Midi Madagasikara : Région Vatovavy Fitovinany – 3 axes priorisés pour la redresser

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2019/03/19/region-vatovavy-fitovinany-3-axes-priorises-pour-la-redresser/

Pour retrouver une croissance économique durable, la Région Vatovavy Fitovinany- terre riche habitée par une population majoritairement pauvre- entend prioriser trois axes : la sécurisation de la filière vanille, l’amélioration de la fiscalité et la réhabilitation des infrastructures stratégiques. La volonté politique est désormais présente.

La « pauvreté » dans la Région Vatovavy Fitovinany (V7V), dans le sud-est de Madagascar est en effet assez représentative de celle qui sévit dans la Grande île. Elle frappe une population vivant sur une terre immensément riche et fertile avec des produits de rente en abondance tels que le café, la cannelle, le girofle, ou encore le letchi, des pierres précieuses (comme l’émeraude de Mananjary), etc. En fonction du contexte régional et des concertations locales et nationales, le V7V a ainsi décidé de prioriser trois axes de développement : la sécurisation et la régulation de la filière vanille, l’amélioration de la fiscalité-notamment au niveau communal- et enfin la réhabilitation des infrastructures stratégiques dans la région, telles que le Port de Manakara (non fonctionnel depuis une vingtaine d’années), le pont de Manakara be et la réparation de la ligne ferroviaire Fianarantsoa Côte-Est (FCE).

Impacts. La relance du V7V, la Région y travaille. Il y a deux semaines, une réunion a été organisée pour définir les grandes lignes des stratégies et actions à mener pour booster la mise en œuvre de cette relance, notamment la réhabilitation et la mise aux normes des infrastructures, telles que le port et le pont de Manakara et la FCE avec ses déraillements fréquents. Ce focus relatif sur Manakara s’explique par le fait que, la ville de Manakara constitue le premier pôle de croissance du V7V, suivie de près par Mananjary. Quand il était encore opérationnel, le port de Manakara  avec le transport et les flux de circulation de produits de rente destinés à l’export (café, girofle, vanille, baies roses, cannelle et letchis, etc.) comme à la consommation nationale, contribuait considérablement à la sécurité financière des habitants de la régionDepuis que son fonctionnement était mis en stand by, l’intensité de la pauvreté de la population a significativement augmenté. La FCE quant à elle assure non seulement la liaison stratégique, entre la Région et la Haute-Matsiatra ; mais elle recèle en plus un potentiel énorme non encore exploité en tourisme local, comme en éco-tourisme de luxe.

Vanille, impôts et infrastructures. La culture de l’or vert est également rentable pour le V7V et il est même appelé à prospérer davantage dans les mois et années à venir. Seulement, elle est menacée par l’insécurité à tendance mafieuse (quasiment comme dans le Nord) qui commence à sévir aussi dans la Région Vatovavy Fitovinany. C’est la raison pour laquelle, comme l’a précisé avec entrain, M. Fridolin Caleb, Administrateur civil en chef et Chef de Région par intérim, que la Région a décidé d’intensifier la sécurisation de la filière vanille, pour que le marché prospère sur le long terme, d’autant plus que la vanille du V7V est également d’excellente qualité. L’assainissement de la fiscalité des communes est aussi par ailleurs stratégique, car elle permettra de rénover tous les bâtiments publics- à quelques exceptions près (tels que ceux de la Région, Commune urbaine de Manakara, ou encore celui du ministère de la Population, de la Protection de la Femme et de la Protection sociale (MPPSPF)) dont l’état laisse à désirer, faute de budget et/ou d’entretien. En ce qui concerne les infrastructures stratégiques que sont le port et le pont de Manakara be, le coût estimé de leur réhabilitation s’élève dans les 496 millions de dollars, selon un rapport d’études consulté auprès de la Région. Ayant été discuté « sérieusement » en 2016, cette réhabilitation a été mise en stand by depuis 2018. Apparemment, elle est heureusement susceptible de démarrer prochainement, car il y a tout juste deux semaines, une réunion consultative sur le sujet s’est tenue à Manakara pour discuter de la faisabilité du projet et des modalités de sa mise en œuvre. Par ailleurs, dans la méthode de travail, nous remarquons désormais plus de dynamisme et d’action de la part de la Région. En effet, après le reboisement officiel -conforme aux consignes étatiques- effectué vendredi dans la matinée, les travaux ont tout de suite repris leur cours au niveau de la Région, plus de place au « repos » habituel.

