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ONG malgache de développement spécialisée sur les routes et le transport

Midi Madagasikara du 9 juillet 2020 / Transport : Peu de taxis acceptent la destination Andohatapenaka

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2020/07/09/transport-peu-de-taxis-acceptent-la-destination-andohatapenaka/

Les taxis doivent obligatoirement être désinfectés régulièrement. Depuis le reconfinement, lundi dernier, les véhicules assurant les services de taxi-ville doivent passer par les agents en charge de la désinfection. Hier, en particulier, les taxis étaient nombreux à devoir faire la queue à Ambohijatovo et ailleurs. Ce qui a eu pour effet de former de longues files le long des trottoirs, notamment à Ambohijatovo.

Les taxi-ville se plaignent cependant de ne pas trouver suffisamment de clients. « Même si les taxis sont les seuls transports disponibles en l’absence des taxis-be actuellement à l’arrêt, nous n’avons pas suffisamment de clients. Les gens croient que les prix sont à la hausse, or il n’en est rien, bien au contraire », se défendent les chauffeurs de taxi. Force est, cependant, de constater que la grande majorité des taxis refusent de transporter des clients dès qu’il s’agit de transporter des malades vers le village Voara Andohatapenaka, alors que le taxi est le seul moyen de transport autorisé au-delà de 14h. D’après les clients, à l’annonce de la destination Andohatapenaka, les taxis renoncent par peur de contamination.

Hanitra R. – Midi Madagasikara

Madagascar Tribune du 8 juillet 2020 / Crainte de contamination des chauffeurs de taxi

https://www.madagascar-tribune.com/Crainte-de-contamination-des-chauffeurs-de-taxi.html

Le ministre des Transports, Joël Randriamandranto, a annoncé dimanche dernier que les taxis sont les seuls moyens de transport autorisés à circuler au-delà de 14 heures pour assurer les services d’urgence et les transports des malades. Pourtant, au-delà de 14 heures, rares sont les taxis qui continuer de travailler. La majorité des chauffeurs de taxi craignent une éventuelle contagion, surtout s’ils devaient avoir à leur bord, une personne contaminée.

« Pour ne pas contaminer ma famille, je préfère rentrer tôt. Ainsi, je pourrais éviter de transporter des malades du coronavirus. Certes, ma voiture est désinfectée tous les jours mais avec la recrudescence des cas, je ne suis pas à l’abri de toute contamination même si je respecte les gestes barrières. Les malades devraient plutôt appeler l’ambulance », lance Jean-Luc, chauffeur de taxi.

« Je ne me sens pas en sécurité car je ne peux pas discerner qui est porteur du virus ou non. Si le nombre de contamination continue de monter jusqu’à vendredi, je préfère rester chez moi au lieu de prendre des risques. J’éviterai ainsi d’être contaminé et de contaminer ma femme et mes enfants », affirme un autre taximan.

La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a annoncé, hier, dans un communiqué la désinfection quotidienne obligatoire des taxi-villes. Les chauffeurs de taxi bénéficieront également de gel désinfectant et de masques. gratuits.

Fano Rsaolo – Madagascar Tribune

Madagascar Tribune du 7 juillet 2020 / Difficile reconfinement malgré des mesures plus strictes

https://www.madagascar-tribune.com/Difficile-reconfinement-malgre-des-mesures-plus-strictes.html

Premier jour du reconfinement et constat amer pour les partisans du confinement. Hier, piétons, deux roues et voitures envahissaient encore les rues d’Antananarivo dans la matinée notamment au niveau des quartiers populeux tels Analakely, la Petite Vitesse, Tsaralalana, Behoririka, Antanimena, Manjakaray, Andravoahangy, Anosibe, Namontana, Mahamasina, les 67 Ha, Ambodin’Isotry, Ankazomanga, Ampasika, Itaosy, Tanjombato, Andoharanofotsy.

