Commune Rurale de Masindray : Un atelier de couture pour accélérer l’autonomisation économique des femmes

Force est de constater que l’agriculture ne fait pas vivre les femmes rurales. Convaincue du fait que l’acquisition de nouvelles compétences constitue toujours une opportunité pour accéder à des conditions de vie améliorées grâce à un revenu provenant d’une activité rentable, l’ONG Lalana avec le concours de l’Ambassade des Etats Unis a pris l’initiative de soutenir l’association Hasin’i Masindray. Il s’agit de la construction d’un bâtiment dont l’usage permet d’assurer aux femmes membres de l’association de revenus suffisants grâce à une qualification professionnelle et l’exercice d’un métier rémunérateur, par le biais d’activités productives collectives.
Ces femmes ont déjà bénéficié d’une formation en utilisation de machine à coudre et en confection de cache bouche. Elles peuvent se servir des machines à coudre fournies par l’ONG Lalana. Ce qui manquait à l’association était l’infrastructure adéquate pour développer ses activités. Ainsi avec ce nouveau bâtiment, les membres pourront diversifier leur offre artisanale : couture, tissage, vannerie.
D’ici mars 2022, l’association Hasin’i Masindray disposera de son propre siège. La cérémonie officielle de la pose de la première pierre de ce bâtiment a eu lieu ce vendredi 19 novembre 2021 à Masindray. Le maire de la Commune Masindray, le président de l’ONG Lalana ainsi que la présidente de l’association ont procédé à cette pose de la première pierre, en présence de quelques staff de la commune, de quelques membres de l’association et l’équipe technique de l’ONG Lalana. .
A cette occasion, la présidente de l’association a tenu à remercier son partenaire LALANA « qui a pensé à nous et qui a porté notre voix auprès de l’Ambassade des Etats Unis pour la construction de notre siège ». Le Maire n’a pas manqué de réitérer son appui pout toute initiative qui pourra faire émerger les femmes.
La contribution financière de l’Ambassade couvre généralement les frais d’acquisition de matériels et équipements, et de matériaux de construction; les services d’assistance et le transport des matériaux et matériels sont à la charge de l’ONG Lalana tandis que la main d’œuvre, quelques matériaux locaux sont fournis par l’association.

L’équipe de l’ONG Lalana

Démarrage des travaux de réhabilitation des routes RP 3A et RP 12A

Les travaux de réhabilitation de la route Foulpointe – Andondabe (RP 3A) et celle du Croisement RN5 vers Ampasimbe (RP 12A) dans la Région Antsinana ont débuté le 05 novembre 2021, exécutés par l’ONG Lanana dans le cadre du Projet CASEF. Les traitements des points noirs ont été priorisés pour permettre une meilleure accessibilité durant la campagne du letchi qui aura lieu d’ici quelques semaines. Les travaux se feront par système HIMO Structurée.

Niantomboka tamin’ny fomba ofisialy ny 05 novambra lasa teo ny asa fanarenana lalana mampitohy an’i Foulpointe – Andondabe (RP 3A) sy ny RP 12A, manomboka eo amin’ny Croisement RN5 mankany Ampasimbe, izay tontosain’ny ONG Lalana eto amin’ny Faritra Antsinana iarahana amin’ny Projet CASEF. Ireo toerana tena hita fa simba tanteraka (points noirs) no nanombohana ny asa mba ahafahan’ny ireo fiara mpitatitra mifamezivezy mandritry ny fotoampiotazana ny letchis. Marihina fa « système HIMO structurée » no hampiasaina amin’izany.

L’équipe de l’ONG Lalana

APPUI DES CTD ET DES CITOYENS RURAUX A LA RECONSTITUTION ET A LA PRESERVATION DU RESEAU ROUTIER MALAGASY

C’est une initiative de l’ONG Lalana, cofinancé par le Programme Fanainga (Union Européenne, Coopération Allemande, GIZ). L’Action a lieu dans les Régions Analamanga et Vakinankaratra pour 15 mois (Mai 2021 – Juillet 2022), plus précisément dans les Communes de Mananjara, Anjanadoria, Ambato, Antsahafilo, Manjaka Avaradrano, Ambohimanjaka, Avaratsena, et Ambohipihaonana du District Ambohidratrimo, et dans les Communes Ambatomiady, Ambohitompoina, Belanitra, Antsahalava, Ambodiriana, Ambatolahy, Andranofito, et Soamanandrariny du District Antanifotsy.

