A propos Lalana

ONG malgache de développement spécialisée sur les routes et le transport

L’Express de Madagascar du 20 octobre 2020 / Manque d’infrastructure – Les handicapés marginalisés

https://lexpress.mg/20/10/2020/manque-dinfrastructure-les-handicapes-marginalises/

C’est à travers une séance vendredi, que des journalistes ont été sensibilisés sur les problèmes que rencontrent les personnes en situation de handicap.

Le manque d’accessibilité reste un problème récurrent pour les personnes en situation de handicap dans le pays. L’accessibilité en matière d’infrastructure adaptée et le comportement de la société constituent des obstacles. Un problème qui semble banal mais qui est difficile à vivre pour elles. « Je prends l’exemple d’une voiture garée sur le trottoir. Une personne ayant une déficience visuelle comme moi, pourrait passer sur cette rue. Elle pourrait avoir sa propre routine. La présence de la voiture sur le trottoir risque de faire perdre les repères pour cette personne », témoigne Josoa Radafinian­tsoa, malvoyant, directeur exécutif de la Plateforme des fédérations des personnes handicapées (PFPH).

« La bataille est loin d’être gagnée. Notre plaidoyer est tout simplement adressé aux responsables étatiques. Il s’agit d’adopter des mesures afin de favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap dans la société où elle vit », enchaîne-t-il.

Selon Phéline Razafin­drakoto, chargée de projet au niveau de l’Humanité Inclusion inclus dans le programme WISH2ACTION dans la région Analamanga, « la vétusté des infrastructures publiques n’a pas pu permettre d’inclure les infrastructures adaptées aux personnes handicapées. De plus, les travaux de rénovation n’ont pas pris en compte la nécessité de ces infrastructures », explique-t-elle.

Par ailleurs, lorsque les infrastructures adaptées sont mises en place, la plupart ne répond pas aux normes requises. « L’erreur de réalisation est fréquente, comme le cas d’une grande pente pour une rampe qui n’a pas été construite dans les normes. Traverser la rampe devient une difficulté pour les personnes en situation de handicap », enchaîne-t-elle.

Engagement

Pour les personnes en situation de handicap, afin de régler ce problème d’accessibilité, chaque responsable doit tenir compte des obligations dans les conventions ratifiées par le pays comme celle relative aux Droits des Personnes Handi­capées (CPDH), ratifiée en 2014. « Le pays dispose d’un arsenal juridique dans la protection des personnes handicapées. Ces instruments doivent être utilisés pour garantir ce droit », enchaîne la responsable. Les autres engagements pris comme dans la Commune Urbaine d’Anta­nanarivo en 2010 doivent être priorisés. C’est le cas de l’enlèvement des obstacles horizontaux, entre autres la réhabilitation des rues afin de faciliter la libre circulation des personnes handicapées.

En attendant la prise de responsabilité, les Organisa­tions des Personnes Handi­capées (OPH) plaident pour le changement de comportement dans la société. « La considération des personnes handicapées doit être effective dans les actions quotidiennes. Comme le cas des langues des signes ou les auto descriptions qui nous aident beaucoup pour avoir les informations nécessaires comme les personnes normales. Les indications spécifiques ne doivent pas être non plus négligées », indique Josoa Radafiniantsoa, responsable au sein du PFPH.

Diamondra Randriatsoa – L’Express de Madagascar

La Gazette de la Grande Ile du 20 octobre 2020 / Règlementation de la circulation : L’éternel recommencement

http://www.lagazette-dgi.com/?p=48462

L’application des règlementations en matière de circulation en général reste difficile dans la Grande Île. En ce qui concerne la capitale en particulier, de nombreux points sont encore à améliorer mais une situation constitue un réel blocage dans ce maintien de l’ordre entre les différents usagers de la voie publique. Les mauvaises habitudes reviennent à chaque fois à la fin de chaque remise à l’ordre. C’est le cas des tireurs de charrettes qui reviennent à chaque fois à leurs mauvaises habitudes après quelques mois, voire quelques semaines suivant une opération de sensibilisation. L’entêtement de certains d’entre eux est souvent à l’origine des accidents. Comme ce qui s’est produit à Manakambahiny. Un tireur de charrette a percuté un véhicule en raison d’une surcharge et à cause de la fatigue. Ce dernier s’en sort avec quelques blessures mais des dommages ont également été constatés sur le pare-brise du véhicule. Une situation qui reflète qu’on est déjà revenu à la situation d’avant. Même les horaires de circulation ne sont plus respectés par les tireurs de charrettes en ce moment. Certains continuent encore de circuler à 8 heures 30 du matin en plein embouteillage. Des comportements qui occasionnent des gênes envers les autres usagers de la voie publique. Ce ne sont pas uniquement les tireurs de charrettes qui reviennent à leurs mauvaises habitudes après quelques semaines de remise à l’ordre. On retrouve la même situation au niveau des autres transporteurs comme les conducteurs de taxibe ou encore les camionneurs. Des suivis doivent ainsi être faits sur l’application des différentes règlementations de la circulation pour éviter le désordre.