Luz Razafimbelo – Midi Madagasikara

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La Gazette de la Grande Ile / Travaux sur les routes nationales : De l’argent jeté par les fenêtres

http://www.lagazette-dgi.com/?p=26521

Travaux sur les routes nationales : De l’argent jeté par les fenêtres

Cercle vicieux. Chaque année, c’est la même chose pour certaines routes nationales (RN). En période des pluies, certaines zones deviennent enclavées. C’est le cas de Bealalana et Ambatondrazaka entre autres.

Certes, les états des RN dans le pays sont tous déplorables. Pourtant, l’utilisation du trajet de certaines d’entre elles est impossible en période des pluies. C’est à titre d’exemple le cas de la RN5A reliant les districts d’Ambilobe et Vohémar. En effet, même les véhicules tout terrain ont du mal à traverser « la route de l’enfer ». Pour les taxis-brousse, le transbordement est même inévitable à Ambilobe.

Parmi les routes nationales secondaires, on peut également citer la RN44 reliant Moramanga à Ambatondrazaka. Depuis quelques jours, les usagers se plaignent de l’état des routes. En temps normal, le trajet de 158km prend 7 à 8 heures, actuellement le trajet peut prendre deux jours.

Ce qui est intolérable dans tout cela, c’est que plusieurs milliards d’ariary sont dépensés follement , chaque année, pour des travaux de construction et de réhabilitation bidon. Prenons pour exemple les travaux sur Ambilobe-Vohémar. Le mois d’août 2018, les travaux ont été lancés et le financement par prêts concessionnels s’est élevé à 155 millions de dollars. Sans parler du montant des marchés considérablement exagérés par rapport à la réalisation. Or, l’état des routes demeure déplorable et les travaux sans garantie se détériorent en quelques semaines. Et c’est chaque année la même chose.

Annie N. / La Gazette de la Grande Ile

Midi Madagasikara : CUA – Grands projets financés par la Banque Européenne d’Investissement

http://www.midi-madagasikara.mg/politique/2019/02/19/cua-grands-projets-finances-par-la-banque-europeenne-dinvestissement/

Article dans le journal Midi Madagasikara

CUA – Grands projets financés par la Banque Européenne d’Investissement

Fini la galère pour ceux qui utilisent les axes routiers passant par Besarety pendant la saison de pluie. Fini également la galère pour ceux qui empruntent les routes nationales traversant la ville d’Antananarivo et qui sont en très mauvais état actuellement. Hier, une importante réunion présidée par le 1er adjoint au maire Olivier Randrianarisoa s’est tenue à l’hôtel de ville d’Analakely. Des représentants du SAMVA, de la Jirama, de l’ATT, de Telma, de la direction régionale des Travaux Publics et de la Police municipale ont été présents. On a appris à l’issue de cette réunion que les canaux d’évacuation d’eaux usées desservant le quartier de Besarety et ses environs seront complètement reconstruits en béton. A chaque pluie, ces quartiers sont inondés. On a également appris que 5,5 Km de la RN 2, 10 Km de la RN 3 et 9 Km de la RN 4 seront réhabilités.

Partenariat fructueux. Ces grands travaux seront financés par la Banque Européenne d’Investissement (BEI). Les projets étaient accordés en 2015, mais ce n’est qu’actuellement que le fonds nécessaire est entièrement prêt. Les travaux vont durer entre six et douze mois. D’autres parties prenantes seront impliquées dont la Direction des Travaux Publics de la CUA, la Direction en charge des Transports au niveau de la commune urbaine d’Antananarivo et les Arrondissements de la Capitale concernés ainsi que la commune rurale de Sabotsy Namehana. A rappeler que les pluies qui ont frappé il y a quelques jours la Capitale ont dégradé l’état des infrastructures locales. Or, la CUA, avec le peu de moyens dont elle dispose, ne peut pas prendre en charge la reconstruction des dégâts.