Commune Ambato – District Ambohidratrimo

L’objectif est de responsabiliser les dirigeants locaux et les citoyens à travers la concertation locale afin de trouver des solutions viables dans le domaine de l’entretien routier, surtout en milieu rural, dans le cadre de cette action.
De ce fait, il faut mettre en place, en premier lieu, la structure locale de concertation, et la rendre fonctionnelle, pour que citoyens et dirigeants puissent élaborer leur politique routière communale.
Secundo, il s’agit de faire l’inventaire des routes existantes, et de les classifier pour pouvoir identifier les routes communales, qui vont faire l’objet de promulgation par arrêté communal. En effet, cette officialisation va permettre de protéger les routes aux éventuels problèmes fonciers.
Et en dernier lieu, il s’agit de renforcer les capacités locales : formation des Communes sur la Maîtrise d’Ouvrage, formation des cantonniers locaux, mise en place de la structure d’entretien routier, encadrement technique des travaux routiers communautaires, et dotation en matériels et en outillages en vu des travaux d’entretien routier.

L’équipe du Projet PRC – ONG Lalana

L’Express de Madagascar du 16 mars 2021 / Travaux publics – Entre espoir et incertitudes

https://lexpress.mg/16/03/2021/travaux-publics-entre-espoir-et-incertitudes/

Un plan de redressement, touchant différents secteurs notamment le secteur des travaux publics, constitue une priorité pour relancer l’économie après la pandémie. Plusieurs projets d’infrastructures sont au menu.

La politique des grands travaux prônée par le président de la République, et qui devrait tenir une place de choix dans le Plan Émergence Madagascar (PEM), offre des perspectives réjouissantes pour les acteurs du secteur des travaux publics. En attendant, plusieurs entreprises tentent de remonter la pente à travers les marchés prévus dans le cadre du plan de relance de l’économie. Mais la conjoncture actuelle ne satisfait pas encore l’ensemble de la profession et certains demeurent dans le doute.

Le 22 juin 2020 au Palais d’État Iavoloha, la remise sur les rails de l’économie était au menu des échanges entre le Chef de l’État et les opérateurs du secteur du BTP. Les grandes lignes du plan de redressement, prévoyant la mise en œuvre de plusieurs projets d’infrastructures à travers le pays, ont été dévoilées à cette occasion. Les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures de liaison et de l’habitat ont été choisis comme prioritaires.

Un plan qui a aussi motivé l’initiative de décentraliser les appels d’offres pour chaque projet au niveau de chaque région. Tous les appels d’offres et l’octroi des marchés publics concernant la réalisation de ces projets d’infrastructures doivent être transparents, profiter aux différentes régions et districts, et la primeur sera donnée aux entrepreneurs malgaches. En contrepartie, Andry Rajoelina a demandé aux opérateurs de faire preuve de rigueur et de professionnalisme dans l’exécution de leurs activités.

Cette initiative présidentielle a permis effectivement à bon nombre d’entreprises de reprendre leurs activités.

Les ventes commencent à progresser

Cependant, le contexte global n’a pas encore permis au secteur de se relancer complètement. « Les commandes publiques ne sont pas encore suffisamment nombreuses pour faire travailler tout le monde », soutient Hery Ravelarison, entrepreneur basé dans la capitale mais dont les chantiers se réalisent souvent en province.

Un responsable d’un grand magasin de produits de quincaillerie d’Antananarivo constate pour sa part que les ventes de matériaux de construction sont maintenant sur une pente ascendante. À son avis, il a fallu un peu de temps avant que les mesures gouvernementales fassent leurs effets. Et lui d’ajouter que plus de la moitié de ses clients les plus actifs opèrent dans les travaux publics si, il y a encore deux mois, les particuliers étaient largement majoritaires.

