La route avance

La Route d’Intérêt Provincial 19 et la Route Nationale 7 sont dans un piteux état. Comme le sont tant d’autres routes malgaches. Sur une carte routière de 1964, la nomenclature allait de «route bitumée» à «route saisonnière», en passant par «route permanente». En cette année 2016, les routes, même nationales, peuvent avoir l’air de piste dont on peut s’inquiéter si certaines seraient encore praticables en saison des pluies. Les 70 kilomètres de la RIP 19, entre Talata-Volonondry et Ambatomanoina, se parcourent en trois à quatre heures. Sur la RN7, entre Ambositra et Alakamisy-Ambohimaha, il y a 20 kilomètres indignes d’une route nationale qui obligent les voitures à rouler au pas.
Des quatre coins de Madagascar, depuis Ambohi­mamory-Itaosy, qui a pourtant Manjakamiadana à portée de regard, jusqu’à ces innombrables «tany lavitra Andriana», éternels oubliés de l’impossible décentralisation, Betatao, Miantso, Nosy-Varika, etc., etc., les récits se ressembleraient au goulet du ministère des travaux publics: vestiges quasi-archéologiques de bitume de l’époque coloniale, pistes comme effondrées sur elles-mêmes de la hauteur d’un bon vieux «Mercedes-Benz 911», bacs improvisés et avançant par halage le long d’un câble tendu entre deux rives, radiers emportés, ponts sans tablier, etc., etc. La ruine des infrastructures routières de Madagascar offre des possibilités infinies pour les amateurs de raids en quads, buggys, motos, 4×4…
Il devient ridicule, dans ces conditions, de continuer à discourir sur d’invraisemblables «réalisations» alors que les routes sont dans un état lamentable; qu’une voie fluviale aussi formidable que le «canal des Pangalanes» perd tout son intérêt parce qu’on laisse un pont effondré entraver son cours; que le chemin de fer date de Gallieni et de ses successeurs; que le transport aérien n’est plus qu’un lointain souvenir, encore signalé par le symbole d’un petit avion sur les vieilles cartes du «réseau intérieur le plus dense du monde».
Les imbéciles qui ont voulu le «changement» de 2009 avaient osé prétendre que «les routes ne se mangeaient pas». Le bitume de la place du 13 mai est certainement impropre à toute consommation intelligente. Mais, les paysans-producteurs, qui vivent enclavés, plébisciteraient un autre billet de banque à l’effigie d’une route, d’un port ou d’un chemin de fer. Car avec le transport, s’exportent leurs produits et arrivent l’instituteur et le médecin.

Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja

Source : http://www.lexpressmada.com/blog/opinions/la-route-avance/

La route avance

La route avance

La Route d’Intérêt Provincial 19 et la Route
Nationale 7 sont dans un piteux état. Comme le sont tant d’autres routes malgaches. Sur une carte routière de 1964, la nomenclature allait de «route bitumée» à «route saisonnière», en passant par «route permanente». En cette année 2016, les routes, même nationales, peuvent avoir l’air de piste dont on peut s’inquiéter si certaines seraient encore praticables en saison des pluies. Les 70 kilomètres de la RIP 19, entre Talata-Volonondry et Ambatomanoina, se parcourent en trois à quatre heures. Sur la RN7, entre Ambositra et Alakamisy-Ambohimaha, il y a 20 kilomètres indignes d’une route nationale qui obligent les voitures à rouler au pas.
Des quatre coins de Madagascar, depuis Ambohi­mamory-Itaosy, qui a pourtant Manjakamiadana à portée de regard, jusqu’à ces innombrables «tany lavitra Andriana», éternels oubliés de l’impossible décentralisation, Betatao, Miantso, Nosy-Varika, etc., etc., les récits se ressembleraient au goulet du ministère des travaux publics: vestiges quasi-archéologiques de bitume de l’époque coloniale, pistes comme effondrées sur elles-mêmes de la hauteur d’un bon vieux «Mercedes-Benz 911», bacs improvisés et avançant par halage le long d’un câble tendu entre deux rives, radiers emportés, ponts sans tablier, etc., etc. La ruine des infrastructures routières de Madagascar offre des possibilités infinies pour les amateurs de raids en quads, buggys, motos, 4×4…
Il devient ridicule, dans ces conditions, de continuer à discourir sur d’invraisemblables «réalisations» alors que les routes sont dans un état lamentable; qu’une voie fluviale aussi formidable que le «canal des Pangalanes» perd tout son intérêt parce qu’on laisse un pont effondré entraver son cours; que le chemin de fer date de Gallieni et de ses successeurs; que le transport aérien n’est plus qu’un lointain souvenir, encore signalé par le symbole d’un petit avion sur les vieilles cartes du «réseau intérieur le plus dense du monde».
Les imbéciles qui ont voulu le «changement» de 2009 avaient osé prétendre que «les routes ne se mangeaient pas». Le bitume de la place du 13 mai est certainement impropre à toute consommation intelligente. Mais, les paysans-producteurs, qui vivent enclavés, plébisciteraient un autre billet de banque à l’effigie d’une route, d’un port ou d’un chemin de fer. Car avec le transport, s’exportent leurs produits et arrivent l’instituteur et le médecin.