Recueillis par R. Eugène – Midi Madagasikara

Le jardin de l’étranglement à Alarobia Amboniloha

L’ouverture de la voie rapide Ivato- Tsarasaotra devait profiter  aux  usagers en  résolvant les problèmes d’embouteillages  qui faisaient plaindre les habitants d’Ambohibao, Talatamaty Andranomena ou Ambohimanarina. Cette voie a permis  d’atténuer les bouchons sur cet axe mais a aussi  créé de nouveaux points rouges  au niveau  d’Ankorondrano et Anosivavaka. L’apparition  de ces nouveaux embouteillages peut être amputée au goulot d’étranglement  identifié  au croisement venant d’Amboniloha vers Ankorodrano et Tsarasaotra  et après  le centre de visite technique Alarobia.  En effet, deux facteurs majeurs évidents  se conjuguent sur cette zone. Premièrement,  l’existence d’un jardin privé bien clôturé mais sans intérêt majeur car sans accès de part et d’autre et sans utilisateurs, juste à titre décoratif et garde limitative de propriété privé. Deuxièmement, l’emplacement d’un arrêt de plusieurs lignes de Taxi be.

blog jcr _ 2019 01 29

Pour résorber l’intensité du trafic, il faudra prendre des décisions qui pourront lever  ces  éléments favorisant les réductions des vitesses. Citons par exemple, deux solutions  rapides et simples :

  • Exproprier une partie de ce jardin, pour «besoin d’utilité publique», d’au moins de 2 mètres pour élargir la chaussée et en déplaçant le poteau de la JIRAMA qui se trouve juste à coté
  • Déplacer de quelques mètres en aval l’arrêt des Taxi be qui se trouve juste à la sortie du croisement venant d’Amboniloha et se plaçant juste à côté de ce jardin sans intérêt (pour les publics).

La balle est  maintenant dans le camp d’une part,  du propriétaire du jardin  que nous remercions déjà pour leur compréhension, mais aussi  des autorités compétentes  pour les décisions qu’ils prendront promptement  pour fluidifier la circulation autour de la Capitale.

Jean Claude Razanamparany

La RN6 se dégrade davantage faute d’entretien – Site web Madagascar Tribune

La RN6 se dégrade davantage faute d’entretien

La RN6 reliant Ambondromamy à Ambanja se dégrade davantage. Réhabilitée en 2008, grâce aux financements de l’Union européenne, cette route semble n’avoir reçu le moindre entretien depuis plusieurs années. D’année en année, elle se détériore au grand dam des usagers. Les nids de poule d’il y a encore deux ans deviennent des nids d’autruche. L’étouffante chaleur tropicale d’Antsohihy devient de moins en moins respirable avec une véritable fumée de poussière qui souffle sur la route bitumée et qui ressemble actuellement à une tracée secondaire.

S’il y a encore 5 ans, il a fallu environ 12h sur route pour se rendre à Ambanja depuis la capitale, Antananarivo, et moins de 15h, il y a deux ans, aujourd’hui, les conducteurs de taxi-brousse reliant cet axe confirment qu’il faudra environ 18h pour le faire. Rien qu’entre Antsohihy et Ambanja, une distance de près de 189 km, il faut désormais plus de 5h pour réaliser cet axe alors qu’elle se faisait en trois heures.

Les intempéries de ces derniers temps, notamment les cyclones ayant frappé la Grande île et qui n’ont pas épargné par partie Nord du pays auraient aggravé la dégradation de cet axe routière de la RN6. Mais, il faudra également souligner que cette route a été pratiquement oubliée par les dirigeants depuis la Transition. La présence des hauts responsables de l’Etat issus de cette partie septentrionale de Madagascar, notamment durant le régime Rajaonarimampianina, n’ont pas du tout profité aux villes traversées par cet axe routier.

Pas plus tard qu’avant-hier, le jeune ministre des Travaux publics, Jacques Ulrich Andriatiana, pourtant originaire de cette partie nord de la Grande île a annoncé la signature d’un accord entre l’Etat malgache et la société chinoise China Road and Bridge Corporation (CRBC) pour la construction de la route RN5A, reliant Ambilobe à Vohémar, toujours dans le Nord de la Grande île. Mais il n’a jamais été question de la RN6. Toutefois, au mois de juin, le nouveau Premier ministre, Christian Ntsay également originaire du Nord de Madagascar, a ordonné à l’équipe d’Ulirch Andriatiana de réhabiliter la RN6.

Au mois d’avril, l’Union européenne a annoncé la fin des travaux de réhabilitation d’une partie de la RN6. Ces travaux ont notamment concerné l’axe reliant Ambanja à Ambilobe. Qu’en est-il alors de l’axe qui se trouve en amont de cette route ? Les usagers de la route, ceux qui utilisent notamment Antsohihy/Ambanja craignent qu’à la prochaine saison des pluies, cet axe ne sera plus praticable si aucune réhabilitation ne sera faite.

Arena R. – Madagascar Tribune