Midi Madagasikara / Fermeture des routes : Risque de dérapages incontrôlés

http://www.midi-madagasikara.mg/politique/2020/05/27/fermeture-des-routes-risque-de-derapages-incontroles/

La limitation pour cause de Covid-19 de la circulation de personnes sur les routes nationales et les autres voies de communication pourrait provoquer des …dérapages incontrôlés s’il n’y a pas de balises.

Depuis la proclamation de l’état d’urgence sanitaire le 21 mars 2020, le Président de la République a délégué au Premier ministre ses pouvoirs « en matière de contrôle de la circulation des personnes et des véhicules, de contrôle du ravitaillement ; et de contrôle des armes ». Et ce, en application de l’article 18 de la loi n°91-011 du 18 juillet 1991 relative aux situations d’exception qui prévoit que « le Président de la République peut déléguer certains de ces pouvoirs au Premier ministre avec faculté de subdélégation aux ministres et au Président du Comité Exécutif du Faritany ou du Fivondronampokontany territorialement concerné (…).

Notam. Le Président du Comité Exécutif prévu expressément par la loi de 1991 ayant été rayé de la carte de l’Administration territoriale, on est en droit – au propre comme au figuré – de se demander à quel organe des Collectivités Décentralisées le Premier ministre peut-il subdéléguer ses pouvoirs. Notamment en matière de contrôle de la circulation des personnes et des véhicules qui est une question brûlante d’actualité avec les réfugiés sanitaires qui fuient les Régions covidées. Pour ne rappeler que le groupe d’une trentaine de personnes en moto taxi en provenance du Vakinankaratra qui a été interceptée par la Gendarmerie à Antsahadinta. Ou encore les « boat people » arraisonnés sur le Canal des Pangalanes par les militaires. Il y a eu aussi dernièrement l’avion léger refoulé à Maroantsetra par le Commissaire de Police de la Ville et le Commandant de compagnie de la Gendarmerie qui ont sorti une sorte de « Notam ».

Excès de zèle et abus. Il importe de réduire les risques de corruption et d’éviter les excès de zèle ainsi que les abus de pouvoir de la part des forces de l’ordre mais aussi les velléités de révolte chez les « immigrés » clandestins. Qui plus est, la liberté d’aller et venir est garantie par la Constitution qui dispose que « Tout individu a le droit de circuler et de s’établir librement sur tout le territoire de la République dans le respect des droits d’autrui et des prescriptions de la loi ». En effet, en vertu de la hiérarchie des normes, la Constitution prime sur la loi relative aux situations d’exception. Comme ses références l’indiquent, la loi n°91-011 du 18 juillet 1991 a été promulguée du temps de la Deuxième République avec une Constitution qui embrigadait les libertés fondamentales et les droits individuels « dans le cadre de la Charte de la Révolution socialiste ».

R.O – Midi Madagasikara

Midi Madagasikara / Déconfinement : Les Taxis Be jusqu’à 17 heures

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2020/06/02/deconfinement-les-taxis-be-jusqua-17-heures/

Le déconfinement progressif continue dans la ville des Mille. L’allègement des mesures annoncé par le président de la République, dimanche dernier, a eu quelques précisions de la part du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation. Pour le cas des transports publics de la Capitale par exemple, toutes les activités doivent s’arrêter à 17 heures locales à partir de ce jour. Si tous les bureaux et tous les commerces doivent fermer leurs portes à 15 heures (à 13 heures dans l’ancienne mesure). Une décision qui ne va pas déplaire à une population tananarivienne qui commence à être fatiguée des limitations de leurs déplacements. Par ailleurs, compte tenu de la propagation du Covid-19, il serait judicieux que tous les acteurs se mobilisent pour garantir la sécurité de tous les usagers des transports publics. Les acquis du début de la pandémie liée au Covid-19 tels que la distribution de gels hydro alcooliques ou encore la désinfection systématique des véhicules assurant le service en question devraient être appliqués. Une chose est sûre, le rallongement du temps d’activités des transports publics va favoriser le retour des bouchons monstres à Antananarivo. Les embouteillages précédant le week-end dernier étaient-ils le prémice du retour à la normale, du moins du côté de la circulation et de tout ce qui en découle ?

José Belalahy – Midi Madagasikara

L’Express de Madagascar / Service – Le transport en deux roues sujet à polémique

https://lexpress.mg/05/05/2020/service-le-transport-en-deux-roues-sujet-a-polemique/

Alternative pour éviter de se mêler aux gens en période d’état d’urgence sanitaire ou encore simplement aux embouteillages, les taxi-motos sont indésirables aux yeux de certains.

INDISPENSABLE. Les services de transport à deux roues divisent les autorités en situation d’état d’urgence sanitaire. « Il est interdit aux bicyclettes et vélomoteurs de transporter un passager », selon un document officiel de la commune urbaine d’Antananarivo en date du 21 avril dernier. Cependant une autre déclaration des autorités centrales affirme la levée de cette interdiction. Les avis et opinion des usagers de ce type de locomotion restent ainsi partagés quand certains se retrouvent sanctionnés par la police municipale alors que d’autres circulent librement dans les autres zones de la capitale.

« A la base, l’interdiction avait pour objectif de faire respecter la distanciation d’un mètre entre les citoyens circulant hors de leurs domiciles. A présent avec les mesures de déconfinement progressif, les transports en commun ont repris mais ceux en deux roues sont encore interdits. Une logique que l’on n’arrive pas à comprendre », déplore un gérant de services de transport et de livraison à moto de la capitale. Ce dernier arrive à subsister avec uniquement les services de livraison depuis la période de confinement. « Le transport de personnes constitue la majeure partie de notre chiffre d’affaire en temps normal. Certes, les demandes en livraison de marchandises ont considérablement augmenté depuis le confinement mais cela peine à couvrir nos frais de fonctionnement depuis », rajoute-t-il.