Au petit matin, des employés du secteur privé rejoignaient à pied leurs lieux de travail, faute de transports en commun. Ils souhaitaient s’informer sur les dispositions prises par leur société malgré l’annonce de l’arrêt des activités dans les secteurs non-essentiels. « J’ai dû me lever très tôt pour effectuer à pied mon trajet d’Andavamamba à Andraharo », explique Voahirana, mère de famille travaillant dans une zone franche d’Andraharo.

La circulation étant interdite après 14 heures, la Police nationale a indiqué que les voitures qui circulaient encore dans la région Analamanga après 14 heures ont été verbalisées. Hier, soixante-dix-huit (78) personnes contrevenantes aux gestes barrières ont effectué des travaux d’Intérêt général, et dix-sept (17) marchands sanctionnés pendant la matinée », rapporte la Police Nationale.

Des pick-up, des tanks, des militaires, allaient et venaient dans les artères de la Capitale. Les forces de l’ordre s’introduisaient dans les ruelles et essaient tant bien que mal de sensibiliser les gens à rentrer chez eux, notamment vers l’après-midi. Une tâche difficile pour ces militaires qui peinaient à imposer le confinement. En effet dans un pays où une grande partie de la population vit au jour le jour, l’application des mesures de confinement reste difficile, voire impossible, d’autant plus sans stratégie d’accompagnement concrète pour les familles qui vivent dans la précarité.

Fano Rasolo – Madagascar Tribune

L’Express de Madagascar du 7 juillet 2020 / Antananarivo – Début laborieux du reconfinement

https://lexpress.mg/07/07/2020/antananarivo-debut-laborieux-du-reconfinement/

Le retour au « confinement total », dans la région Analamanga a été animé. Les Forces de défense et de sécurité ont eu du fil à retordre.

NÉCESSITÉ fait loi. Un adage qu’un juriste a partagé sur une publication sur les réseaux sociaux, hier. Une publication concernant la situation qui a prévalu dans la région Analamanga, durant le premier jour du retour au « confinement total ».

La réalité constatée, hier, donnerait tout son sens à cet adage. « La nécessité », a visiblement, poussé des milliers de citoyens à braver le confinement. Tôt le matin, les piétons fourmillaient dans les rues pour aller au travail. Les voitures particulières et les deux roues envahissaient les rues. Les forces de défense et de sécurité (FDS), ont pourtant, dressé des barrages qui ont, à la fois, servi de checkpoint, aux points d’accès à la ville d’Antananarivo, en particulier.

En pleine heure de pointe, des scènes effrayantes d’attroupement de voitures, de motos et de piétons. Les photos de ce qui s’est passé à Ampitatafika, notamment, a fait le tour des réseaux sociaux. Dans les quartiers, les gens s’agglutinaient devant les épiceries et des bouchers, ou les étals des marchands de légumes. Les petits entrepreneurs et artisans de quartier, les mécaniciens, ou encore, les laveurs de voitures ont vaqué à leurs occupations quotidiennes, même au-delà de 14 heures.

Inconscience

Les marchands de rues pullulaient. La clientèle était, au rendez-vous. Les FDS ont dû mouiller le maillot pour fermer les commerces non autorisés. En ce premier jour du reconfinement censé être total, presque tous les secteurs, même « non essentiels », ont maintenu leur activité.

« Nous avons été un peu pris de court par la décision étatique. Nous allons encore nous organiser pour voir comment continuer notre activité tout en essayant de respecter les nouvelles mesures en vigueur », explique un entrepreneur dans un échange électronique. Après une légère accalmie, les embouteillages et les vagues de piéton dans les rues ont repris de plus belle dans les rues.

Après l’heure limite autorisée pour circuler, toutefois, un calme relatif s’est installé dans la ville d’Anta­nanarivo et les autres localités de la région Analamanga. Une situation effective que sur les grands axes, toutefois. Dans la plupart des quartiers, c’était le charivari. Des sorties et attroupements qui sont loin d’être motivés par « la nécessité », d’aller chercher un peu de rentrée d’argent, ou faire les courses.