Ranaivo – La Gazette de la Grande Ile

La Gazette de la Grande Ile du 20 octobre 2020 / Etat des routes : Combler les trous et les insuffisances

http://www.lagazette-dgi.com/?p=48473

Le Président Andry Rajoelina se rend souvent dans de nombreuses villes de province et n’hésite pas à s’arrêter dans les villages. Où qu’il aille, il est souvent interpellé par la population locale sur l’état calamiteux des routes. Lors de ses fréquents déplacements, le Chef de l’Etat a pu constater de visu, au mieux, les nids de poule, et au pire, les trous béants, grands comme des cratères, qui défoncent la chaussée. Il s’est également rendu compte du fait que, parfois, la route est absolument impraticable. Les constats faits par le Président Andry Rajoelina ne datent pas d’aujourd’hui. Cela fait longtemps qu’il est pleinement conscient des difficultés rencontrées par les ménages, les commerçants, les fonctionnaires et les employés du secteur privé qui se retrouvent coupés du monde, dans des lieux devenus inaccessibles, en raison de la dégradation des routes. C’est pourquoi, la construction et la réhabilitation des routes font partie de ses Velirano et entrent dans la ligne directrice de la Politique Générale d’Etat. Beaucoup a été fait au niveau des routes mais énormément reste à faire. Le Président Andry Rajoelina souhaiterait mettre les bouchées doubles mais l’intendance ne suit pas. Le Ministère de l’Aménagement et des Travaux Publics semble dépassé par l’ampleur des chantiers titanesques tandis que le Fonds Routier est empêtré dans des incohérences. Pour rappel, le Fonds Routier a remplacé le Fonds d’Entretien Routier. Le Fonds Routier est destiné à gérer l’ensemble des fonds devant intervenir dans le cadre de la construction, de l’aménagement, de la réhabilitation et de l’entretien des réseaux routiers. A propos des incohérences relevées, le Fonds Routier possède des milliards d’Ariary qui dorment dans les banques primaires. Au lieu d’engraisser ces dernières, ces sommes importantes devraient servir à la réalisation des travaux qualifiés d’urgents ou de prioritaires. La situation est ubuesque car c’est comme si l’on possédait un stock de vaccins contre le Coronavirus et qu’on le laissait moisir dans une armoire. Un renforcement de capacités et une restructuration paraissent nécessaires au sein du Fonds Routier afin que les routes puissent être construites, aménagées, réhabilitées ou entretenues, de manière plus rapide, dans les règles de l’art et conformément au Code des Marchés Publics. Toutefois, il serait injuste de pointer du doigt uniquement les insuffisances du Ministère de l’Aménagement et des Travaux Publics et du Fonds Routier. Il faut dénoncer également le manque de conscience professionnelle de nombreux entrepreneurs en charge des travaux routiers. Ils versent des pots-de-vin pour ne respecter pas le cahier des charges et pour obtenir le silence complaisant de certains maîtres d’ouvrage et bureaux de contrôle et surveillance.

Phil de Fer – La Gazette de la Grande Ile

L’Express de Madagascar du 19 octobre 2020 / Toliara – Les cyclopousses solaires apparaissent

https://lexpress.mg/19/10/2020/toliara-les-cyclopousses-solaires-apparaissent/

Une alternative naît à Toliara, peut-être pour faire disparaître petit à petit la traction humaine. Des cyclopousses solaires sont à l’essai dans la cité du Soleil.

Bonne initiative. Les cyclopousses qui transportent des marchandises, seront désormais plus faciles à piloter. Grâce à un moteur qui fonctionne à l’énergie solaire, le cyclopousse possède une batterie qui permet au cycliste de faire un moindre effort. Le prototype a été démontré hier, dans les locaux de l’organisation non gouvernementale allemande Welthungerhilfe à Toliara.