Renforcer les capacités

À noter que dans le document intitulé « Plan Multisectoriel d’Urgence », le gouvernement a tenu a souligner que les infrastructures publiques et parapubliques sont le pilier du développement et qu’il est important de mettre en œuvre un programme d’infrastructures ayant comme objectifs de soutenir la résilience économique, de créer, de sauvegarder l’emploi e t de développer le marché pour les PME du secteur BTP. Afin de protéger les investissements, d’une part, et d’accroître la sécurité des infrastructures, d’autre part, les chantiers prévus devront suivre les normes de construction en vigueur.

Aussi, un budget de 1 043 milliards d’ariary a été programmé pour financer les travaux qui portent sur l’entretien, la maintenance et la réhabilitation des ouvrages prioritaires comme le réseau routier urbain, national et les pistes rurales, les voiries urbaines et les infrastructures de traitement des déchets, les forages et systèmes d’adduction d’eau, les aménagements hydroagricoles, les écoles, les centres de santé et les bâtiments administratifs.

Pour Hary Andriatefihasina, à la tête du Syndicat des Entrepreneurs du BTP (Sebtp), la conjoncture demeure compliquée mais il faut aussi savoir se projeter vers l’avenir en investissant notamment dans le capital humain. « Des opportunités existent pour bâtir un environnement plus favorable », a-t-il déclaré. Grâce au financement du FMFP (Fonds Malgache de Formation Professionnelle), les entreprises peuvent bénéficier de dispositifs de financement de qualité.

L’organisation qu’il préside ne cesse ainsi d’en faire écho en soulignant que le renforcement de compétence est la clé du développement. À noter que le Sebtp a reçu plus de 65 000 000 ariary du FMFP pour la mise en œuvre de deux projets de formation afin de renforcer les capacités techniques du personnel des entreprises membres.

L’Express de Madagascar

L’Express de Madagascar du 27/02/2021 / Transport commun – Les personnes à mobilité réduite en difficulté

https://lexpress.mg/27/02/2021/transport-commun-les-personnes-a-mobilite-reduite-en-difficulte/

Monter dans un véhicule de transport en commun n’est pas chose facile pour les personnes à mobilité réduite. « Je prends, en moyenne, une demi-heure pour monter dans un bus, dans un arrêt. Je peux rester bien plus longtemps, pendant les heures de pointe où les passagers affluent. Les transporteurs partent dès que leurs véhicules sont pleins, vous n’êtes pas leur priorité », regrette Tiana Rakotoson, une personne malvoyante. Ce dernier dépenserait, en moyenne, deux heures par jour, pour attendre un véhicule de transport en commun. « Une vraie perte de temps! », rajoute-t-il.

Monter dans un bus pourrait, par ailleurs, être source d’accident pour des personnes en situation d’handicap. C’est le cas de Solofo Ranaivo, un homme avec un handicap au niveau des pieds, en 2018. Pendant qu’il s’est agrippé au receveur, qui lui a tendu son bras pour l’aider à monter dans le véhicule, le chauffeur a démarré le moteur et le receveur a lâché son bras. Il est tombé violemment sur la chaussée et a failli être fauché par une autre voiture.

Monter dans un véhicule de transport en commun sera facilité pour les personnes à mobilité réduite. La Police nationale, l’Agence de transport terrestre, la commune urbaine d’Antananarivo, des coopératives de transport urbain ont convenu de travailler ensemble pour faciliter l’accessibilité des moyens de transport en commun, pour les personnes en situation de handicap. « Les receveurs vont aider les personnes à mobilité réduite de monter dans le véhicule. Les chauffeurs attendront qu’ils soient bien installés dans le véhicule, avant de monter. Les agents de circulation ne sanctionneront pas les transporteurs qui s’attardent dans les arrêts, en attendant des personnes à mobilité réduite », indique Sendra Rabendrainy, représentante des personnes en situation de handicap.

Les personnes à mobilité réduite vont présenter une carte peinte en rouge aux transporteurs pour signaler leur présence dans l’arrêt. Elles peuvent porter plainte à la commune urbaine d’Antananarivo, si leurs droits de circuler sont bafoués. Ce projet est opérationnel pour les lignes 147, 146, 193, 178, en ce début.

Miangaly Ralitera – L’Express de Madagascar