Une des mesures qui accompagnent le retour au confinement est l’interdiction de toute réunion quel que soit le nombre de personnes. Dans les quartiers populaires, surtout, le confinement semble être l’occasion d’organiser des ren­contres entre amis. Des casinos ou des beuveries s’organisent dans certains quartiers. Des vendeurs de débit de boissons laissent entrouvrir leurs portillons. Des veillées funèbres se tenaient encore, malgré le couvre-feu.

Le premier et le cinquième arrondissement d’Antana­narivo seraient des foyers de contamination au coronavirus. « Briser la chaîne de contamination », est le but du retour au confinement. Difficile d’être optimiste, toutefois, au regard des foires dans des quartiers comme Soavima­soandro, Ivandry, 67 ha, ou encore Andava­mamba et Isotry. Les FDS essaient tant bien que mal de faire respecter l’ordre, allant même jusqu’au porte-à-porte.

Les rondes des éléments de la police nationale et de la gendarmerie nationale, bétonnées par l’armée ne semblent pas intimider les habitants des quartiers populaires. Les blindés de l’armée deviennent même des objets de curiosité. Des habitants se terrent le temps que la patrouille passe, et gambadent jusqu’au prochain contrôle.

Pour certains qui vivent à six, voire à dix dans une pièce ou un cabanon de moins d’une dizaine de mètre carré, difficile, en effet, de rester confinés chez soi. Même faire respecter le port obligatoire du cache bouche, reste une épreuve de force, cependant. Des individus qui sont, de prime abord, éclairés et aisés s’adonnent à des actes inconscients. Certains n’hésitent pas à s’en vanter par des publications sur les réseaux sociaux.

L’effectif et les moyens à la disposition des FDS ne suffiront jamais à mettre en place une « surveillance » permanente de l’application du confinement et des gestes barrières. Un réel confinement ne sera effectif qu’avec une prise de conscience individuelle et collective. Que ce soit par nécessité ou par inconscience, la partie semble, pourtant, loin d’être gagnée.

Garry Fabrice Ranaivoson – L’Express de Madagascar

Madagascar Tribune du 6 juillet 2020 / Confinement : les mesures de circulation durcissent

https://www.madagascar-tribune.com/Confinement-les-mesures-de-circulation-durcissent.html

Mesures plus strictes. Aucune autorisation spéciale de circulation n’est plus valable dans la région Analamanga. Les anciennes autorisations délivrées lors du premier confinement total ne pourront plus ainsi être utilisées. Au mois 500 militaires sont déployés pour faire respecter les mesures de confinement dans les quartiers.

Les transports en commun, les bus urbains et suburbains sont interdits de circulation et seuls les taxis peuvent circuler. Les voitures particulières de transport d’employés et agents publics qui exercent des services essentiels peuvent circuler. Les occupants des voitures, limités à deux personnes par banquette, doivent toutefois se munir de pièces d’identité justifiant leur métiers. Les véhicules des particuliers qui assurent leur ravitaillement personnel seront également autorisés à circuler avant midi. Les véhicules à deux roues, moto ou vélo ne peuvent transporter qu’une seule personne.

Les taxi-villes peuvent circuler 24h/24 mais à partir de 14 heures ils ne peuvent assurer que les services d’urgence. Le transport des malades et l’achat de médicaments sont principalement considérés comme motifs de déplacement d’urgence.

Les camions transportant des marchandises sur l’axe de la route nationale numéro 2 (RN2) ne doivent avoir que deux personnes à bord, un chauffeur et son aide. Les camions circulant dans les autre axes de la région Analamanga peuvent transporter trois personnes, un chauffeur, un aide et un convoyeur. Les camions sont autorisés à circuler entre 14 heures et 20 heures, début du couvre-feu. Les dépouilles mortelles ne peuvent plus entrer et sortir de la région. L’évacuation sanitaire terrestre est autorisée si le malade est muni d’un certificat médical délivré par des médecins fonctionnaires d’Etat.

Par ailleurs, les transports aériens restent suspendus, à l’exception des vols spéciaux d’évacuation sanitaire ou de rapatriement de ressortissants étrangers, de transport de marchandises par avion cargo. Leur décollage et atterrissage doivent cependant s’effectuer avant 10 heures du matin.

Fano Rasolo – Madagascar Tribune