Par Nasolo-Valiavo Andriamihaja

Entretien routier : élaboration de la CP 16

L’entretien courant des réseaux routiers entame une nouvelle campagne. En fait, l’atelier de validation du programme d’entretien courant des routes nationales ou Convention programme pour la campagne 2016-2017 (CP 16) a commencé hier et ce durant trois jours dans les locaux de l’Institut national de l’infrastructure (Ininfra) à Alarobia. Au cours de cet atelier, les organismes rattachés (Fer, Arm, LNTPB, Ininfra, Otu) et les ingénieurs du ministère des Travaux publics présentent ses activités respectives des années 2015 et 2016 ainsi que leurs prévisions pour l’année 2017.

Les parties prenantes à cette convention programme discutent et établiront ensemble les plans d’action pour l’amélioration des activités aussi bien au niveau administratif-concernant les normes d’études et de conception d’ouvrages, qu’au niveau du suivi des chantiers. En somme, il s’agit de valider les programmes présentés.

« Notre priorité actuelle, c’est le rétablissement du trafic au niveau des axes les plus dégradés. Viennent ensuite la réhabilitation ou les reconstructions dans les autres axes », a expliqué le ministre des Travaux publics, lors de l’ouverture de cet atelier hier.

En effet, le budget devant être alloué à cette nouvelle campagne devrait être connu à l’issue de cet atelier et suivant les concertations avec le Fonds d’entretien routier (Fer). Questionné sur la situation d’encaissement des redevances d’entretien routier (Rer) venant des compagnies pétrolières, le ministre a fait savoir que, « Le ministère et les compagnies pétrolières sont en train de mettre à jour la situation d’encaissement et d’établir un nouveau planning de paiement ».

Arh.

Source : http://www.newsmada.com/2016/08/11/entretien-routier-elaboration-de-la-cp-16/

Infrastructures routières en milieu rural : Plus que 10% des routes en bon état

« Des textes routiers méconnus, non appliqués et inadaptés. Puis, absence de politiques routières». Ce sont là quelques causes de la détérioration des routes en milieu rural évoquées par l’ONG Lalana. « Le réseau communal n’a pas été défini depuis 1998. Le dernier classement des routes nationales et les routes provinciales date de 1999. Pour ce qui est des routes au niveau des communes, elles n’ont eu aucune situation juridique depuis cette date », rappelle l’ONG Lalana. Avant de rajouter que les maîtrises d’ouvrage dépassent également la capacité des communes concernant l’entretien de ces infrastructures. Toutes ces raisons ont ainsi permis à cette Ong de dire qu’en 2013, « les routes en bon état ne représentaient plus que 10% du réseau routier ». Avant de rapporter que la proportion des Communes accessibles par voie de surface était estimée à 40%. Or, les routes rurales occupent les 72% du territoire national. L’absence de structures en appui à la gestion des routes rurales et le manque de ressources financières (aléatoires et irrégulières), ont causé ces états de dégradation. Et à cela s’ajoute le manque de compétences techniques au niveau local. « Aussi, les partenaires financiers et techniques font souvent face à des difficultés lors des réaménagements ».

