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ONG malgache de développement spécialisée sur les routes et le transport

Les Nouvelles / Rocade Nord Est-Est : les travaux de construction suspendus

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Les travaux de construction de la nouvelle rocade Nord Est-Est sont suspendus depuis dimanche en raison de la situation d’exception liée à l’épidémie du coronavirus, apprend-t-on du ministère de l’aménagement, de l’habitat et des travaux publics (MAHTP). « Les difficultés de déplacement, mais surtout les risques liés à l’épidémie ne nous permettent pas de poursuivre les travaux. Car il faut savoir que de nombreux ouvriers venus des quatre coins de la capitale travaillent sur cet important chantier », a fait savoir un responsable au niveau du ministère. Alors que l’infrastructure routière devrait être opérationnelle d’ici janvier 2021, les travaux de construction connaîtront un retard de quelques mois, poursuit la même source. Pour rappel, la Rocade Nord-Est Est prévoit une route à quatre voies de 8,25 km, des raccordements urbains, de ponts et quatre zones giratoires.

Quant à l’entretien des routes à Antananarivo durant cette période de confinement, les travaux devraient commencer cette semaine suite au lancement d’un appel d’offre aux entreprises. « On a pu constater que les rues de la capitale sont complètement vides depuis la semaine dernière. Le moment est opportun pour traiter les point-à-temps. Et nous avons préparé une stratégie qui permettra de limiter le nombre d’ouvriers sur les chantiers, enchaîne notre interlocuteur.

Toutefois, quelques travaux d’entretien ont déjà commencé à Antananarivo notamment sur l’axe Ankorondrano et du côté de Bel’air. Le MAHTP annonce que les villes d’Antananarivo et d’Antsirabe seront priorisées dans le cadre de ces travaux d’entretien. Ce ministère prévoit de lancer l’entretien des routes dans les six grands villes de Madagascar en cette période.

Riana R. – Les Nouvelles

Midi Madagasikara / Filière Or blanc : « Au moins 50% de la production laitière est jetée chaque jour » dénonce Haingotiana Razafindrainibe, PCA de MDB

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L’Or blanc ne trouve plus preneur alors que c’est un des éléments nutritifs indispensables permettant d’augmenter le système immunitaire des Malgaches pour faire face au coronavirus. 

Cette filière porteuse est en danger depuis l’apparition du COVID-19 à Madagascar.  Actuellement, « au moins 50% de la production laitière est jetée chaque jour dans les régions à forte potentialité comme Analamanga, l’Itasy et le Vakinankaratra. Les éleveurs de vaches laitières se plaignent ainsi car la plupart des collecteurs ou transformateurs ne viennent plus prendre leur production. Certains viennent quand même, mais tous les deux jours tout en réduisant les quantités », a dénoncé Haingotiana Razafindrainibe, le président du conseil d’administration du Malagasy Dairy Board (MDB), une plateforme regroupant tous les acteurs opérant dans les chaînes de valeur de la filière Or blanc à Madagascar.

Soutien de l’Etat. Pour le cas de Mahitsy, entre autres, bon nombre d’éleveurs qui marchent à pied sur un trajet de 20 km sont obligés d’étaler leur lait mis en bouteille en plastique au bord de la route nationale, en le vendant à un prix dérisoire, soit 1 000 ariary le litre et demi de lait. En temps normal, le litre de lait s’achète en moyenne à 1 600 ariary. En effet, « il s’agit d’une question de survie étant donné que nous ne pouvons pas acheter de quoi manger si nous n’arrivons pas à vendre du lait tous les jours », déplorent-ils. Certains éleveurs effectuent du porte-à-porte pour pouvoir écouler leur production. « A part l’autoconsommation, la production laitière invendue est tout de suite jetée, surtout celle qui est issue de la traite des vaches dans l’après-midi. En fait, les éleveurs encadrés par le MDB se professionnalisent. Ils peuvent traire leurs vaches deux fois par jour. C’est pourquoi l’Etat doit leur venir en aide afin qu’ils puissent bénéficier d’appuis techniques et financiers pour se lancer dans la transformation laitière. Ces éleveurs doivent en même temps acheter des provendes pour assurer l’alimentation régulière de leur bétail. Sans le soutien de l’Etat, ils n’auront pas les moyens de relancer cette filière après cette crise sanitaire », a indiqué le PCA de MDB

