2 à Besarety et une respectivement à Andrefan’Ambohijanahary, Alarobia, Ivandry, et Ankorondrano », selon Rija Randianarisoa.

Fano Rasolo – Madagascar Tribune

Les Nouvelles /Accès au permis de conduire : Plusieurs réformes en vue

https://www.newsmada.com/2020/02/12/acces-au-permis-de-conduire-plusieurs-reformes-en-vue/

« Une décision relative à la réforme des auto-écoles à Madagascar devrait être prise pour le premier semestre de cette année », a annoncé hier le ministre des Transports, du tourisme et de la météorologie, Joel Randriamandranto, à l’occasion d’une rencontre organisée à Anosy. « Le projet de réforme des auto-écoles et du déroulement des examens de permis de conduis a déjà commencé, bien avant la décision du gouvernement tançais selon laquelle les permis de conduire malgaches ne pourront plus être échangés en France. Depuis 2016, nous avons rencontré à trois reprises, les associations des auto-écoles à Madagascar et les réformes sont en cours », a lancé le ministre.

Joel Randriamandranto a avoué le manque de professionnalisme dans les auto-écoles à Madagascar après plusieurs visites de ces établissements. II a également évoqué la corruption qui règne actuellement dans la délivrance des permis de conduire. « Dans certains cas, des conducteurs peuvent avoir leur permis de conduire sans même passer les examens », a-t-il précisé.

Les auto-écoles sont désormais soumises à de nouvelles exigences. Ainsi, les salles de formation devraient avoir une surface d’au moins 15m2. Elles ne pourront plus se confondre avec des bureaux ou autre fonction. En outre, une réforme des examens de permis de conduire est également en vue, selon toujours le ministre de tutelle.

Riana R – Les Nouvelles