Jusqu’en 2020. L’Ong Lalana, depuis sa création le 14 juillet 1998, n’a pas cessé d’apporter sa contribution pour l’amélioration de la mobilité en milieu rural, non seulement par la réhabilitation des routes rurales, mais également par la mise en place d’un système de gestion locale de ces routes. La réalisation des actions de sensibilisation et de préservation sur les axes nouvellement réhabilités font également partie de ses missions. « Nous faisons en sorte de réussir le développement à travers les routes », a confié Nathalie Rasamison de l’Ong Lalana. Depuis 2015 jusqu’en 2020, l’Ong met tout en oeuvre pour qu’une centaine de communes aient développé leur politique routière. « Cela, pour que les services rendus par les routes rurales soient pérennes et inclusifs et permettent en même temps l’amélioration de la mobilité des populations », renchérit Nathalie R. Pour arriver à cette fin, l’ONG Lalana met en œuvre son plan communal de transport (PCT). Ceci est une disposition visant le développement du secteur du transport au niveau des communes. Cet outil consiste à mettre en œuvre la politique routière au niveau des communes (PRCR). « Lalana intervient dans les différentes Régions de Madagascar avec des efforts particuliers pour la Région d’Analamanga ».

Recueillies par Arnaud R.

Source : http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2016/08/06/infrastructures-routieres-milieu-rural-plus-10-routes-etat/

Trois semaines pour obtenir le permis biométrique

Le processus de changement du permis de conduire en biométrique prend maintenant trois semaines. Les responsables avancent un entretien de la machine.

À la traine. Les automobilistes haussent le ton face au délai imparti pour le remplacement du permis de conduire en biométrique. Il leur faut vingt-deux jours pour obtenir ce nouveau document.
« J’en ai marre de cette longue attente. On nous a informés que cela ne prendrait pas beaucoup de temps. Toutefois, c’est tout le contraire qui se présente. Je ne peux pas passer mon temps à faire le va-et-vient ici», se désole un chauffeur rencontré sur le lieu.
Les explications recueillies auprès du centre d’immatriculation avancent un problème d’entretien des imprimantes. « Les imprimantes doivent être entretenues dès qu’elles accomplissent 50 000 impressions, de même pour l’appareil photo. Il faut aux techniciens une vingtaine de jours pour effecteur ces entretiens », explique un responsable au sein de ce centre basé à Tsimbazaza.
En effet, les entretiens de ces appareils sont assurés par des techniciens basés en Slovénie. Le centre fait donc appel à leurs services et les fait venir ici. Ce qui explique cette lourdeur de procédure de remplacement. « C’est nous qui les faisons venir, ici. C’est pour cette raison que le remplacement du permis de conduire en biométrique nécessite beaucoup de temps », soutient notre interlocuteur.
Cinq jours
Le droit de changement du permis s’élève à 38 000 ariary. La prise de photo et l’enregistrement de la signature se font sur les lieux mêmes. Cette somme servira à la confection de ce nouveau permis. Lors du lancement de ce projet, les responsables étatiques ont tenu la promesse qu’avec ce nouveau système, cinq jours suffisent pour le confectionner s’il fallait attendre trois semaines ou plus auparavant. L’objectif était d’éradiquer la corruption autour de la délivrance du permis et de détecter les faux permis de conduire. Plusieurs cas ont été décelés depuis la mise en place de ce projet.
Jusqu’à présent, le centre d’immatriculation a distribué 80 000 permis biométriques. Les automobilistes de Madagascar auront jusqu’à décembre pour renouveler leurs ancien permis de conduire en permis de conduire biométrique. Après cette date, les autorités annoncent des sanctions sévères aux utilisateurs de l’ancien permis de conduire.

Source : Helifetra Randriaminovololona et Lova Rafidiarisoa

http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/trois-semaines-pour-obtenir-le-permis-biometrique/