.En outre, d’autres opérateurs qui assurent la collecte de lait pour ravitailler le marché de la capitale grognent concernant le transport de ce produit. « En dépit de l’annonce faite par les autorités compétentes sur la chaîne nationale, affirmant que tout véhicule transportant des produits alimentaires destinés au marché de la capitale peut circuler librement, les éléments des forces de l’ordre postés aux barrages à l’entrée de la Ville des Mille imposent une autre loi. A chaque barrage sur l’axe de Mahitsy, entre autres, ils disent qu’il faut encore attendre les consignes de leur supérieur. Et ce n’est qu’après plus de deux heures d’attente qu’ils nous laissent partir, alors que le lait est un produit facilement périssable. Nous n’avons également plus assez de temps pour écouler nos stocks car les points de vente doivent être fermés avant midi. Et c’est une grosse perte, puisqu’elle représente 75% de notre production collectée dans la journée », a soulevé un opérateur.

Une entreprise fermée. Force est pourtant de reconnaître que la demande des consommateurs finaux est en hausse, surtout depuis l’apparition du coronavirus à Madagascar. « Mais nous n’arrivons pas à la satisfaire puisqu’on ne peut vendre que le matin jusqu’à 12 heures, en plus des problèmes de transport. Du coup, nous ne vendons plus que 300 litres au lieu de 700 litres par jour avant les mesures de confinement », témoigne un autre opérateur de la filière lait. Dans la région Vakinankaratra, « des coopératives transformatrices ont carrément réduit leur commande auprès des éleveurs, passant de 1 000 litres à 600 litres par jour. Une entreprise de transformation de lait appartenant à un étranger a été fermée à cause de cette épidémie. Le propriétaire a déjà quitté le pays. Et à Betafo, les éleveurs se plaignent également car plus aucun collecteur ne s’y rend actuellement. C’est dû en partie à la peur du coronavirus. L’Etat doit ainsi prendre des mesures d’accompagnement, sinon les acteurs de cette filière Or blanc risquent de disparaître », a fait savoir le PCA de MDB.

Navalona R. – Midi Madagasikara

Midi Madagasikara / Aires protégées : Suspension des visites pour cause de coronavirus

http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2020/03/30/aires-protegees-suspension-des-visites-pour-cause-de-coronavirus/

Le tourisme figure parmi les secteurs les plus malmenés par la situation actuelle. La fermeture des aires protégées est l’exemple des méfaits de la pandémie de COVID-19. En effet, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a décidé depuis le 23 mars dernier la suspension des visites des aires protégées et parcs nationaux de Madagascar. Toutes les dispositions ont été prises par les responsables concernés au niveau local, afin d’éviter toute propagation de la pandémie. D’après un proche de la ministre Vahinala Raharinirina, les démembrements du ministère ainsi que les responsables de la gestion des parcs nationaux ont été sensibilisés en matière d’application des mesures de précaution d’usage. Le ministère de l’Environnement invite par ailleurs à contacter directement les responsables régionaux et locaux du ministère, en cas de constatation de faits susceptibles de menacer nos ressources naturelles.

R.Edmond. – Midi Madagasikara

Midi Madagasikara / Ministère de l’Agriculture : 450 000 tonnes de riz bientôt disponibles sur le marché à compter de mi-avril

http://www.midi-madagasikara.mg/economie/2020/03/29/ministere-de-lagriculture-450-000-tonnes-de-riz-bientot-disponibles-sur-le-marche-a-compter-de-mi-avril/

La récolte de riz dans les régions à forte production s’annonce bonne cette année. 

Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, rassure. En effet, « une prévision de production de l’ordre de 450 000 tonnes de riz blanc sera disponible sur le marché de la capitale à compter de la mi-avril. Elle provient des régions qui approvisionnent régulièrement en riz la ville d’Antananarivo. On peut citer, entre autres, l’Alaotra, Analamanga, le Vakinankaratra, Itasy, le Bongolava et le Menabe », a-t-il expliqué.

Stock suffisant. Et lui de rajouter que ce stock de 450 000 tonnes sera suffisant jusqu’à la fin du mois de juin de cette année. « L’autoconsommation des producteurs locaux n’y est pas comprise puisqu’il s’agit d’une estimation d’excédent de production dans ces régions concernées. En aucun cas il ne devrait y avoir de problème d’approvisionnement en riz du marché de la capitale », tient à préciser le ministre de tutelle. Pour le cas du Betsimitatatra, qui ravitaille également en riz la Ville des Mille, le ministre a enchaîné que seule une partie de la production est récoltée jusqu’à maintenant. Par ailleurs, il faut savoir que d’autres greniers à riz sont encore en train de préparer la campagne de production de la grande saison. Il s’agit notamment des régions de Marovoay et celles de la partie ouest  de la Grande île comme SOFIA, sans oublier la région à forte potentialité en riz du Bas-Mangoky. « On prévoit que la récolte rizicole provenant de ces régions s’étendra du mois de juillet au mois d’octobre prochain », a-t-il poursuivi.

Aucune barrière économique. Parlant du ravitaillement en riz de la capitale, le ministre en charge de l’Agriculture reconnaît qu’il y a eu un excès de zèle auparavant, mais que maintenant aucune barrière économique n’est érigée. En revanche, « les collecteurs et les transporteurs ne devront pas faire  des abus en profitant de cette crise sanitaire qui prévaut dans le pays, surtout dans la capitale, pour augmenter les prix de ce produit de première nécessité. Nous collaborons avec le ministère en charge du Commerce pour le contrôle des prix de vente du riz sur le marché local, tout en tenant compte du prix de revient de ces acteurs », a conclu le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Lucien Ranarivelo.

Navalona R. – Midi Madagasikara

Midi Madagasikara du 27 mars 2020 / Commerce extérieur : La douane fonctionnelle avec un effectif réduit

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Le plan d’urgence mis en place par l’administration douanière, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, fonctionne bien. Même avec un effectif réduit pour cause de confinement, la douane malgache demeure fonctionnelle et assure les services essentiels.

Au port de Toamasina,  des navires continuent de débarquer des marchandises, notamment les denrées de première nécessité. Des opérations qui nécessitent bien évidemment des opérations de dédouanement.  Ces opérations sont actuellement assurées dans les bureaux de recettes qui sont pratiquement opérationnels à 100%. « Toutes les opérations de dédouanement des marchandises sont maintenues » explique le directeur général des douanes, Lainkana Zafivanona Ernest. Et ce, avec les mesures de précaution d’usage, puisque les contacts directs entre les usagers et  les fonctionnaires des douanes sont extrêmement limités ; et les mesures barrières comme le port de masque et la distanciation sociale de un mètre sont appliquées à la lettre. Par ailleurs, pour limiter les contacts, l’effectif des agents opérationnels est divisé en deux, au niveau des opérations de dédouanement.

En ce qui concerne les autres services tels que la lutte contre les fraudes, les opérations commerciales, les analyses de risque ou encore les services juridiques, ils sont assurés par télétravail. On annonce par ailleurs que les services responsables des demandes de franchise, pour les marchandises éligibles, sont disponibles.  En somme, malgré les difficultés nées des mesures de lutte contre le coronavirus, les services douaniers continuent. Et c’est une bonne nouvelle, car cela évite à l’économie d’être complètement asphyxiée.

R.Edmond. – Midi Madagasikara