Régularisation

Happé par les évènements, le mode de consommation évolue rapidement, du moins pour ceux qui peuvent se le permettre. Avec les moyens de communication plus performants et rapides, cette mutation est encore plus palpable.

L’achat à distance est en pleine expansion, et avec lui, la livraison à domicile. Cette dernière est d’ailleurs l’une des clés de la réussite des transactions sans la présence physique de l’acheteur, ce qui a pour principal objectif de limiter les contacts humains et donc la propagation du virus.

Si l’interdiction est toujours de rigueur en zone urbaine, les communes des périphéries de la capitale font des démarches pour la normalisation des activités de ces « taxis-motos ». « Nous sommes une trentaine de scootards à être membres d’une association. Une entente entre cette association et les autorités communales a été initiée dans le but de régulariser notre activité dans la totalité de la juridiction communale. Pour ce faire nous payons des droits d’exploitation et de stationnement à la Commune. Tandis que cette dernière nous laisse pratiquer notre activité dans la légalité. Les gendarmes et policiers de la commune veillent à cette formalisation via les contrôles d’autorisation inopinés », explique Harivelo, taxi-moto d’une commune d’Atsimondrano. à l’exemple de ces communes suburbaines, la régularisation de cette activité en centre ville peut constituer de nouvelles recettes pour la capitale.

Harilalaina Rakotobe – L’Express de Madagascar

La Gazette de la Grande Ile / Transport : le MCI dénoncent le non-respect des droits des consommateurs

http://www.lagazette-dgi.com/?p=41644

On continue d’observer une hausse des frais de transports, malgré les cris des voyageurs. Les lignes régionales et nationales sont temporairement ouvertes. Les derniers départs seront observés ce jour avant 11 heures en ce qui concerne Antananarivo. Dans la Grande Ile, c’est la ville des Milles qui enregistre le plus grand nombre de porteurs du coronavirus. Ne serait-ce que pour cette raison qui bon nombre de gens cèdent à la panique, ils veulent fuir la capitale. Puis il y a eu le confinement qui suspend bon nombre d’activités qui servent de gagne-pain à de nombreux Tananariviens. Les étudiants sont également touchés par cette suspension qui pour eux touche les cours. Des milliers de Tananariviens se voient alors sans activités. Fuir la famine, fuir la pandémie… Ce n’est pas l’excuse qui leur manque et peu importe le prix, l’essentiel est de quitter Antananarivo. C’est ce qu’on observe auprès des gares routières. Effectivement, une hausse allant au-delà de 100% des frais de transport est observée dans la capitale. Mais cela est pour une fois justifiée. Certes, les véhicules en provenance des autres régions roulent à vide à défaut de passagers. Le principe étant de fuir la non-activité et le coronavirus qui sévissent à Tana. Mais pour les défenseurs des droits des consommateurs, cette situation est moins d’être légitime. Le mouvement contre l’inflation (MCI) dénonce ainsi l’absence de concertation des parties prenantes à savoir le ministère de tutelle, les coopératives et les défenseurs des droits des consommateurs. D’après Lalaina Razafindralambo, président du MCI, l’État aurait dû mettre en place les organisations nécessaires avant l’ouverture temporaire de la zone nationale. Pour le MCI, il est inconcevable que les passagers paient à ce prix là. A lui également de dénoncer la mauvaise organisation et l’absence de contrôle de la situation du côté du ministère des Transports. A part distribuer des autorisations de circuler à travers l’ATT, le ministère reste inerte.

A.N. – La Gazette de la Grande Ile

Midi Madagasikara / Avaradoha : Fuite d’un chauffard après un accident mortel

http://www.midi-madagasikara.mg/faits-divers/2020/03/24/avaradoha-fuite-dun-chauffard-apres-un-accident-mortel/

Le conducteur a fauché mortellement un piéton et ne s’est pas arrêté. Il a pris la fuite et n’a malheureusement laissé aucune trace de son méfait. Dimanche 22 mars dernier vers 20 heures, c’était un corps inanimé et baignant dans une mare de sang qui a été vu par les habitants d’Avaradoha. En voyant le corps du quinquagénaire, le légiste et les policiers ont vite compris qu’il avait été victime d’un accident mortel. Aucune trace pour l’instant de l’auteur mais une enquête a aussitôt été ouverte par la brigade des accidents de la police. Dans la capitale, les délits de fuite deviennent monnaie courante avec le manque d’infrastructures de contrôle. Les rues ne sont pas vidéosurveillées. Dans certains cas, les enquêteurs ont recours aux enregistrements des entreprises situées aux alentours pour essayer de comprendre les faits. Mais les vidéos sont limitées puisque les caméras installées auprès de ces commerces sont destinées surtout à surveiller les locaux et non les rues. Ainsi, à défaut de témoins oculaires, les malfrats en délit de fuite sont difficiles à retrouver. Sur le même chapitre, mais vu sous un autre angle, la période de confinement a réduit en nombre les accidents de circulation. Selon la brigade des accidents, on a enregistré huit cas depuis le 12 mars dernier. Ces cas ont fait un mort et neuf blessés. Un chiffre en baisse selon les statistiques de cette brigade. Le couvre-feu et la présence des forces de sécurité dans toute la ville ont eu des impacts positifs sur la circulation routière.

D.R. – Midi Madagasikara