L’idée ainsi que la mise en œuvre du projet sont à l’actif de l’ONG, du projet Passat2 financé par le ministère fédéral de la Coopération économique et du développement d’Allemagne, et de la société Stenrich Cycles, une société canadienne. « C’est un cyclo-pousse normal, utilisé depuis toujours par les habitants de Toliara pour leurs déplacements, mais avec une petite innovation », apprennent les initiateurs du projet.

Cependant, il est surtout destiné au transport de marchandises. Muni de trois panneaux solaires flexibles de 110W chacun, installés sur le toit, le cyclopousse ne décale pas vraiment d’un cyclopousse transporteur de personnes. « L’énergie solaire est stockée dans des batteries de réserve. Le véhicule possède trois roues, deux motrices à l’arrière et une à l’avant », explique-t-on. Le cyclopousse comporte deux compartiments, l’un pour contenir les périphériques du moteur et un plus grand pour les marchandises.

Tests

Il a été prouvé qu’une batterie chargée permet de parcourir 26km en autonomie. La vitesse peut atteindre 80km/h, précise-t-on. Mais par souci de sécurité, en ville et pour le conducteur, le cyclo a été réglé pour ne pas dépasser 15km/h. Les prototypes réalisés jusqu’ici seront d’abord utilisés par la société de collecte des déchets à domicile Greentsika (la startup de 2017 qui a bien avancé depuis).

Un nouveau projet de livraison de marchandises à domicile bénéficiera également de ces exemplaires afin de mieux mesurer la performance des cyclopousses solaires. « Une quantité de production de cyclopousses solaires ne peut encore être précisée car, pour l’heure, tout dépendra de ces premières réussites avec ces sociétés », soulignent les précurseurs du projet.

Par ailleurs, un point essentiel sur la protection de l’environnement a été mis en avant par l’ONG Welthungerhilfe, connue surtout pour son appui à la commune urbaine de Toliara, dans la gestion des déchets solides. « Welthungerhilfe s’engage une nouvelle fois en faveur de la protection de l’environnement en préconisant l’utilisation d’énergie renouvelable à travers ces cyclopousses solaires », assure Mercie Ramilanajoroharivelo, adjoint du chef du projet Passat2.

La fluidité de la mobilité urbaine étant l’une des missions de la ville de Toliara, l’attente à travers ce projet est de réduire les bouchons de véhicules et de cyclopousses à divers endroits de la ville. Près de douze à quinze mille cyclopousses transporteurs de personnes et de marchandises à la fois sillonnent la ville qui abritent quelques trois cent mille habitants. Sans compter les bajajs, les bicyclettes, motos et calèches.

Mirana Ihariliva – L’Express de Madagascar

Midi Madagasikara du 15 octobre 2020 / Vontovorona : Manifestation de la population contre le mauvais état de la route

Vontovorona : Manifestation de la population contre le mauvais état de la route

Des habitants du fokontany d’Antanety II, connu sous l’appellation Vontovorona, dans la commune rurale d’Alakamisy Fenoarivo, district d’Antananarivo Atsimondrano, sont descendus dans la rue hier pour manifester contre le mauvais état de la route dans cette localité. Ils se sont soulevés car cette situation les fait souffrir depuis des années et impacte leur vie quotidienne. Leur problème est la portion de route en terre battue, partant de l’arrêt bus devant le portail de l’enceinte de l’Ecole Polytechnique de Vontovorona, et allant jusqu’à l’extrême sud de la commune d’Alakamisy. Seule route desservant la plupart des quatorze secteurs (faritra) composant ce fokontany, cette route devient impraticable à chaque saison des pluies. Or, cette partie abrite beaucoup de grandes maisons d’habitation qui ne cessent de se multiplier depuis ces vingt dernières années, mais également et surtout des infrastructures de grandes envergures et modernes tels que le complexe sportif de la CNaPS. C’est malheureux d’entendre que ce joyau qui constitue une fierté pour le pays n’ait pas un accès digne, a déploré Edmondine Rasoarimalala, cheffe fokontany d’Antanety II. D’après elle, le développement n’aura pas d’impacts positifs sur la vie de la population tant que la route ne suit pas cette évolution. « Ce fokontany qui compte 15 000 habitants a été oublié par les régimes et les dirigeants qui ont gouverné ce pays depuis des années », a-t-elle ajouté. Et d’admettre que la commune fait ce qu’elle peut. Mais cela reste négligeable compte tenu du peu de moyens dont elle dispose. C’est pourquoi les habitants invitent les autorités compétentes à prendre en considération leur cas.

T.M. – Midi Madagasikara